Mon déconfinement … et surtout un hommage à Idir

Rappel des états d’âme précédents :
http://encreviolette.unblog.fr/2020/03/23/mon-confinement-j8/
http://encreviolette.unblog.fr/2020/03/25/mon-confinement-j10-avec-lassistance-de-cavanna/
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http://encreviolette.unblog.fr/2020/04/01/mon-confinement-au-1er-avril/
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http://encreviolette.unblog.fr/2020/04/23/mon-confinement-bientot-le-joli-mois-de-mai/
http://encreviolette.unblog.fr/2020/05/03/mon-confinement-deconfinement-ou-deconfiture/
http://encreviolette.unblog.fr/2020/05/13/mon-deconfinement/

Dans l’effervescence et la cacophonie du déconfinement, une triste nouvelle a sans doute échappé à beaucoup d’entre nous : le chanteur Idir nous a quitté le 2 mai dernier au lendemain de son hospitalisation à l’hôpital Bichat pour des raisons indépendantes du coronavirus.

Adieu Idir

J’aimais beaucoup cet artiste pour les valeurs et les combats qu’il défendait dans et hors ses chansons. Je range son concert, auquel j’eus le bonheur d’assister dans une petite salle de la banlieue parisienne, il y a une vingtaine d’années, parmi mes belles émotions artistiques.
Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, fils de berger berbère, était né en 1949 dans un village perché sur les monts du Djurdjura, à 35 kilomètres de Tizi Ouzou.
Cette ville, capitale de la Grande-Kabylie, devint le titre d’une de ses chansons les plus populaires, adaptée de San Francisco, l’énorme succès de Maxime Le Forestier.

« C’est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied
On y frappe pas
Ceux qui vivent la
Ont jeté la clef
Tizi-Ouzou élève, des enfants fous de rêve … »

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Mais Idir, si humble et si discret, avait déjà connu la gloire artistique, vingt ans auparavant, avec son inoubliable berceuse A Vava Inouva (« Mon petit père »), un tube planétaire diffusé dans plusieurs dizaines de pays et traduit en de nombreuses langues.
La chanson exprimait l’atmosphère des veillées de son enfance et le mode de transmission de la culture kabyle ancestrale. Elle acquit quasiment un statut d’hymne, pas seulement pour les Algériens, les Kabyles ou les Berbères, mais pour tous les Maghrébins. Comme un symbole, Idir l’interpréta, la première fois en 1973, un peu à la sauvette, dans un studio de Radio Alger, habillé d’un jean patt’ d’éph’ comme les jeunes de son époque et coiffé d’un burnous blanc comme ses ancêtres.

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Ses albums portaient dans leurs titres toute la générosité, l’esprit de solidarité, le profond humanisme qui le caractérisaient : Les Chasseurs de lumière, Identités, Deux rives, Entre scènes et terre, La France des couleurs, Ici et ailleurs.
Minoritaire de par son origine, ce chantre kabyle sut transcender ses singularités en des thèmes pluriels et universels.
Mes lecteurs les plus fidèles se souviennent peut-être que j’avais convoqué sa tendresse pour fêter ma maman à travers son ode Ssendu dédiée à toutes les femmes du monde.
« Quand j’ai fait cette chanson, j’ai automatiquement pensé à ma maman, donc inévitablement à la vôtre aussi…
Je me souviens, je devais avoir 7,8 ans, pas plus.
Nous étions en Kabylie, elle était là, à côté de moi, en train de battre du lait, qu’elle a mis dans une calebasse, – vous savez une espèce de baratte – elle le battait en faisant ce geste là (mouvements des mains tenant de chaque côté les cordelettes de la calebasse que le fait osciller), peut-être qu’un certain nombre d’entre vous ont déjà vu faire…
Et quand, elle faisait son acte, son travail, elle le rythmait aussi des mots, d’idées, de chants, de soupirs.
Ça lui arrivait de pleurer des fois même, d’esquisser un sourire à des moments aussi.
Mais vous savez sur le coup j’étais jeune, beaucoup trop petit pour comprendre. Ayant, bien sûr grandi, et surtout ayant emmagasiné toutes ces choses dans ma tête, dans ma mémoire, je me suis rendu compte alors qu’elle ne faisait que se confier à son instrument, parce qu’elle n’avait pas d’interlocuteur valable.
Et c’est là, où j’ai compris une chose, cette image de femme qui était là, subissant la loi du milieu, du mâle… et qui se confiait donc à une chose inerte…
C’est là où j’ai compris une chose assez importante dans ma vie, c’est que ce n’est déjà pas évident d’être une femme en général dans n’importe quelle société, qu’elle soit moderne, avancée, aboutie ou non, je crois que ça l’est encore moins dans des sociétés à fortes traditions telles que la mienne, et j’en voulais pour preuve cette dame qui se trouvait être ma mère… »
Prenez le temps d’écouter ce bijou de tendresse et d’amour dans son intégralité !

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« Je suis convaincu que vis-à-vis d’une femme en général et d’une maman en particulier, je crois que nous avons tous quelque chose à nous faire pardonner, ou à tout le moins à nous reprocher » …
Pour poursuivre mon modeste hommage, j’ai choisi de vous offrir un texte écrit par un autre discret, Jean-Jacques Goldman, à partir d’une chanson créée à l’origine en kabyle par Idir.

« Tant de pluie tout à coup sur nos fronts
Sur nos champs, nos maisons
Un déluge ici, l’orage en cette saison
Quelle en est la raison ?
Est-ce pour noyer tous nos parjures ?
Ou laver nos blessures ?
Est-ce pour des moissons, des terreaux plus fertiles ?
Est-ce pour les détruire ?
Pourquoi cette pluie, pourquoi ?
Est-ce un message, est-ce un cri du ciel ? »

Oui, pourquoi ? À l’origine, c’était un hommage au millier de victimes emportées par les trombes d’eau boueuse qui ravagèrent Alger, le 10 novembre 2001, des hauteurs de Bal El Oued jusqu’à la mer. Cela devint vite une allégorie sur la tragédie politique vécue par son pays.

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Ce magnifique poème prend une résonance particulière en ce temps de pandémie. Pourquoi ce coronavirus ? Comme les dix plaies d’Égypte, ne s’abat-il pas pour nous faire expier nos dérives ?
Le sociologue Pierre Bourdieu disait d’Idir : « Ce n’est pas un chanteur comme les autres. C’est un membre de chaque famille ».
Le gouvernement algérien a présenté ses condoléances à sa famille : « L’Algérie perd une de ses pyramides ». Idir avait choisi d’être inhumé au cimetière du Père-Lachaise, ce qui n’a pas manqué de susciter de sordides polémiques sur les réseaux sociaux.
Défenseur de la culture berbère, il chanta tout au long de sa carrière avec des artistes de toutes nations et origines : Alan Stivell, Cheb Mami, Maxime Le Forestier, Manu Chao, Akhenaton, Zebda, Geoffrey Oryema, Aznavour et Goldman entre autres.
Idir est un prénom, issu d’une langue très ancienne dérivée du berbère, signifiant: « il est vivant, il a survécu ». Les parents le donnaient à un nouveau-né après qu’ils aient perdu un enfant.
Survivra dans mon cœur cet artiste essentiel (au sens que ses chansons nous enrichissaient) au visage doux et souriant qui dégageait bienveillance, bonté, fraternité, humanisme.
La transition est brutale : on « déconfine « à tour de bras sous la pression économique. Peu à peu, la France se remet à essayer de vivre, au moins, comme avant. Il me semblait avoir entendu pourtant qu’inexorablement, il y aurait un monde d’après … le coronavirus. Alors que beaucoup trépignaient d’impatience pour retrouver le monde extérieur, certains seraient victimes d’un mal étonnant baptisé « syndrome de la cabane » ou « syndrome de l’escargot », en somme l’angoisse de ressortir de son cocon. Je connaissais le syndrome de Stendhal, l’émerveillement jusqu’à la panique devant une surabondance d’œuvres d’art, que j’avais d’ailleurs partiellement ressenti aussi en visitant Florence, et que nous ne risquons pas, pour le moment, de contracter avec la fermeture des musées et certains monuments. Je ne sais pas si cela vous fait le même effet, par contre, je suis pris par instant d’une sorte de « paranoïa cinéphilique » en étant gêné, lors de la projection d’un film, devant le non respect par les acteurs des gestes barrières. C’est grave, docteur?
Malgré ses écailles, le pangolin se tord de rire. Chez nous, la campagne présidentielle est quasiment lancée. C’est à qui dézinguera nos gouvernants actuels sur la pénurie de masques, la gestion des tests etc … Ils ont sans doute cafouillé, possiblement menti par omission, mais QUI AURAIT FAIT (vraiment) MIEUX ? Certains journalistes politiques, plutôt que faire bientôt leur beurre en publiant des livres sur le scandale de la pandémie, devraient cuisiner « ceusses » de l’opposition qui savaient. Soyons humbles et reconnaissons que nous reviennent en pleine face nos errements sur une société que, peu ou prou, nous avons laissée se lézarder.
Je rédige ma lettre comment ? Façon Gérard Lenorman ?

« Si j’étais Président de la République
J’écrirais mes discours en vers et en musique
Et les jours de conseil on irait en pique-nique
On f’rait des trucs marrants si j’étais Président
Je recevrais la nuit le corps diplomatique
Dans une super disco à l’ambiance atomique … »

Ou manière Boris Vian ?

« Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps … »

Monsieur le Président, vous n’avez plus le temps, invitez-les sur les Champs-Élysées pour le 14 juillet, offrez-leur des médailles et des chocolats, mais SURTOUT, « quoiqu’il en coûte », revalorisez substantiellement les super héros du quotidien, infirmières et aide-soignantes (le féminin prévaut pour une fois) qui constituent « les veines du corps de la France » et ont redonné un vrai sens aux mots responsabilité, dévouement, solidarité, humanité et, osons même ajouter, travail !
Eh bé, est-ce le déconfinement, mais je me lâche !
J’en apprends tous les jours. Je connaissais une agriculture biodynamique, je découvre un usage dynamique de nos plages, dit à l’australienne, un concept né aux antipodes en raison de la pratique répandue du surf.

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À gauche, c’est NON, à droite, c’est OUI

Interdiction de bronzer idiot, les inconditionnels du littoral sont dans l’obligation de marcher, courir, glisser, se baigner. Au titre de la dynamique des fluides, est-il permis de faire pipi dans l’eau, en avançant bien sûr ?

Je pédale sur ma serviettePlage nudiste sans masque200514-Plages-Covid19-chereau-full

Qu’en est-il des bambins, architectes en herbe, privés des châteaux de sable et … de la méduse de la plage de Saint-Malo chère à Yvan Dautin ? Sa fille Clémentine, la députée insoumise, va peut-être réagir !

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Autre dégât collatéral de ces mesures coercitives, provisoires, les estivants des plages de Deauville et Trouville ne pourront admirer les fameux parasols immortalisés par le photographe John Batho que j’eus le privilège d’accompagner dans certaines de ses croisières dans la Couleur.

Parasols de John Batho

http://encreviolette.unblog.fr/2009/09/16/croisiere-dans-la-couleur-avec-john-batho/

C’est l’occasion encore de se lamenter que la Culture « vivante » soit l’un des derniers espaces encore bâillonnés. Les comédiens ont hâte d’installer leurs tréteaux, dresser leur estrade et tendre des calicots !
Est-ce dû aux deux mois de confinement, je deviens un peu paresseux mais je ne résiste pas à vous « resservir » le savoureux hommage que l’écrivain Daniel Pennac rendit, dans un ouvrage de photographies de Robert Doisneau, à Léo Lagrange, socialiste et sous-secrétaire d’État aux sports et à l’organisation des loisirs au temps du Front Populaire.
En cette période de déconfinement, ne retrouve-t-on pas un parfum déraisonné de l’été 1936, l’année des premiers congés payés ?
« Gloire à vous, Léo Lagrange, à qui nous devons nos vacances, tous les squares vous le diront ! Et les stades, et les CES et les piscines qui portent votre nom, sans parler des avenues… tous les coins de rues… votre nom semé sur tant de pierres ! L’intention est louable, mais la plaque commémorative, quoi qu’on fasse, c’est le faire-part de l’oubli. La matière l’emporte sur l’homme et bientôt il ne reste plus que la piscine, le stade, le CES, la rue, avec, parfois, tout de même, cette question : Léo Lagrange ? Qui c’était Léo Lagrange ?
Je suppose que vous vous fichiez des plaques. Léo, et vous aviez raison : votre gloire est ailleurs. Je la vois dans les premiers rayons de l’été dans les ateliers qui débrayent, les ordinateurs qu’on débranche, les valises qu’on boucle, les portes qui s’ouvrent, les trains supplémentaires, les avions qui s’envolent, le temps qui s’arrête, ces photos de Doisneau, et les cartes postales si gentiment vides de l’été …
… Aller au travail, en 1936, se disait encore « aller au chagrin ». Cette indignation, Léo, autour de votre projet de loi ! Quinze jours de congés payés dont douze jours ouvrables, vous vous rendez compte ? Toute la presse bien pensante s’y était mise, et les chansonniers ! On ironisait sur l’existence même d’un sous-secrétariat d’État aux Loisirs. On vous soupçonnait de vouloir « embrigader le rêve », vous vous souvenez ? On avait taillé les crayons très pointus pour faire le compte de ce que vos « largesses » coûteraient au pays : paralysie générale, flambée des prix, faillite de l’État, de l’industrie et du commerce international. Le manifeste des Croix de Feu hurlait : « La notion du travail, de l’ordre et du courage a été abolie ! » Il se trouva même des spécialistes de la vertu sans alcool pour prédire une affreuse épidémie de saoûlographie ! D’après eux, les prolos livrés à l’oisiveté plongeraient tout habillés dans le pinard. La cuite nationale ! Sans rire ! Ce qui induisait que douze mois de turbin sur douze constituait la meilleure garantie de la sobriété publique. À moi, Zola ! Jusqu’au directeur du réseau d’État des Chemins de fer qui reprochait à votre billet réduit d’être antiferroviaire ! Antiferroviaire, Léo ! Par votre faute, cet été-là, 560 000 personnes s’offrirent un billet antiferroviaire, jetant sur les rails des centaines de trains antiferroviaires ! Convois hilares que « Je suis partout » qualifiait de « trains rouges ».
C’est tout de même bizarre, la politique. Ça ressemble parfois à une nouvelle de Marcel Aymé. Un jeune sous-secrétaire d’État aux Loisirs, Léo Lagrange, mitonne une petite loi qui flanque la basse-cour sens dessus dessous ; il finit par emporter le morceau : messieurs les députés déposent leur bulletin, et qu’est-ce qui sort de l’urne ? Une saison toute chaude. À qui ressemblait l’été, Léo, avant que vous l’inventiez ?
Finalement, Léo, vous avez arraché l’unanimité à une assemblée qui pourtant ne vous était pas acquise. L’unanimité moins une voix … 563 votes pour, un seul contre ! Sans qu’il encombre mes nuits, je me suis souvent demandé qui était ce type qui n’avait pas payé les congés payés. Un hobereau qui considérait la France comme son jardin personnel ? Un stakhanoviste à la mode de chez nous ? Un hyper démocrate soucieux de faire entendre son unique différence, fût-ce contre le bonheur ? Un atrabilaire redoutant le face à face familial ? Un vieil enfant qui n’a jamais aimé jouer ? Ou un type qui ne voulait aucun souvenir … surtout pas de souvenirs gratuits…
Non content d’avoir inventé une saison, savez-vous mon cher Léo qu’en faisant passer votre loi vous avez engendré le « récit de vacances », notre dernière et peut-être notre unique tradition orale ? Comme si nos plus précieux souvenirs se concentraient dans ces brèves semaines d’éternité où il ne se passe rien, rien que du ténu, de l’infinitésimal, de l’intime et du répétitif, rien que nous autres face à nous autres, sans la prothèse du travail … où le moindre événement tourne en sujet d’épopée, motif lyrique que la famille enjolivera d’année en année … »
Possiblement, après celle du pangolin, on aura droit, cette fois, à l’épidémie de soûlographie avec cette nouvelle « soif d’apéros » et de picolade en terrasse : vous avez le choix entre Les eaux troubles du mojito cher à Philippe Delerm, le « Perniflard » le breuvage préféré des deux héros de La Soupe aux choux, ou pour conjurer le sort quelques bières Corona.
Mais, au moins, trinquez (encore que … avec la distanciation) à Léo à l’origine des grandes migrations saisonnières dont la privation nous semble intolérable !

Goéland

Vous avez pensé au goéland qui n’a plus rien à se mettre sous le bec ? C’est ballot, il vous aurait peut-être renseigné sur la manière de calculer le périmètre de 100 kilomètres « à vol d’oiseau » autour de chez vous. Le dessinateur Chaval disait que les oiseaux étaient des cons … mais pas qu’eux !
Daniel Pennac s’interrogeait sur l’unique député qui avait voté contre le projet Lagrange. Je voudrais bien connaître le technocrate olibrius qui a pondu cette notion de vol d’oiseau ! Non mais tout de même, vous ne croyez pas ?! J’ai quand même, par curiosité, tenté une simulation sur une carte interactive pour voir s’il m’était possible de me rendre à Orléans sur les traces de Maurice Genevoix dont on devrait célébrer à l’automne l’entrée au Panthéon (si cela n’est pas reporté). Je vous promets que c’est vrai, je me suis retrouvé à plus de 5 000 kilomètres, sans doute vers  La Nouvelle-Orléans !!!
Chères lectrices cuisinières, je ne vous oublie pas. En ce premier week-end du monde d’après, ma compagne a préparé un canard d’Ariège, ni confit, ni déconfit (ça, c’est moi qui le dis !), mais rôti.
À propos, selon des informations de première main, le si coloré marché de Saint-Girons a rouvert ce samedi au mépris des plus élémentaires mesures barrière. Nous autres de la France rouge, nous allons « descendre » le plus vite possible pour faire partager notre expérience. Dans l’esprit de Claudius de Cap Blanc, le délirant af(fabuleux) artiste du Mas d’Azil* qui inventait des objets utilitaires surréalistes comme le sèche-larmes, le pèse-mots, le redresseur de torts ou l’extracteur de quintessence, voilà un nouveau métier : déconfineur d’épidémie.
J’ai envie de conclure avec un ultime adieu à Idir. Accompagnons-le à sa dernière demeure (sur un pas de danse) avec Manu Chao et le beau manifeste Une Algérienne Debout tiré de l’album Identités.

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Prenez toujours soin de vous !

* http://encreviolette.unblog.fr/2013/06/18/claudius-de-cap-blanc-un-artiste-affabuleux/

Publié dans : Ma Douce France |le 18 mai, 2020 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 18 mai, 2020 à 11:06 Papouin écrit:

    Merci pour ces concerts d’Idir et de m’avoir fait passer un bon moment à les écouter.

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