Archive pour le 1 juillet, 2019

Carte postale de l’île de Bréhat

Un trait de (mauvais) esprit pour commencer : j’avais consulté les prévisions météorologiques pour planifier une balade touristique lors de mon récent séjour chez des amis de Dinard.
Pour ne pas me couper d’éventuels lecteurs bretons, je les rassure, Râ fit preuve de générosité.
Nous choisîmes le premier jour de l’été pour nous rendre sur l’île de Bréhat, île principale d’un archipel du département des Côtes-d’Armor constitué, outre celle-ci, de 86 îlots et récifs.

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Clin d’œil involontaire à l’académicien Erik Orsenna (il prit le fauteuil du commandant Cousteau, un autre amoureux de la mer) dont la famille posséda longtemps une maison sur l’île. Il évoqua ses merveilleux souvenirs d’enfance dans une fable estivale intitulée Deux étés qui s’ouvrait ainsi : « Heureux les enfants élevés dans l’amour de l’île » … de Bréhat bien sûr.
Il écrivait plus loin : « Pour notre famille de moyenne bourgeoisie assez ennuyeuse, il y avait un élément de rêve, de dépassement, de voyage, c’était Bréhat. Enfants, adultes, nous ne pensions qu’à ça toute l’année. Bréhat, c’est la mer, le port, la lecture, le rendez-vous du bonheur, de la liberté de mouvement et de penser. On a treize mètres de marnage, c’est un des records du monde. D’heure en heure le paysage change. Une île est par définition fragile, nomade. Tout le monde a peur qu’elle se dissolve à un moment donné ou parte à la dérive. Alors on navigue, d’un morceau de terre à un autre, d’un livre à l’autre, d’une langue à une autre. Je suis de plus en plus frappé par la similitude entre le fait d’écrire «il était une fois» et celui de hisser la voile. »
Cap vers Ploubazlanec et la pointe de l’Arcouest, lieu de l’embarcadère ! L’heure, c’est l’heure, nous traversons Paimpol à vive allure, de toute manière, ce n’est pas encore la saison de la cueillette des fameux « cocos », et tant pis pour l’héroïne du célèbre refrain de Théodore Botrel que fredonnaient nos grands-mères :

« J’aime Paimpol et sa falaise,
Son église et son grand Pardon ;
J’aime surtout la Paimpolaise
Qui m’attend au pays breton.« 

Nous n’imaginions pas qu’en cette semaine de bac, il y aurait autant foule pour embarquer sur la vedette qui nous emmène à Bréhat. En capitaine avisé, je réserve déjà quatre couverts pour le déjeuner.

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Après dix minutes de traversée sur une mer calme, nous accostons, face à l’hôtel Bellevue, sur la bien nommée île aux fleurs. Le dépaysement est total du fait d’un microclimat extrêmement doux lié à la proximité du Gulf Stream qui favorise une grande diversité de fleurs et de plantes dont notamment quelques essences méditerranéennes.
Orsenna encore : « Une île qui intimide les nuages : ils demeurent au loin. Une douceur envoûtante de l’air, sans doute la caresse d’un des bras du Gulf Stream. Une flore d’autres latitudes, aloès, mimosas, palmiers, un morceau de Sardaigne au milieu de la Manche ».
Orsenna, toujours, nous avait prévenu : « Un voyage à Bréhat, c’est mille voyages, ouvrez l’œil et freinez l’allure ». Nous y sommes par force contraints, en effet, aucun véhicule motorisé n’est autorisé sur les chemins étroits de l’île à l’exception des services municipaux, du médecin, des pompiers et des quelques engins utilitaires des paysans et artisans. Un « petit train », une plate-forme couverte remorquée par un tracteur, transporte éventuellement les personnes à mobilité plus réduite ou encombrées de bagages.

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La bicyclette est la petite reine de Bréhat et, aux abords de la cale de débarquement, abondent les échoppes de location. Il y en a pour tous les âges et les goûts, VTC, VTT, dames. Le vélo électrique a aussi ses partisans car on découvre rapidement que l’île n’est pas plate et est truffée de traîtres raidards.
En ce qui nous concerne, nous optons pour le rythme tranquille de nos pas, nous verrons bien … Cela ne semble pas insurmontable car l’île principale de l’archipel, celle que l’on visite, possède une superficie de 290 hectares et mesure 3,5 kilomètres sur sa plus grande longueur et 1,5 de largeur maximum.
Île-de-Bréhat, n’oubliez pas les tirets, est la seule commune insulaire du département des Côtes-d’Armor. Une pancarte nous informe qu’elle compte 400 habitants à l’année et … 5 000 touristes et résidents par jour, l’été.
Les trois-quarts des habitations sont la propriété d’estivants … épargnés (en partie) par le si controversé ISF, mais ne sont considérés comme « vrais » Bréhatins que ceux qui ont fait l’école communale. Car il y a encore une école publique à deux classes sur l’île. Sont-ce d’ailleurs ses élèves qu’en cette fin de matinée, nous croisons sur le chemin qui mène au bourg, cahier et stylo à la main ? Ils ont été invités à Paris, il y a quelques semaines, par le ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer qui serait un habitué de l’île.
Nos compagnes manquent d’aménité avec leurs railleries en passant devant notre future résidence … l’EHPAD de l’île !
Et puis, nous ne sommes pas comme ça, nous laissons nos chères et tendres contempler la boutique de vêtements Affaires maritimes, c’est vrai que c’est plus poétique qu’Armor Lux !

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Nous devinons derrière les portails de maisons cossues, des jardins, qu’on appellerait ailleurs, de curé. La saison des mimosas est achevée, celle des hortensias proche, c’est l’époque des céanothes bleus ou mauves, plus connus sous le nom moins savant de lilas de Californie, et des spectaculaires vipérines du genre Echium, ne craignez rien, elles ne mordent pas !

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C’est surtout le paradis des agapanthes, la plante emblématique de l’île, importée autrefois d’Afrique par les marins.
Ce n’est pas tout à fait l’heure de l’apéritif ou de la bolée de cidre, la place du bourg est encore tranquille, un décor pour un téléfilm de France 2 Petits meurtres à Bréhat !

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Je recherche la fraîcheur de l’église paroissiale Notre-Dame de Bonne Nouvelle, construite au XVIIème siècle et restaurée à la fin du XIXème. Accolée à l’ancien presbytère, surmontée d’un clocher-mur, on y accède, en passant par le vieux cimetière, par un porche pavé de pierres tombales de la famille du corsaire Fleury ornées de têtes de mort.

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L’intérieur est simple avec sa voûte reprenant le carénage des bateaux. Un tableau rappelle de façon manuscrite que trente-deux Bréhatins donnèrent leur sang durant la Grande Guerre, majoritairement lors d’opérations navales.
Dans une nef latérale, est exposée, dans une vitrine, une maquette de frégate qui aurait été la propriété du contre-amiral Pierre-François Cornic qui vécut à Bréhat au XVIIIème siècle. Longtemps suspendue à la voûte, elle y subit beaucoup de dégradations dues aux oiseaux. Elle fut aussi souvent promenée lors des pardons de la paroisse.
En arpentant les allées du vieux cimetière, on apprendrait probablement beaucoup sur la vie du village autrefois. Y repose notamment le peintre Pierre Dupuis dont l’une des toiles les plus notoires, Moissonneuses, visible au musée des Beaux-Arts de Quimper, montre dans un format de longue-vue de marine deux jeunes Bréhatines coiffées de leurs typiques capots.

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Encore quelques pas et nous atteignons la Grève de l’Église. Cette cale est utilisée par les plaisanciers et l’école de voile locale. Encore pavée en partie, elle servait de charroi au 19ème siècle.

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La logistique laisse à désirer, la responsabilité m’en incombe, nous rebroussons chemin pour rejoindre l’auberge distante d’un bon kilomètre.
Les compagnes nous abandonnent quelques minutes pour admirer le travail des souffleurs des Verreries de Bréhat, sorte de Baccarat à la mode de Bretagne. Poignées de portes, boules d’escaliers, luminaires et bien d’autres objets esthétiques sont destinés à décorer les yachts luxueux, mais pas seulement.
Pour être franc, vu le thermomètre qui grimpe, j’aurais préféré les verres de l’ancien café des Pêcheurs, un cabaret fréquenté par de nombreux artistes au début du siècle dernier. Vous savez que l’art ne nourrissait pas toujours son homme. Ainsi, raconte-t-on, la patronne, une certaine madame Quéré, au caractère bien trempé, menaça de couper la tête à l’un d’eux qui rechignait à se mettre à jour de son ardoise. L’artiste récalcitrant imagina alors de peindre son autoportrait sur un verre et l’offrit à la cabaretière en lui indiquant que son œuvre vaudrait bientôt plus que sa dette. Dès lors, naquit la coutume que les artistes peignent leur portrait coupé au ras du cou sur les verres et assiettes du café des Pêcheurs. L’enseigne devint renommée comme cabaret des Décapités !

Blog cabaret des_Décapités Bréhat

Parmi les décapités célèbres, on recense le peintre paysagiste Anders Osterlind, Victor Mottez, Auguste Matisse, sans lien de parenté avec Henri, verrier mais surtout auteur de nombreuses « marines » peintes durant ses trente-cinq années de séjour sur l’île.
Un des maîtres du symbolisme, Ary Renan, fils d’Ernest le célèbre historien, dut payer et peindre son verre comme les autres. Son tableau d’une jeune fille bréhatine observant la carcasse d’un bateau échoué sur la plage de Guerzido (la seule de l’île) participa à l’essor de Bréhat.

Blog Tableaud'Ary Renan

Gauguin aurait aussi fréquenté le lieu mais échappa à la décapitation.
Les paysages et l’atmosphère de l’île de Bréhat ont inspiré beaucoup de peintres au tournant des 19ème et 20ème siècles.

Blog maisons aux toits de chaume H.G meunier

Maisons aux toits de chaume (1909) de H.G. Meunier

J’ai un faible pour ce tableau de l’artiste suédois Ernst Josephson qui s’intéressa au facteur de l’île et l’inclut dans cette scène légendée « Joie de vivre ».

Blog La joie de vivre

Qui sait si un jour, un artiste (en manque d’inspiration) ne me croquera pas ainsi dans ma chambre de la maison de retraite devant laquelle nous repassons ! Na, les filles !
Dans un chaos d’énormes blocs de granit rose, je repère l’effigie discrète du poète Louis Guillaume qui passa son enfance chez sa grand-mère maternelle à Bréhat avant d’embrasser la profession d’instituteur, puis professeur de Lettres puis directeur de collège en région parisienne.

Blog Louis_Guillaume_Monument_Brehat

À côté, on peut lire, gravé dans la roche, son poème Noir comme la mer.

« Tout ce que je ne puis te dire
À cause de tant de murs
Tout cela qui s’accumule
Autour de nous dans la nuit
Il faudra bien que tu l’entendes
Lorsqu’il ne restera de moi
Que moi-même à tes yeux caché.
Tout ce que je ne puis te dire
Et que tu repousses dans l’ombre
À force de trop désirer
Cet amour noir comme la mer
Où venaient mourir les étoiles
Et ce sillage de lumière
Que je suivais sur ton visage
Tout ce qu’autrefois nous taisions
Mais qui criait dans le silence
Tout ce que je n’ai pu te dire
Le sauras-tu sur l’autre bord
Quand nous dormirons bouche à bouche
Dans l’éternité sans paroles ? »

Comme à l’habitude, entre les agapes spirituelles de la promenade, je profite de quelques nourritures terrestres choisies sur la carte du Crech-Kerio (du nom du lieu-dit), un accueillant restaurant situé dans une vieille maison de pierre rustique.
Premiers arrivés, premiers installés à la table de notre choix sous la tonnelle.

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Mon choix se porte sans hésitation sur la spécialité maison en entrée, la tourte aux noix de St-Jacques (un régal), puis la brandade de morue. Excellent ! Pas belle la vie ?!

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Le sympathique patron n’est pas peu fier de nous conter les tribulations navales d’un de ses ancêtres dont une maquette de navire est exposée au musée national de la Marine sis dans le palais du Trocadéro à Paris. Je tempère son enthousiasme quand je lui signale que j’ai lu que le musée devait émigrer à Toulon. À tort, qu’il me pardonne, il ne s’agit que d’une fermeture provisoire pour cause de rénovation.
Au dessert, mes voisins de table, en mal d’exotisme, jettent leur dévolu sur la glace l’Antillaise. Il vous aurait fallu voir leur mine envieuse quand on m’a servi mon Exquise … plus encore que son nom l’indique.
Au programme de l’après-midi, sont prévues les visites des curiosités de l’île sud conseillées par l’hôtesse de l’office de tourisme. Car, en réalité, l’île principale de Bréhat est composée à très haute marée de deux îles séparées par l’anse de la Corderie, mais réunies entre elles au XVIIIème siècle par un pont-chaussée nommé pont ar Prat dont on dit peut-être abusivement qu’il serait l’œuvre de Vauban.

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Cap vers la chapelle Saint-Michel dont la silhouette blanche au sommet d’un tertre nous sert de … phare pour nous retrouver dans le dédale des chemins, ce qui n’est pas si incongru puisqu’elle a été érigée sur les ruines de l’ancien sémaphore détruit par la foudre en 1820 et a longtemps servi d’amer pour la navigation..
Entre le mauve des agapanthes, le rose du granit, le vert tendre des prairies, le bleu soutenu de la mer, le chant des nombreux oiseaux (il y aurait 120 espèces) aussi, on comprend pourquoi Bréhat est la muse de tant d’artistes de la plume et du pinceau.
Chaque maison est un petit havre de paix que je n’ose troubler avec mes photos intempestives.
Bientôt, quelques hautes marches inégales nous mènent à la chapelle point culminant de l’île avec ses 33 mètres au-dessus du niveau de la mer.
L’intérieur, très simple, possède surtout un beau tableau représentant l’archange Michel terrassant le dragon.
Dehors, au pied de la croix dédiée également à saint Michel, le panorama est superbe vers l’archipel et le large.

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Nous redescendons maintenant vers le moulin à marée de Birlot. Sa caractéristique (du jour), c’est qu’on n’y entre pas comme dans un moulin ! En effet, une dame intransigeante nous invite à revenir le lendemain pour le visiter.

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Allez, pas de mauvais esprit ! Plus sérieusement, la spécificité du moulin vient de son alimentation en eau de mer pour le mécanisme. Il ne fonctionne pas directement avec le courant de la marée car l’inertie serait trop importante pour sa roue immergée. Par contre, à mi marée descendante, la roue à aubes s’active pour 6 heures, 3 heures de marée descendante et 3 heures de marée remontante.
Le linteau de la porte indique la date de 1744, année de grosses réparations, mais le moulin fut en fait construit entre 1633 et 1638 par le duc de Penthièvre, seigneur de Bréhat.
Il servit à moudre du froment, de l’orge et du blé noir pour en faire de la farine pour les Bréhatins jusque vers 1920, date à laquelle un boulanger vint s’installer sur l’île.

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Nous continuons notre promenade champêtre. De jolies vaches viennent nous saluer au bord du chemin. Sont-ce des Jersiaises réputées pour leur lait ?
Privilège de ma taille, en me hissant sur la pointe des pieds, je découvre, au-dessus des murs hauts, quelques maisons de caractère et des jardins presque luxuriants.
Nous sommes moins jeunes et plus larges d’épaules, on the road again dans la lande au milieu des fougères, nous atteignons bientôt à la pointe nord-ouest de l’île sud la croix de Maudez, érigée en 1788 par les Bréhatins en souvenir du moine Maudez.
Si l’on en croit la Vie des saints de Bretagne, ce Maudez serait le fils d’un roi d’Irlande qui quitta sa terre pour des raisons obscures. Arrivé en Armorique, il visita la Bretagne, prêcha dans les campagnes et les premières paroisses. La cathédrale de Tréguier, ville épiscopale lui est consacrée. Après sa « tournée à l’armoricaine », Maudez n’aspira qu’à une chose, devenir un ermite dévoué à Dieu et reclus dans un lieu désert. Il obtint de saint Ruelin, un autre abbé, le droit de s’établir dans la paroisse de Pleubihan, sur les rives du Trieux mais il ne tarda pas à être contrarié dans ses méditations par l’afflux de visiteurs. On dit qu’il guérissait des paralytiques, illuminait des aveugles, rendait l’ouïe aux sourds et chassait même les diables des corps qu’ils possédaient.
Un peu comme les people d’aujourd’hui dans la partie nord de Bréhat, Maudez décida de s’isoler encore plus sur une île du Trieux en face de l’archipel de Bréhat.
Entre autres miracles, il chassa tous les serpents venimeux fort nombreux sur l’îlot et fit apparaître de l’eau douce, ce qui favorisa l’établissement d’une petite communauté monastique jusqu’au IXème siècle. Évidemment, comme dans toute légende, il y a beaucoup à laisser …
Ce qui est certain, c’est que le panorama sur l’archipel, dont on jouit au pied du monolithe de granit, est splendide.

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Le moine irlandais ne dut pas exterminer tous les serpents ou les diables de mon corps : un peu plus loin, embusqué dans une pinède, je reluque une vénus pétrifiée.

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L’heure avançant, il serait déraisonnable de franchir le pont ar Prat pour nous rendre sur l’île nord. Avec son aspect plus sauvage, ses paysages de landes battues par les vents, sa côte plus découpée, elle offre un contraste saisissant avec la partie méridionale. Lors d’une prochaine visite peut-être … à condition de louer un vélo !
Cap donc vers le sud, avec un léger détour par la place du Bourg pour nous désaltérer à la terrasse du café des Pêcheurs rebaptisé Shamrock, du nom du trèfle irlandais. Nos chers amis sont les plus prompts à régler l’addition… de crainte de se voir décapités ?
Nous hâtons le pas pour rejoindre l’embarcadère au Port-Clos.
Sale blague, l’après-midi s’achève tel un sketch de Raymond Devos : la mer a été démontée dans la journée. Encore heureux que ce ne fût pas le week-end prolongé de l’Ascension, ils auraient fait le pont !
Bref, en effet, l’embarquement change de cale selon la hauteur des marées, ce matin, nous avons débarqué à la cale 1, en cette fin d’après-midi, le retour est prévu à la cale 3 … située 850 mètres plus loin qui s’ajoutent aux dix kilomètres parcourus à pied. Ça use, ça use et pas que les souliers !
En rejoignant l’embarcadère, nous croisons une ribambelle de jeunes gens de bonne famille tirant leur valise d’une main et portant de l’autre, une housse avec costumes ou toilettes. On se marie demain sur l’île aux fleurs. Happy end pour ce billet !

Publié dans:Ma Douce France |on 1 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

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