Archive pour le 9 juillet, 2015

Trois jours en Alsace … et en Lorraine (3) : le pays du Saulnois

« Par un épais brouillard du mois de septembre, deux enfants, deux frères, sortaient de la ville de Phalsbourg en Lorraine. Ils venaient de franchir la grande porte fortifiée qu’on appelle porte de France. »
Pour commencer ma troisième balade dans l’Est de la France, il me plait de citer les premières lignes du Tour de France par deux enfants, le célèbre manuel de lecture, écrit par Augustine Feuillée sous le pseudonyme de G. Bruno, publié par Belin en 1877, qu’utilisèrent des générations d’écoliers des classes de cours moyen de la Troisième République. Son succès fut tel que son tirage atteignait les sept millions d’exemplaires en 1914 et qu’il était encore utilisé au début des années 1950.
Quitte à me reprocher, à juste raison quelque part, un certain passéisme, il faut reconnaître que ce livre très patriotique visait à la formation civique, géographique et historique, scientifique de nos chères têtes blondes en leur apportant des éléments vivants d’une véritable culture.
Certes antérieur à la seconde guerre mondiale, sa conception évitait sans doute le type de perle telle que celle commise récemment par la fille d’une amie, bonne candidate au brevet des collèges au demeurant. À la question – qui étaient les Résistants des maquis ? – elle répondit, imprégnée sans doute des sushis et makis du pays du soleil levant – Des Japonais ! Je sais bien qu’en souvenir de l’Occupation, Jean Yanne tourna (en dérision ?) dans les années 1970 Les Chinois à Paris, un film iconoclaste sur leur invasion de la capitale.
Je ferme la parenthèse car si le fameux manuel scolaire fut écrit dans un contexte de reconquête de l’Alsace et la Lorraine, c’est bien dans notre douce France que ce matin, mon frère et moi choisissons de nous promener, précisément dans le Saulnois ou pays du sel, une contrée rurale du sud la Moselle, au cœur du Parc Naturel Régional de Lorraine.
Après une courte halte à l’office de tourisme de Dieuze pour glaner quelques informations relatives à notre projet de visites, nous rejoignons le village de Lindre-Basse. Ce n’est pas un hasard si le coin s’appelle le pays des étangs, il en compte en effet plus de cent-trente, l’étang de Lindre étant le plus grand avec ses 1 000 hectares. Classé réserve naturelle, c’est un havre de paix où il fait bon vivre pour nombre d’espèces animales et végétales.

Lindre étang blog 4Lindre cigogne blog2

Tiens une cigogne ! C’est le réflexe classique et la remarque certes banale de tout touriste se promenant en Alsace et découvrant soudain dans son champ de vision un spécimen de ces échassiers emblématiques de la région.
Mon étonnement se justifie ici par le fait qu’outre nous soyons en Lorraine, ce sont plusieurs dizaines de cigognes qui nous contemplent du haut de leurs perchoirs aménagés.

Lindre cigogne blog1Lindre cigogne blog3

Leur présence s’explique par un programme de réintroduction de l’espèce, commencé il y a trente ans, pour sa préservation en Moselle.
A partir des années 60, le nombre de cigognes blanches avait considérablement baissé en France, notamment à cause des modifications de l’agriculture qui les privaient de leur nourriture, et la multiplication des lignes électriques sur lesquelles elles s’électrocutaient.
À Lindre, les oiseaux (moins cons que l’affirmait Chaval !) nous donnent une bonne leçon d’intégration et de migrations : c’est une population mixte, avec une vingtaine de sédentaires, jusqu’à soixante en hiver, qui réside aux abords de l’étang.
J’aperçois même quelques cigogneaux au nid. Dans quelques semaines, ils migreront, à raison de 300 kilomètres par jour, en suivant les courants ascendants de la vallée du Rhône puis du golfe du Lion. Puis en passant par le détroit de Gibraltar, ils s’établiront durant l’hiver au Maroc, Algérie jusqu’à la Mauritanie.

Lindre étang blog3Lindre étang blog1Lindre étang blog2

Loin du luxe et la volupté du musée Lalique visité la veille (voir billet du 3 juillet 2015), tout est calme sur les rives de l’étang, une invitation à un voyage bucolique dans les sous-bois. En cette heure apéritive, les oiseaux se sont réfugiés dans les roseaux, il est vrai qu’aujourd’hui mardi, c’est relâche, le pavillon des expositions racontant la vie au cœur des étangs est aussi fermé.

Lindre escargot blog

À défaut de grives, merles, foulques et autres poules d’eau, je m’attarde devant le spectacle attendrissant d’un splendide escargot de Bourgogne et d’une limace (elles pullulent sur le sentier).
Plutôt qu’appeler au secours le fabuliste en chef Jean de La Fontaine (dont j’aurai l’occasion de déclamer quelques vers plus avant dans mon billet), en voici un autre anonyme et talentueux déniché sur la Toile :

« Un bel escargot de bourgogne
Se promenait sur un chemin
Avant que le soleil ne cogne
Il avait plu de bon matin

Il était fier de sa coquille
Une confortable maison
Heureux d’être dans la famille
Des gastropodes du canton

Vint à croiser une limace
Sa cousine, nue comme un ver
Elle était beaucoup plus vivace
Mais elle n’avait de couvert

-Que tu dois être malheureuse
De circuler sans protection
Et ta queue est souvent terreuse
Que je te plains mon limaçon

C’était sa dernière parole
Un soulier s’abattait sur lui
Ecrabouillé, ce n’est pas drôle
Il rejoignait le paradis

Sur la limace la chaussure
N’eut pas du tout le même effet
Elle n’avait pas la peau dure
De ce contact elle en sortait

Ce ne sont pas les plus solides
Qui résistent aux mauvais coups
Soyez prudents, soyez lucides
Ne soyez jamais sûr de vous »

Je vous rassure de suite, mes souliers ont bien pris soin de laisser les deux gastéropodes à leurs conciliabules.
Je me rends maintenant, à une dizaine de kilomètres de là, dans le petit village de Marsal dont l’histoire est liée au sel, matière première d’importance en ces temps anciens exempts de réfrigérateur et où toute conservation d’aliments passe par la saumure.
Il doit son nom à ses nombreuses sources salées à l’origine d’ailleurs d’une végétation typique comme la salicorne ou passe-pierre.
Depuis le premier âge du fer (1 000 à 500 av. J.C), une activité d’extraction du sel s’est manifestée en Lorraine. Le bourg voisin de Château-Salins et le Saulnois, le pays naturel où je me trouve, tiennent aussi à l’évidence leur nom de l’exploitation du sel.
Ce qui va suivre ne manque pas de sel ou plutôt en manque singulièrement.
Nom de Dieuze ! Je comptais bien visiter le musée départemental du Sel installé dans la Porte de France, vestige des fortifications de Vauban, mais contrairement aux informations fournies par l’office de tourisme de Dieuze, c’est jour de fermeture. Dépliant à l’appui, je plaide ma déception mais la personne à l’accueil, quoique aimable, est intraitable.
À mon vif regret, vous devrez vous contenter de quelques photographies fournies par mon frère qui avait déjà visité ce musée retraçant à la fois l’histoire de l’ancienne place forte de Marsal et celle de l’or blanc à travers les techniques de production.

Marsal Maison du Sel blog1Marsal Maison du Sel blog2Marsal tableau reddition blog

À défaut, je peux tout de même vous entretenir d’un tableau (du moins une copie) du peintre flamand Van Der Meulen représentant la Reddition de Marsal, accroché aux cimaises du musée.
Artiste du XVIIe siècle réputé pour ses peintures de chevaux et paysages, appelé à Paris par Charles Le Brun Premier Peintre du roi et directeur de la Manufacture des Gobelins, il vient renforcer en 1665 l’équipe du souverain chargé de mettre en image les événements marquants de son règne.
Parallèlement, la reddition de Marsal (on dit aussi la réduction) fit également l’objet d’une tapisserie des Gobelins à partir de fils de soie, de laine et d’or, d’après un carton dessiné par le même Le Brun. Elle est visible au musée du Château Royal de Blois.
Jean de La Fontaine qui manquait un peu de liquidités à l’époque, flatta aussi le souverain avec ces quelques vers :

« Monarque le plus grand que révère la Terre,
Et dont l’auguste nom se fait craindre en tous lieux,
Près de toi le pouvoir des plus ambitieux
A moins de fermeté que l’argile et le verre.
Marsal qui se vantait de te faire la guerre,
Baissant à ton abord son front audacieux,
Dès le premier éclair qui lui frappe les yeux,
Se rend et n’attend pas le coup de ton tonnerre.
Si la fierté rebelle eut irrité ton bras,
Qu’il se fut signalé par de fameux combats,
Et qu’il m’eut été doux d’en célébrer la gloire.
Mais ma muse déjà commence à redouter
De ne te voir jamais remporter de victoires
Pour manquer d’ennemis qui t’osent résister. »

L’histoire de Marsal est mouvementée comme beaucoup de villes frontières en raison justement de la proximité de territoires ennemis.
Dès le XIIIe siècle, Marsal était une véritable ville fortifiée qui éveillait les convoitises des ducs de Lorraine, des Evêques de Metz, et des rois de France.
De 1553 à 1593, Marsal fut occupée par le roi de France avant qu’il ne doive la céder à Charles III duc de Lorraine. Le traité de paix de Vic-sur-Seille de 1632 fait à nouveau de la ville une possession royale pendant trois ans. En 1643, le traité de Saint-Germain prévoit le restitution au duc de Lorraine. En 1648, la reprise des hostilités entre la France et la Lorraine rendent cet accord caduc et la Lorraine retourne au roi de France. En 1659, le traité des Pyrénées redonne à Charles IV duc de Lorraine la possession de ses terres précédemment perdues. En 1662, par le traité de Montmartre, Charles IV accepte que la Lorraine revienne à la couronne de France à son décès, à l’exception de Marsal qui doit être restituée de suite. Mais il tarde à remettre la ville à Louis XIV, si bien que ce dernier décide de s’en emparer par la force. Quel bazar !
En tout cas, Vauban vient préparer le plan Marsal (!) au printemps 1663. Puis le 17 août, Louis XIV ordonne à François de Pradel et au comte de Guiche, lieutenant-général de Lorraine et du Barrois depuis 1662, d’investir la place défendue par le marquis d’Haraucourt gouverneur de Marsal. Le 18 août, ils sont suivis par le maréchal de La Ferté gouverneur de Lorraine qui dirige le siège avec des troupes levées dans les Trois Évêchés. Le 25 août, le roi se met en marche et arrive à Metz le 30 « suivi de Monseigneur le duc d’Orléans, son frère unique, des Princes de Condé et duc d’Anguien père et fils, de Monsieur le prince de Turenne maréchal général de France, du duc de Bouillon son neveu, des mareschaux de Grammont et Du Plessis, du comte de Soissons, du duc de Crequy et de plusieurs autres grans seigneurs, avec la plus belle troupe de gardes, gens d’armes et chevaux légers que jamais Roy de France ait eue. »
Le 2 septembre, la place forte est cédée au maréchal de La Ferté qui reçoit les clés de la ville des mains du prince de Lixen.
Entre temps, Louis XIV est rentré à Paris sans avoir participé à l’événement. On peut conclure donc que sa présence sur la tapisserie et le tableau est incongrue et que ces œuvres d’art constituent donc des images de propagande royale commandées par Colbert afin de « conserver la splendeur des entreprises du Roy ». 350 ans avant Photoshop, on savait déjà manipuler le peuple !
Je me console en franchissant la Porte de France. Constituée de deux arches, elle était percée de deux passages parallèles précédés de pont-levis, l’un pour la place forte, l’autre pour la saline. Sous ce dernier, est exposée une pompe d’extraction de la saumure.
Puis je retrouve mon véhicule à proximité des casernements de type Vauban érigés après la reddition. Ils contenaient à l’origine douze écuries, vingt-quatre chambres et un grenier à vivres.

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En route vers, à deux lieurs de là, Vic-sur-Seille où le peintre Georges de La Tour naquit le 15 mars 1593 et vécut son enfance. Sur la place Jeanne d’Arc du bourg (sa statue y trône évidemment), un musée départemental est dédié à l’artiste. Quelle veine, il est même ouvert ce mardi-là !

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Mon regard est d’abord attiré par une cabine téléphonique recyclée en … cabane à livres.
De La Tour lisait Sénèque, Épictète et Montaigne, les Vicois d’aujourd’hui déposent et empruntent gratuitement dans ce fonds original, exemple de transmission littéraire participative.
Le sous-sol du musée abrite des collections reprises à l’hôtel de la Monnaie tout proche et des œuvres exhumées lors de fouilles dans les environs : ainsi, l’émouvante sculpture de La pâmoison de la Vierge du Maître de Chaource, l’artiste le plus marquant de la sculpture troyenne du XVIe siècle.

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Accomplis-je pêché de gourmandise si je bois un calice jusqu’à la lie d’un vin de Moselle pour accompagner mon chaource, un fromage très ancien de l’Aube et l’Yonne que Marguerite de Bourgogne exigeait à sa table ?
Loin de moi l’idée de blasphémer mais il est d’autres œuvres, par leur originalité, à exposer des saints à la damnation, ainsi Saint Livier et un Saint Christophe géant, en bois polychrome.

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Bien que portant son nom, le musée de Vic ne possède en son sein que deux tableaux du maître du clair-obscur. Cet après-midi, ils sont d’ailleurs plus obscurs que clairs, accrochés aux murs d’une pièce minuscule dans laquelle un artisan bricole dans une semi pénombre.
Attention chefs-d’œuvre ! Il me demande de ne pas trop m’en approcher au risque de déclencher l’alarme.Georges_de_La_Tour_Tête_de_femme

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Acquise avec l’aide du Conseil général de Moselle (190 000 euros tout de même sans les frais !), la Tête de Femme, possiblement Sainte Anne, serait un fragment d’une Éducation de la Vierge datée entre 1646 et 1650.
En 1992, suite au décès d’un riche parisien, un commissaire-priseur évalua à 1 500 francs l’autre tableau Saint Jean-Baptiste dans le désert. Mise aux enchères à la galerie Drouot en 1993, l’œuvre acheva sa course marchande dans une vente Sotheby’s à Monaco où elle fut préemptée par l’État pour le département de la Moselle, afin qu’elle retournât sur la terre natale de l’artiste. Jean-Baptiste y est représenté sous les traits d’un maigre adolescent androgyne donnant à manger à son agneau.
« Véritable défi à la raison raisonnante, Georges de La Tour reste une exception et une énigme dans l’histoire de l’art. À peine est-il mort qu’il disparaît totalement dans les oubliettes de la mémoire malgré la renommée qu‘il a connue en son temps, particulièrement dans sa Lorraine natale. Pire même : pendant plus de deux cents ans, ses œuvres seront attribuées à d’autres, Zurbaràn, Murillo, Vélasquez, notamment. Redécouvert à l’aube du XXe siècle, le maître de Lunéville connaît désormais une gloire égale à celle d’un Vermeer ou d’un Rembrandt, en dépit des nombreux mystères qui entourent sa vie et son œuvre.
Son œuvre, il est peu de dire qu’elle pose problème, même aux meilleurs spécialistes. La rareté des toiles identifiées à ce jour, une quarantaine, la difficulté d’attribution de certaines autres, l’interrogation continue sur leur chronologie, le grand nombre de copies, laissent la place à toutes les hypothèses et à des reconstitutions plus ou moins arbitraires. Tout, chez lui, tient du probable et de l’ambigu.
Malgré cela – et peut-être à cause de lui -, l’œuvre de la Tour ne lasse pas de fasciner … »
Fils de boulanger devenu hobereau par la grâce d’un mariage avisé, Georges de La Tour fut aussi un artiste béni des rois et des ducs de Lorraine. Il vécut près de soixante ans, traversant les mouvances de l’Histoire, la prospérité lorraine comme la famine, la peste et le début de la guerre de Trente ans.
« Peintre des clairs-obscurs, artiste sans visage – on ne possède même pas un portait de lui !-, Georges de La Tour est un artisan des lumières. Flamme, flammèche, chandelle, torche, flambeau … illuminent de leur éclat sélectif ses personnages. ».
Je suis ému de pouvoir admirer, presque confidentiellement, deux de ses toiles dans le village de son enfance.

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Changement d’ambiance et de motif : surgit en pleine lumière, dans la cage d’escalier, une toile gigantesque destinée à l’origine au Sénat. En pleine nature est une œuvre d’Émile Friant, peintre et graveur naturaliste né à Dieuze en 1863.
Le temps passe trop vite, malgré tout, mon regard s’attarde encore, allez savoir pourquoi, sur une vanité, une scène évoquant L’attente, une toile pastorale du peintre mosellan Edmond Louyot Le mouton à la porte rouge, et là c’est mon sang normand qui ne saurait mentir, un paysage des falaises de Varengeville où vécut son auteur Eugène Isabey.

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À quelques pas du musée, j’admire maintenant la façade, remarquablement ouvragée, de l’hôtel de la Monnaie, un bâtiment, entre gothique et renaissance, édifié au XVe siècle. Malgré son nom, rien ne permet d’affirmer qu’on y battait la monnaie. Il semble plutôt qu’il abritait une recette épiscopale où les taxes étaient perçues.

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Encore quelques pas et j’atteins l’église paroissiale Saint Marien, là-même où fut baptisé Georges de La Tour.
À l’extérieur, sur un tympan gothique, un sculpteur a représenté, vers 1 300, plusieurs épisodes de la vie du patron de la paroisse. Plus probablement, l’hagiographie emprunterait à plusieurs saints légendaires. Clin d’œil à mes amis d’Ariège mécontents de leurs ursidés slovènes, la première scène montre deux ours apportant du miel et du pain à Saint Marien qui vit en ermite dans la forêt.

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Je me glisse dans les rues étroites pour rejoindre le château des évêques de Metz dont il ne subsiste aujourd’hui qu’une porte flanquée de deux tours et une partie des douves.

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La promenade s’achève par une petite halte fraîcheur à la terrasse du café Au Vic tu ailles. Au-delà du jeu de mots, vous savez qu’il me plait souvent d’associer nourritures spirituelles et terrestres. On a toujours besoin de petits pois chez soi, dit-on, alors même s’il n’appartient pas aux collections du musée, j’ai envie de vous offrir le tableau de Georges de La Tour Les mangeurs de petits pois.

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On y retrouve les caractéristiques de sa peinture, le fond sombre, la scène peu profonde arrachée à la pénombre par une lumière rasante, l’expressivité des personnages par leurs mains et leur regard, le motif aussi, des gens de peu qui mangent leur pitance même pas cuisinée.
N’était-il pas beau mon petit tour par la Lorraine même sans sabots ?

Publié dans:Ma Douce France |on 9 juillet, 2015 |2 Commentaires »

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