Archive pour le 3 septembre, 2015

Voix de Bastidiennes

Coucou, me revoilou, passé le mois d’août ! Vous étiez impatient ou inquiet en l’absence de nouveaux billets ? Même retraité blogueur, j’ai le droit à quelques congés non ? Et puis, malgré la canicule, j’ai engrangé quelque matière à prochains articles.
Mes plus fidèles lecteurs savent que je me consacre, chaque mois d’août, à la constitution d’une mémoire audiovisuelle du petit village de La Bastide du Salat en Ariège : initiative bénévole que je partage avec mon ami Philippe depuis que nous décidâmes de mutualiser nos savoir-faire de gens d’image lors d’une mounjetado, un de ces repas en plein air qui réunit la population sur le Pré commun.
Après avoir subi les contraintes de têtes soi-disant bien pensantes sur les actions numériques dans l’Éducation nationale, comme il est agréable de mener à sa guise un projet de sa naissance jusqu’à son terme. Quel vent de liberté artistique !
Après avoir enregistré les souvenirs de l’ancien forgeron Jean Martres, un homme mémorable (voir billet du 17 décembre 2012), avoir trinqué aux cent ans du café du village (voir billet du 28 août 2012), avoir rendu hommage à mon cher Amédée, une figure attachante de la commune (voir billet du 25 août 2013), j’ai souhaité, cette fois, donner la parole exclusivement à des femmes.
Il n’est pas certain que ce projet eût pu aboutir il y a cinq ans, mais les réticences, pudeurs et timidités se sont dissipées, au fil des ans, au vu de la générosité et l’esprit que les précédents films dégageaient. Désormais, au village, on ressent comme un honneur d’être sollicité pour participer à une prochaine aventure filmique. Pourtant l’œil de la caméra est souvent noir : Jean le forgeron et ce cher Amédée ont depuis quitté cette terre, la guinguette Sauné a fermé ses volets l’an dernier, il est même une des anciennes récemment interviewées qui n’aura pas pu se voir à l’écran. Le film lui est d’ailleurs dédié.

Portrait ArletteÀ Arlette

Hors l’action inexorable du temps, c’est bien là la justification et la validation de notre travail, la constitution urgente et nécessaire d’une mémoire audiovisuelle. Urgente car les témoins directs sont inéluctablement en voie de disparition et  les documents relatant la vie du village autrefois très peu nombreux. Hors les traditionnels clichés de l’école communale, les photographies sont rares, les paysans ne trayaient pas avec un portable à la main pour faire un selfie avec leur vache. Nécessaire pour les nouvelles générations du vingt-unième siècle qui ne peuvent guère avoir conscience de ce que fut une France essentiellement rurale jusque dans les années 1950.
J’en fais régulièrement le constat avec une chère adolescente. Comment peut-elle imaginer que dans mon enfance normande, nous ne possédions pas l’eau courante dans le logement de fonction de ma maman, pourtant directrice de collège, qui plus est dans une petite station thermale appelée Forges-les-Eaux ?
Comment cette Poucette, pour reprendre le titre d’un joli pamphlet du philosophe Michel Serres évoquant la dextérité de ces jeunes tapotant avec leurs pouces sur le clavier de leur portable, peut-elle comprendre que, gamin, nous nous mettions avec mes parents en demi-cercle devant ce qui n’était pas encore la radio mais la TSF ? Soixante ans après, la télévision présente dans presque chaque pièce des maisons est peu à peu supplantée par les multifonctions des portables. Vertigineux !
La jeune fille s’en sort souvent par une affectueuse pirouette en m’accusant de parler du Moyen-Âge. Comprenez ma circonspection, moi qui pensais que celui-ci s’était achevé il y a cinq siècles !
Il y a quelques jours encore, curieuse, en interrogeant son arrière-grand-mère, elle découvrit que des troupes allemandes avaient circulé dans les rues de La Bastide du Salat, avaient tiré et même commis un véritable massacre à Marsoulas, à une ou deux lieues de là. Je sentis que le témoignage de son aïeule valait plus que certains cours d’Histoire qu’on lui avait enseignés sur cette sombre période de l’Occupation.

« Le poète a toujours raison
Je déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’homme

Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d’infini servage
Pèsent encore lourd sur la terre… »

La prédiction du poète chantée par Jean Ferrat m’a peut-être inconsciemment traversé l’esprit pour écrire ce nouveau film Voix de Bastidiennes.

Jaquette DVD Voix de Bastidienne

Il y a encore peu, la société française ne manifestait pas envers les femmes la même considération qu’aux hommes. Malgré des quotas et quelques mesures, l’égalité n’est pas encore parfaite aujourd’hui.
Les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944, le droit à la contraception en 1969 avec la loi Neuwirth, le droit à l’intervention volontaire de grossesse grâce à Simone Veil en 1975, trois lois progressistes votées sous des gouvernements conservateurs, ce n’est pas le moindre paradoxe de notre société.
Trois des quatre anciennes du village interviewées, nonagénaires aujourd’hui, font partie de ces femmes qui exercèrent pour la première fois leur droit de vote nouvellement et chèrement acquis à l’occasion des élections municipales d’avril 1945.
Elles s’appellent Arlette, Yvette, Jacqueline, Hermine. Je sentais qu’il y avait chez elles matière à glaner souvenirs et anecdotes et qu’elles sauraient les raconter avec une certaine aisance.
Il fallut, c’est normal, que je gagne leur complicité, leur explique ma démarche pour qu’elles acceptent d’être les vedettes, les héroïnes du film. Pour l’une, ma belle-mère, cela semblait naturel quoique … si volubile et intarissable dès qu’on remue le temps passé, elle répugnât à les égrener en public.
Les autres, presque honorées de ma visite, m’ouvrirent leur porte et leur armoire aux souvenirs, me confièrent leurs rares photos de famille. Je découvris qu’elles furent parfois de bien jolies jeunes filles au temps de leurs vingt ans. Je pénétrais aussi dans l’intimité de leur maison que la méfiance paysanne refuse souvent à l’étranger. Je les mis en confiance, elles n’auraient pas à redouter bientôt la lumière des sunlights. Voilà, le casting était bouclé !
Et pour chacune, le grand jour arriva … même pour la belle-maman qui s’inventa en vain quelques vieilles douleurs diplomatiques au matin du tournage. Coquettes, elles s’étaient toutes pomponnées avec l’aide bienfaitrice de leur progéniture. Un peu stressées, elles assistaient pour la première fois à la préparation d’un décor, en la circonstance leur salle à manger, leur cour ou leur jardin. Elles s’étonnaient que, même en extérieur, on doive apporter quelques sources de lumière supplémentaires, qu’on dût déplacer leur fauteuil ou quelques bibelots en arrière-plan pour embellir le cadre, qu’on les équipât d’un micro haute fréquence, qu’il faille attendre le signal fatidique moteur puis action avant de parler. Elles assimilèrent vite quelques rudiments de langage filmique, les directions de regard, les contrechamps, les plans de coupe.

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Au fil des entretiens, se dessina le tableau d’une France paysanne à laquelle, l’ayant côtoyée encore, ma génération est attachée. Ce n’est sans doute pas le seul hasard si L’Angélus de Millet (Jean-François je précise car il y a un Marcel Millet dans le village !) et Meules de Claude Monet, restent deux œuvres très populaires du patrimoine artistique français.
Ces aïeules connurent l’école des champs avec les sabots. Elles en sortirent grâce à l’instituteur, le « fabricant de certificats d’études », armées du socle de connaissances nécessaires (on n’employait pas ce jargon de pédagogue à l’époque), prêtes à aider à la ferme, garder les vaches et les moutons dans les prés sans clôture, broder et tricoter aussi.
Seule, Hermine, la fille de Saint-Girons, la ville voisine, fréquenta les bancs du collège jusqu’à la fin de la troisième. Au début des années 1940, le ravitaillement était précaire en ville : les rutabagas remplaçaient les pommes de terre, on obtenait le lait au marché noir, un carré de chocolat qu’elle partageait avec sa sœur aînée faisait office de goûter. Ses parents se résignèrent alors à rejoindre une tante à La Bastide : là-bas, la basse-cour, le potager, parfois un cochon permettraient de ne pas souffrir de la pénurie alimentaire. Hermine n’en partit plus.
L’Occupation obligea donc la collégienne à arrêter ses études. La citadine découvrit les sabots, la bêche … mais aussi bientôt un jeune homme bien séduisant (une photo du film l’atteste). Un destin !
Les femmes sont bavardes c’est bien connu mais quand même : à tricoter leurs souvenirs, dévider l’écheveau de leur vie, j’allais me retrouver avec six heures d’interviews à décrypter. Bientôt huit même car pour retrouver un peu l’esprit des veillées d’antan, j’organisais une réunion du « club des mamies ». Cet après-midi-là (de canicule !), après quelques parties de scrabble et de triominos, mes chères Bastidiennes se remémorèrent quelques anecdotes et souvenirs. Pour les en remercier, je leur offris au goûter croustades du pays et un cidre bien frais de ma Normandie, le pays qui m’a donné le jour … Justement, comme tout se finit en chanson, à ma demande, elles fredonnèrent ensuite, soutenues par la voix gouailleuse de Rina Ketty … On n’a pas tous les jours 20 ans ! On enregistra trois prises, je tenais là la bande son du générique de fin.
La projection était programmée sept semaines plus tard : au boulot donc !
Ce fut d’abord le temps du dérushage … dans le décor idyllique de l’île de Beauté, à noircir des pages et des pages de descriptions de plans, dialogues et annotations diverses.
Lorsque le 1er août, je reposais le pied sur le sol ariégeois, c’était la fête au village avec le repas communal sur le Pré Commun : ultimes instants de détente avant de nous installer, Philippe et moi, devant le pupitre du studio de montage.
Mes « héroïnes » évoquent dans le film les bals de leur jeunesse. En pleine Occupation, ils étaient interdits donc clandestins. Comme conclut l’une d’entre elles : « C’était de bons moments, surtout parce qu’ils étaient volés ! »

Image de prévisualisation YouTube

Il faut que je vous glisse quelques mots sur l’ami Philippe co-réalisateur. Sympathique, dévoué, disponible et compétent, il assure toute la partie technique du film, cadrage, prise de son (toujours remarquable), mise en lumière, montage, et même la conception des affiches et des jaquettes des dvd.
Quel confort ! Moi qui, lors de ma carrière professionnelle, dus remplir, souvent seul, ces multiples fonctions, je me régale de n’avoir à réfléchir qu’à la conception et l’écriture du film. Un binôme complice donc efficace ! Il ne me manque plus que le fauteuil avec mon nom écrit sur le dossier !
Philippe a déjoué avec perspicacité et ingéniosité toutes les traîtrises d’un ordinateur récalcitrant. Je vous avoue que je n’en menais pas large une semaine avant la projection. Les vieilles du village, autrefois, récitaient un Pater la main tendue dans le four afin de connaître la température idéale pour la cuisson des croustades. J’en fus presque à les imiter et à implorer la bienveillance du dieu Windows pour qu’il ne nous plante pas !
Loin de vouloir faire œuvre d’historien et une thèse sur le « bon vieux temps », j’ai souhaité, plus modestement, par petites touches impressionnistes, organiser dans un dialogue croisé quelques fragments de leurs témoignages restituant l’humeur d’une époque révolue.
Outre de devoir élaguer huit heures de rushes pour n’en conserver qu’une, il s’agissait de respecter un équilibre dans les temps de parole des intervenantes afin de ne pas privilégier l’une plus que les autres. Il fallait aussi trouver une harmonie entre leurs voix, et plus généralement, un rythme dans la progression du film avec une alternance de moments d’émotion et d’instants plus cocasses, ainsi l’évocation de quelques tensions entre le curé et la population, dignes de Don Camillo et le maire communiste Peppone, les personnages populaires de grands nanars à succès des années 1950.

Image de prévisualisation YouTube

Le bedeau, très en colère que la date ait été changée, alla même jusqu’à arroser abondamment la statue de Saint Bernard, à l’entrée du village, afin qu’il fasse pleuvoir le jour de la fête locale. Cet été, plus sûrement, un chapiteau avait été dressé sur le Pré Commun pour prévenir les risques d’intempéries.
Avec leur sensibilité de femme, nos quatre anciennes racontent leur village ariégeois aux heures sombres de l’Occupation, la peur des Allemands mais aussi la crainte de maquisards « pas toujours comme il faut » (!), les fiancés au front ou prisonniers.
Elles décrivent l’aspect peu engageant du Pré Commun abandonné autrefois à la libre circulation du bétail et des animaux de basse-cour. Elles regrettent la fermeture totale des commerces : il y avait dans leur jeunesse deux voire trois épiceries, un boulanger, un marchand de vaisselle, un coiffeur barbier. « On avait tout sur place, c’était bien vous savez » !
La vie était plus pieuse, une messe chaque dimanche et même le jeudi, le catéchisme, les vêpres ; on célébrait la Fête-Dieu, le mois de Marie. Même les cloches de l’église se font plus discrètes à la satisfaction de certains néo-ruraux.
Elles se rappellent les jours de lessive. Même en hiver, il fallait faire bouillir le linge et le bleu des hommes dans la lessiveuse avant de le rincer au lavoir. « J’ai cru que je n’avais plus rien à faire quand j’ai eu ma première machine à laver » se souvient Jacqueline.
Il était bien sûr impensable que je ne mette pas en valeur leur talent de cuisinière. Pour illustrer leur propos, j’ai puisé dans mes archives vidéo : j’avais tourné en 1990 la cérémonie du cochon et la fabrication des croustades dans la ferme familiale. Les images émouvantes, car certains des protagonistes ne sont plus de ce monde, restituent bien l’entraide qui régnait à l’époque ainsi que le savoir-faire dans ce qu’on qualifie parfois avec une pointe de nostalgie, la cuisine de grand-mère, une cuisine pleine de sentiment. Je souhaite bien du courage à Philippe qui, salivant devant son moniteur, ne désespère pas de convaincre la belle-maman de refaire une croustade. Attention, chef-d’œuvre à inscrire au patrimoine ariégeois de la gastronomie !
Le bon vieux temps n’était sans doute pas aussi bon que cela. On sait bien que selon le concept de cristallisation inventé par Stendhal, on a tendance à idéaliser les souvenirs. Fréquemment installées dans la ferme de leur mari, ces femmes étaient souvent sous l’autorité de la belle-mère qui tenait parfois les cordons de la bourse. L’une d’elles conclut : « Les femmes allaient travailler dans les champs, et quand elles revenaient, il y avait tout le dedans à faire … et le mari prenait La Dépêche (du Midi) … Ça a changé. C’était besoin ! »
On perçoit pourtant leur bonheur d’avoir connu une vie saine où régnait la solidarité : « Je crois bien qu’on s’aimait davantage. » C’est le mot de la fin du film … qu’il fallait maintenant projeter à la population dans la salle polyvalente du village.
En préambule, je pris la parole pour préciser, comme on dit, les intentions des réalisateurs.
Puis j’ai souhaité louer tous ces gens humbles et attachants qui adhèrent à nos projets de transmission de la mémoire du village, ces gens de peu, en citant les premières lignes du magnifique livre éponyme du regretté sociologue Pierre Sansot :
« Les gens de peu : l’expression me plaît. Elle implique de la noblesse. Gens de peu comme il y a des gens de la mer, de la montagne, des plateaux, des gentilshommes. Ils forment une race. Ils possèdent un don, celui du peu, comme d’autres ont le don du feu, de la poterie, des arts martiaux, des algorithmes. Ils ne concevaient pas leur différence comme une prétendue infériorité. Ils se levaient tôt, ils travaillaient plus tard et plus souvent. Une pareille condition ne signifiait pas qu’ils possédaient moins de valeur. Le peu ne présuppose pas la petitesse mais plutôt un certain champ dans lequel il est possible d’exceller. La petitesse suscite aussi bien une attention affectueuse, une volonté de bienveillance … »
Ce soir-là, les gens de peu de La Bastide étaient ces grandes dames ambassadrices de la mémoire de leur commune.
Puis la salle s’obscurcit …
Petite digression, autrefois, avant le « grand film », il y avait les actualités. Voici donc celles de La Bastide du Salat du 15 août 2015 : une belle cueillette d’oronges et de cèpes dans les bois de la commune.

Oronges et cèpes

Allez, passons aux choses qui nous préoccupent : dans la pénombre, un peu tendu, je surveillais du coin de l’œil les réactions de l’assistance.
Dépassant l’émotion, même cette chère Arlette qui nous avait quitté quelques semaines auparavant, enchanta les spectateurs (parmi lesquels sa fille et une de ses petites-filles) par sa gouaille et sa sympathie frondeuse, remplissant exactement la fonction que nous lui avions attribuée dans le montage. Ses « partenaires » semblaient aussi, à juste raison, fières de leur prestation. Quant au public (qu’on qualifiera donc de bon !), il réagissait là où nous l’avions souhaité.
Une surprise nous attendait à l’issue de la projection. Patricia Damien, une Bastidienne, chef de chœur dans le Petit Atelier de la Chanson, interpréta les génériques de début et de fin du film, Que reste-t-il de nos amours ? puis On n’a pas tous les jours 20 ans !
Les bals n’étant plus clandestins et ayant l’assurance que les gendarmes de la brigade voisine ne viendraient pas, Bébert qui venait de fêter, la semaine précédente, ses quatre fois 20 ans, effectua quelques pas de valse musette avec son épouse.
Cerise sur le gâteau ou la croustade (!), Patricia était accompagnée à la guitare par Jean-Louis Gonfalone … qui commençait dès le lendemain un montage avec Philippe. Qui sait si je ne vous entretiendrai pas un jour de ma rencontre avec cet homme humble, généreux, passionné et passionnant, comédien, musicien, metteur en scène, auteur, créateur de spectacles vivants, et sans doute bien d’autres choses encore. Les quelques riches heures partagées avec lui, la semaine suivante, m’auront laissé quelques « traces », il comprendra s’il me lit.
Puis, à l’invitation de madame le Maire, nous nous rassemblâmes au fond de la salle pour partager quelques … croustades, comme de bien entendu.
Les conversations se prolongèrent tard dans la soirée entre (plus) jeunes et anciennes dont les « douleurs de vieux » s’étaient miraculeusement envolées. On commentait certains moments du film, on évoquait d’autres souvenirs qui n’y apparaissaient pas, les yeux brillaient, les sourires éclairaient les visages, on eut droit de la part de certaines à quelques bises de remerciement. Je suis me suis même surpris dans un pseudo réflexe machiste et artistique mal contrôlé, de demander à mes « actrices » : « Alors, heureuse ? » !!!
Déjà, l’inévitable question fut posée : quel serait le sujet du prochain film ? Y-en-aura-t-il un à propos ? C’est vrai que devant ces visages heureux, l’envie naît.
Jean-Louis, qui sait de quoi il parle (!), nous a suggéré de faire une sorte de nuit blanche à La Bastide avec la projection en plein air sur le Pré Commun des quatre films déjà réalisés.
Voyez, les étés ne sont pas ennuyeux à la campagne. L’amour (des images) est dans le pré (commun). Vous comprenez maintenant pourquoi je vous ai délaissé au mois d’août ?

Il est possible de se procurer le dvd du film Voix de Bastidiennes auprès de la mairie de La Bastide du Salat
Tél : 05 61 96 60 36 (contact Philippe Morin)

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