Archive pour mai, 2021

Mes contes de Perreau : récit de quelques semaines hospitalières (2)

Pour lire le premier conte : http://encreviolette.unblog.fr/2021/04/24/mes-contes-de-perreau-recit-de-quelques-semaines-hospitalieres-1/

Après six semaines de rééducation à domicile, j’ai rendez-vous le 3 mars à l’hôpital avec mon chirurgien, le docteur Dj, pour une visite de contrôle, en principe une formalité.
Auparavant, je passe une radiographie de la hanche opérée et c’est là que les ennuis commencent à voir la mine circonspecte du chirurgien devant le cliché qu’on lui transmet immédiatement.

Radio hanche

Mon opération ayant été effectuée par la voie externe avec trochantérotomie, une fois la prothèse de hanche en place, en fin d’intervention, on a réinsèré le plus solidement possible le grand trochanter à l’aide de 4 fils métalliques de diamètre 1.2. C’est l’un de ces fils qui a cédé. Ce n’est absolument pas douloureux, ce qui fait qu’on ignore complètement depuis quand et en quelles circonstances, l’incident s’est produit.
Le Français lambda ronchon et rouspéteur aura vite fait de conclure que la qualité made in France n’est plus ce qu’elle fut ou que ce qui vient de Chine est médiocre !
Le docteur Dj, toujours aussi pédagogue, me conseille « comme si j’étais un membre de sa famille ou un proche » (sic) de …procéder à une nouvelle opération. Je ne peux qu’acquiescer, la mort dans l’âme, avec la frustration d’avoir effectué pour rien six semaines de rééducation. Rendez-vous donc est pris pour le 9 mars.
Retour en terrain connu à l’unité orthopédique Perreau de l’hôpital de Versailles, à deux chambres de celle occupée lors de mon premier séjour. Mon sentiment est mitigé, je connais désormais le protocole précédent l’intervention ce qui suscite un manque de curiosité mais aussi sans doute une appréhension moindre.
Malgré les masques, je reconnais quelques visages parmi le personnel soignant. Cocasse, une infirmière m’a identifié … à mes pieds, plus exactement mes chaussons !

chaussons

Douche, prise de tension et température, prise de sang, test Covid, il sera l’heure bientôt qu’un brancardier m’amène en salle pré-opératoire pour procéder à la préparation de l’anesthésie. Je retrouve le même joli minois qui va jouer avec mes nerfs, du moins le fémoral.
Trois infirmières en blouse bleue viennent se présenter à moi comme instrumentistes au bloc opératoire. Enchanté, je ne connaissais pas cette fonction.
J’espère qu’elles joueront avec ma hanche avec autant de dextérité que les instrumentistes de la formation Les anches hantées !

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Même si je ne pourrai pas en profiter car, une fois encore, en quelques secondes, je plonge dans un sommeil profond.
De retour en salle de réveil, après un rapide calcul, j’en déduis que l’opération a été plus courte que la précédente, une heure et demie tout de même. Avec les cerclages supplémentaires qui ont été posés, le grand méchant trochanter ne devrait plus faire des siennes.
La nuit suivante est à nouveau un ballet de soignants qui viennent régulièrement contrôler pouls, température et tension. Je ne ressens aucune douleur.
La mauvaise nouvelle m’est adressée au matin par Isabelle la kinésithérapeute : 6 semaines de rééducation sans pouvoir prendre appui sur la jambe opérée. Autant dire que ça limite singulièrement les déplacements. Se mouvoir avec le déambulateur en sautillant uniquement avec la jambe droite n’est pas chose aisée et vite épuisant. Ressuscite le temps de mon enfance où nous sautions à cloche-pied de case en case sur les marelles dessinées à la craie dans la cour de récréation. Aujourd’hui, je n’aspire pas à arriver au « ciel » mais juste à effectuer les brefs trajets du lit à la salle de bains ou au fauteuil.
La kiné modère l’exercice en tolérant un léger contact comme si je posais le pied sur une biscotte … sans la casser. « Tu dois réagir en homme ! », me revient en mémoire la scène désopilante de la biscotte avec Michel Serrault et Jean Poiret dans la cultissime Cage aux folles.
Déjà, se pose la question de ma sortie de l’hôpital : retour à domicile ou séjour dans un centre de rééducation ? La sagesse prévaut, vu mon état de dépendance, l’entrée dans un centre s’impose. L’assistante sociale lance des demandes auprès de trois centres à proximité de chez moi. Cela tombe bien, il y a une place immédiatement dans celui qui m’a été conseillé en interne.
Dans l’attente des ambulanciers, je relis sur ma tablette un récent billet de mon blog. C’est ainsi que ma kiné devient une nouvelle lectrice conquise à l’encre violette.
Vendredi matin 12 mars, je rejoins donc l’unité de rééducation fonctionnelle de Plaisir, commune limitrophe de mon domicile. L’établissement est une petite structure de plain-pied et j’hérite d’une chambre dans une zone calme. Rapide coup d’œil du locataire, je constate que la sonnette ne fonctionne pas et qu’une cuvette pallie à la fuite du radiateur. J’en souris. Comme on entend souvent dans une publicité à la télévision : « C’est pas Versailles ici ! »
L’accueil est sympathique et je sens une volonté sincère de coordination entre les docteurs à la tête du centre et l’unité orthopédique de Versailles. Heureusement d’ailleurs car se profilent quelques soucis avec la cicatrisation. Le pansement est souillé fréquemment par des écoulements de la plaie. Vive le smartphone, les médecins s’échangent des clichés de ma cicatrice. La doctoresse du centre, en charge de mon dossier, me réconforte en me confiant que le docteur Dj de Versailles lui a demandé de me surveiller « comme le lait sur le feu ».
J’adore cette expression réminiscence de mon enfance quand ma mémé Léontine faisait chauffer sur son vieux poêle le lait qu’elle venait de tirer du pis de sa dernière vache et enlevait in extremis la casserole avant que le liquide moussu ne s’échappe. Ah cette peau de lait que je saupoudrais de quelques cuillerées de poudre de chocolat Poulain ou Menier !
Je débute chaque après-midi, je suis a priori là pour cela, par une séance d’une heure de rééducation. Pour l’instant, il s’agit d’exercices basiques pour remuscler la jambe opérée : des gammes répétées, le genou en appui sur un demi cylindre ou un triangle, qui s’achèvent par une sorte de géométrie dans l’espace de poids suspendus à des fils.
Presque en cage dans un coin, je jouis d’un point de vue sur la vaste salle et les patients s’échinant sur leurs instruments de torture selon leur pathologie. L’ambiance est studieuse. Une playlist conçue par ma kiné Valérie sort des enceintes pour distraire nos oreilles. Elle a bon goût, reviennent souvent des succès de Springsteen et des Beatles qui entrent parfois en résonance avec les circonstances présentes tels Born to run (Né pour courir) et Here come the sun (Voici le soleil). C’est une autre chanson des Beatles tirée du mythique opus Sergent Pepper que je vous offre : When I’m sixty-four, j’en ai dix de plus, « quand je serai vieux et perdrai mes cheveux… » : sur un air de bastringue, Paul McCartney jeune homme écrit une lettre à une jeune fille qu’il connait à peine pour la persuader de lui promettre un dévouement éternel.

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Délicieusement vintage!
J’ai la surprise parfois de voir entrer dans ma chambre une jeune aide-soignante fredonnant quelques succès de ma jeunesse, Adamo « Laisse mes mains sur tes hanches », je voudrais bien, Serge Lama « D’aventure en aventure », ça c’est vrai en ce qui me concerne !
En complément de la rééducation, je fréquente la salle d’Activité Physique Adaptée pour un travail de remusculation des épaules et membres supérieurs.
Et cette fichue cicatrice qui ne se referme pas … Pas d’inquiétude outre mesure jusqu’à une nuit non magique : parvenu à cloche-pied avec le déambulateur dans la salle de douche pour y satisfaire un besoin naturel, je me rétablis tant bien que mal avant de défaillir. Commence alors une séquence digne de la scène culte de Psychose, le film d’Alfred Hitchcock. Une mare de sang se forme autour de mes pieds, flippant, il est 3 heures du matin et cette fichue sonnette qui ne fonctionne pas, je me traîne jusqu’à la table de chevet de mon lit pour alerter l’infirmière de service, laissant dans mon sillage un long serpentin de sang. Scène de crime ! L’infirmière a vite fait de redonner un aspect paisible à ma chambre et de replacer un pansement pour dissiper l’hémorragie.
Les analyses de sang ne semblent pas inquiétantes, la CRP (dosage de la Protéine C-réactive) baisse régulièrement. Je fais deux visites éclairs à l’hôpital de Versailles pour examen de la cicatrice et pansement. Les écoulements intempestifs sont portés au compte de la résorption de l’hématome sauf que suite à la prise de sang suivante, la CRP flambe. Le docteur Dj me rappelle en urgence à Versailles. Il n’y a pas de doute, il diagnostique une infection de la hanche. J’étais prévenu avant la première opération que c’était un des deux cas de complication post-opératoire avec la luxation. 1% de risque d’infection, je suis le malheureux élu.
On me garde à l’hôpital, une troisième opération est programmée en urgence dès le lendemain 1er avril, ce n’est pas une blague !
Je ne peux qu’accepter le verdict. Les mots réconfortants d’Isabelle, ma chère kiné, toujours attentionnée, m’aident à avaler l’amère pilule en attendant qu’une chambre soit libérée et désinfectée.
J’entre en fin d’après-midi dans l’unité Dominique Larrey qui est l’un des centres de référence en infections ostéo-articulaires d’Ile-de-France et notamment les infections sur prothèses articulaires. Nul dépaysement, géographiquement, elle se trouve dans le prolongement de l’unité Perreau, ainsi je m’installe juste à côté de la chambre que j’occupais lors de mon premier séjour. Malgré les masques, je reconnais plusieurs membres de l’équipe des soignants qui se souviennent également de mes récents passages. Une complicité s’instaure plus aisément.
Je ne vous relate pas l’opération du lendemain tant son déroulement devient presque familier. D’ailleurs, le joli minois précédemment chargé de me préparer à l’anesthésie, cette fois, n’a pas l’intention de jouer avec mes nerfs, le bloc fémoral semblant être une zone allergique aux bactéries.
Le but est de « karchériser la hanche pour la débarrasser de la racaille de bactéries qui lui pollue l’existence » (sic). J’espère qu’il sera plus efficace que le populiste projet d’un ancien président de la République.
Première surprise, je me réveille avec une attelle qui me bloque complètement la jambe opérée. Second handicap, pend au-dessus de mon lit toute une batterie de perfusions chargées d’enrayer la cohorte de bactéries qui s’en prennent à mon organisme. Elles viennent de toute provenance dans votre corps et sont d’autant plus voraces quand elles aperçoivent une prothèse.
La planète étouffe sous les déchets laissés par l’activité humaine mais l’humain lui-même est un nid de bactéries pas toutes nuisibles d’ailleurs.
Il y a les climatosceptiques qui doutent du réchauffement de la planète, j’appartiens désormais contre mon gré à la catégorie des patients septiques dits aussi infectieux !
S’ouvre alors une période particulièrement pénible. Physiquement d’abord, les antibiotiques administrés, particulièrement puissants, m’épuisent, développent des nausées, manger devient souvent une corvée. Moralement ensuite, l’attelle d’une part, les perfusions d’autre part, réduisent considérablement ma liberté de mouvement, ma mobilité et donc mon autonomie.
Tout acte ordinaire du quotidien devient compliqué voire impossible sans le secours du personnel soignant admirablement dévoué. Vous ne pouvez pas imaginer combien c’est humiliant de me retrouver dans un tel état de dépendance.
De plus, le virus flambant à nouveau, des mesures sanitaires plus strictes sont mises en place, ainsi toutes les visites aux patients sont interdites.
Allongé sur le lit, je tomberais facilement dans une semi léthargie. Pour la première fois, j’ai le sentiment de décliner. « Résiste/Prouve que tu existes » !
En plus, la chambre est glaciale, c’est la remarque que fait toute personne qui y entre.
Infirmières, aides soignantes, kinés, aidés m’apportent un peu de chaleur morale par leur bienveillance, leur gentillesse, leur humour parfois. Encore une fois, je ne saurai trop louer leur savoir-être et leur savoir-faire. D’ailleurs, sans souhaiter du mal à autrui, finalement l’épreuve que je traverse est une belle école … de la vie où les notions d’humilité, de tolérance, de solidarité ne sont pas vaines.
Premier progrès, au bout d’une semaine, les agents infectieux ayant été repérés, des antibiotiques administrés par voie orale remplacent les perfusions : plus de fil à la patte. Encore que les effets annexes procurés par certains d’entre eux soient pénibles à supporter. On reçoit une documentation complète sur les effets indésirables de chaque antibiotique, il vaut presque mieux renoncer à la lire.
17 heures, Rifadine o’clock : la prise de ce comprimé entraîne une forte coloration rougeâtre des liquides corporels. Je ne tenterai pas l’expérience mais il semblerait qu’on verse des larmes orangées et que cela détruit les lentilles de contact ! Redoutable !
J’ai la désagréable sensation que cela affecte aussi le goût.
Le 15 avril, c’est le jour de la sortie de l’hôpital mais auparavant, je partage un beau moment d’émotion. Deux infirmières passent leur nez dans l’encoignure de ma porte de chambre à 6 heures du matin. Je suis réveillé, entrez ! Sachant que je pars, elles voulaient, à la fin de leur service, me dire au revoir. S’instaure une longue conversation évidemment sur leurs conditions de personnel soignant, mais pas que. Elles me demandent comment était la commune où j’habite, avant que naisse la ville nouvelle : des prés, des mares, des champs, des fermes… L’art d’être grand-père ou professeur et de transmettre aux jeunes générations !
Dans la matinée, l’ambulance me rapatrie au centre de rééducation fonctionnelle de Plaisir. C’est aussi une autre découverte que ces fréquents trajets en ambulance, une autre vision de la vie au quotidien, au milieu de cette marée d’automobilistes qui vaquent à leurs occupations, en période de confinement.
Au Centre, je prends possession de ma nouvelle chambre, plus spacieuse et lumineuse que celle lors de mon précédent séjour, ceci dit la sonnette est toujours défaillante.
On a mis de côté mon plateau repas, royal comme le copieux couscous qui m’est servi pour mon retour.

chambre Plaisir

Couscous royal

On l’aurait presque oublié (pas moi !) mais j’ai encore mon attelle et interdiction de prendre appui sur la jambe opérée, ce qui limite toujours mon autonomie et les exercices en rééducation à base de renforcement musculaire. Lit, fauteuil roulant et déambulateur restent des objets essentiels de mon quotidien.
Par contre, le règlement strict tolère tout de même la visite (en principe 1 heure) de ma compagne, précieux réconfort moral et pas que. C’est curieux comme les clémentines, les raisins et le « gâteau du dimanche » qu’elle m’apporte ont meilleur goût !
Je retrouve la motivation pour vous conter mes (més)aventures. J’allume un peu la télé : la saison de cyclisme bat son plein avec les classiques flandriennes et ardennaises. Une brochette de champions pétris de panache, Alaphilippe, Van der Poel, Van Aert, Roglic, Pogaçar, insuffle un esprit nouveau dans un sport qui déclinait. Je retrouve avec jubilation le « vélo » si populaire de mon enfance, encore que cela fasse drôle de voir les bords de route complètement déserts. Vous n’échapperez probablement pas à mes chroniques estivales sur les Tours de France d’antan, c’est bon le vélo pour la rééducation !
Chaque matin, je pars en fauteuil roulant et à la force de mes biceps à la salle de kinésithérapie.

Affichette salle de rééducation

On y entend toujours, en fond sonore, Springsteen, les Beatles et Dire Straits mais aussi les adorables papys du Buenavista Social Club. Beaucoup des patients qui s’escriment avec les appareils sophistiqués de torture physique se sont trémoussés autrefois sur leur musique. Les dos gardenias sont fanés, les sultans of swing rongés par l’arthrose, cruel quand on y réfléchit bien.
De bavardes sexagénaires papotent cuisine, l’une d’entre elles fait goûter sa recette de confiture d’arbousier. Moi je m’applique à lever la jambe lestée de quelques kilos. Bientôt, l’attelle ne sera plus qu’un mauvais souvenir et je serai appelé à tester l’appui de ma jambe neuve entre les barres parallèles.
« La semaine prochaine, on ressort les cannes anglaises » ! Qui va à la salle de kiné perd … sa chambre ! Au retour d’une séance, je retrouve ma chambre complètement vide. Des travaux sont engagés pour réparer les fameuses sonnettes !
Ma nouvelle chambre est également agréable. J’entends les rires et les cris des enfants dans la cour de récréation de l’école en face. Que c’est beau, c’est beau la vie ! Attention aux larmes orangées !
1er mai ! Le Centre est désert, beaucoup de patients ont obtenu leur bon de sortie pour « découcher », c’est le terme administratif. Ça me rappelle la vie maussade de pensionnaire au lycée lorsque je voyais mes copains regagner leurs pénates rouennais.
Ce matin, au petit déjeuner, un chausson aux pommes a remplacé la traditionnelle biscotte. Je ne vous oublie pas, chères lectrices, je vous offre un brin de muguet virtuel, enfin pas tant que cela, il s’agit du billet que j’avais commis sur l’odorante fleur à clochettes.

Lundi 3 mai ! Après un court échauffement entre les barres parallèles, Valérie, en charge de ma rééducation, part récupérer les cannes dans ma chambre. J’avoue qu’avant de les empoigner, je ne suis pas trop fier, il me semble que le défi est trop ambitieux.
Ce n’est pas le « Lève toi et marche » de Lazare mais Yes you can(ne anglaise) ! En effet, appliqué, j’effectue quelques pas dans le couloir. Moralement, c’est une délivrance ou plutôt une renaissance (sans l’intervention de Jésus). Le chemin est encore long pour une marche sans assistance mais désormais je regagne ma chambre avec l’appui de mes deux jambes. Au détour des couloirs, je rencontre d’autres patients sur la voie de la guérison, on se compare, on s’encourage.
Je sens tout de même que ces saloperies d’antibiotiques ont entamé mes forces, il faut que je les supporte encore jusqu’à la fin juin. Sur la balance, j’accuse une quinzaine de kilos de moins qu’au début de mes avatars de santé, il en est sans doute quelques-uns qui sont bienvenus.
Morgane, dans la petite salle d’Activité Physique Adaptée, est chargée de reconstruire une certaine musculature de mes membres supérieurs qui a spectaculairement fondu.

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De jour en jour, l’horizon s’éclaircit, here comes the sun, un vent d’optimisme frémit, entretenu par le docteur Dj qui me reçoit en visite de contrôle le 5 mai. On évoque désormais une sortie, le 11 mai, en centre de jour. Je suis à nouveau confronté à la vraie vie, celle qui est la vôtre en temps de pandémie, je recevrai le 10 mai ma première dose de vaccin Astra … non, je blague, Pfizer !

Si je ne vous propose pas une suite à mes contes de Perreau, c’est que mes problèmes de santé ne seront plus qu’un mauvais souvenir.
Les plus attentifs d’entre vous auront peut-être remarqué que mes billets portaient en sous-titre « récit de quelques semaines hospitalières ». Hospitalisation aurait été sans doute mieux adaptée mais j’ai fait ce choix sémantique en toute conscience, tant dans cette pénible épreuve traversée, je me suis enrichi au contact des personnels soignants et des autres patients. Faut-il souffrir pour apprendre à mieux vivre ?

Publié dans:Ma Douce France |on 9 mai, 2021 |6 Commentaires »

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