Trois jours en Alsace (2): Le musée Lalique à Wingen-sur-Moder

Pour ma seconde balade en Alsace, je me rends précisément à Wingen-sur-Moder, modeste village du Bas-Rhin, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Saverne.
Dans cette commune appartenant au parc naturel régional des Vosges du Nord, s’est ouvert en juillet 2011, un musée consacré au maître verrier et bijoutier René Lalique et à ses successeurs.

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Lalique, un nom mythique pour faire rêver mes lectrices et sans doute quelques lecteurs : « Un seul artiste, et des plus grands, René Lalique eut le don de faire passer sur le monde un frisson de beauté nouvelle » écrivit l’historien d’art Henri Clouzot. Comment cette personnalité, pour ne pas dire cette marque de fabrique, se retrouve-t-elle associée à ce Pays de la Petite Pierre méconnu aux confins de la Moselle ? Née en 1860 à Aÿ en Champagne, n’y ayant jamais vécu, rien ou presque ne l’y prédisposait.
La tradition verrière dans les Vosges du Nord est cependant ancienne. Elle semble remonter à la fin du XVe siècle. Les maîtres-verriers trouvèrent là les matières premières nécessaires à l’exercice de leur art : la silice provenant de la désagrégation du grès, une roche prépondérante dans la région, et le bois des forêts abondantes comme combustible.
Il s’agissait à l’époque de verreries itinérantes, les verriers s’installant en pleine forêt, de préférence une hêtraie, en exploitaient le bois le plus accessible durant quelques saisons avant de migrer vers d’autres clairières. C’est dire le préjudice écologique de cette activité à laquelle la guerre de Trente Ans et les guerres de Succession portèrent le coup de grâce.
Avec le retour à la paix, l’industrie du verre connut un nouvel essor. Cette fois, les verreries se sédentarisèrent et parmi celles fondées au siècle des Lumières (est-il nécessaire de préciser qu’il s’agit du XVIIIe siècle, l’étude de cette période devenant optionnelle dans les programmes de la réforme contestée de l’Éducation Nationale ?!) certaines, dans la région, accédèrent à la renommée, telles celles de Meisenthal, Goetzenbruck et Saint-Louis en Lorraine, et celles du Hochberg et de Wingen en Alsace.
Ça ne vous explique toujours pas pourquoi et comment René Lalique a débarqué à Wingen-sur-Moder ! Justement, je vais l’apprendre au long de la visite du musée qui lui est consacré. L’artiste nous accueille d’ailleurs sur une découverte grandeur nature, tenant entre ses mains une de ses œuvres, un vase Lézards et bleuets.

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Petit garçon adorant sa campagne champenoise natale, René aime à rêver devant la nature qui va constituer une inspiratrice féconde. Observateur attentif des êtres et des choses, il les examine, épie leurs lignes, leurs formes, leurs structures. Il scrute les plantes et les fleurs, il étudie la vie aquatique, les reptiles, les oiseaux, les insectes, il interroge le sol et le ciel, les plantes et les arbres. Il aime dessiner aussi et même bien.
René a seize ans quand son père décède. Le temps de la jeunesse insouciante s’arrête. Il entre en apprentissage chez le bijoutier parisien Louis Aucoc. Tout en apprenant les techniques de la bijouterie et joaillerie, il suit des cours à l’École des Arts décoratifs de Paris puis séjourne deux ans à Londres au Sydenham Art College.
En 1882, il s’installe à son compte comme dessinateur de bijoux et crée pour de grandes maisons de joaillerie tells que Jacta, Aucoc, Cartier, Hamelin, Boucheron, Destape. Il a vingt-cinq ans lorsque Jules Destape lui vend son atelier, place Gaillon à Paris.

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Volant désormais de ses propres ailes (de libellule ?), René Lalique se révèle bientôt comme l’inventeur du bijou moderne (selon l’expression d’Émile Gallé) malgré le scepticisme du joaillier Vuilleret : « Tu veux faire des dessins de bijoux, mais cela ne mène à rien ! Tu verras que dans deux ou trois mois, tu ne sauras plus qu’inventer et, arrivé au bout de ton rouleau, tu seras bien obligé de t’arrêter. »
C’est ainsi qu’en dépit de ces conseils « clairvoyants », environ cent trente ans plus tard, le public (pas uniquement féminin) s’extasie toujours devant les vitrines d’une première salle dédiée à ses créations de bijoux. Dans la pénombre du musée, de microscopiques projecteurs LED mettent en lumière les œuvres.

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Ses bijoux avant-gardistes plaisent avant tout à une élite intellectuelle et artistique, éloignée des conventions, susceptible d’en apprécier la beauté malgré la relative pauvreté de certains matériaux utilisés. Ainsi, il n’hésite pas à associer à l’or et aux pierres précieuses, des matières moins nobles comme la corne, l’ivoire, l’émail, des pierres plus modestes comme les corindons et sardoines, agates et cornalines, jaspes et opales, bien entendu aussi le verre. Foin de la valeur monétaire, « mieux vaut la recherche du beau que l’affichage du luxe ».
La comédienne Sarah Bernhardt figure parmi ses clients les plus illustres et lui commande pour la scène, diadèmes, colliers, ceintures, en fonction de ses rôles.
Les bijoux ne sont pas seulement destinés aux femmes, ils sont souvent eux-mêmes femme. Selon sa règle des 3 F, Faune Flore Femme, il a l’audace d’utiliser le corps féminin, osant même la nudité, comme élément d’ornementation.
Visages de face ou de profil, sous les traits de son épouse Alice ou de divinités de l’Antiquité, femme mutante se métamorphosant gracieusement en partie en scarabée, libellule, paon, cygne, et évidemment fleurs, la femme est omniprésente.
À propos, savez vous que le cygne, monogame et fidèle, symbolise l’amour éternel. Je ne veux pas être le vilain canard du conte d’Andersen, ma gente lectrice masculine peut donc offrir en toute confiance un pendentif avec cygnes et lotus à la bienaimée …
Il y a dans les bijoux de Lalique, la délicatesse de l’art japonais, des références à la mythologie, des ambiances fantastiques. Marqué par le naturalisme, Lalique baigne aussi dans le symbolisme, courant qui surgit justement à son époque. Certains de ses bijoux rappellent des toiles de Gustave Moreau, comme sa Fée des eaux. Ne me demandez pas pourquoi, j’ai envie de vous citer ici l’énigmatique Sonnet en X de l’hermétique Mallarmé, chef de file de ce courant artistique :

« Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore

Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx
Aboli bibelot d’inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s’honore.)

Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,

Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l’oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor. »

Pour prolonger le chapitre littérature, René Lalique, bien qu’inspiré par le corps de la femme et le siècle des Lumières, n’alla pas jusqu’à concevoir Les Bijoux indiscrets tels que les imaginait Diderot (que je rencontrerai bientôt dans un très prochain billet) dans son roman libertin publié anonymement en 1748. L’homme de l’Encyclopédie y racontait l’histoire du sultan Mangogul du Congo qui recevait du génie Cucufa un anneau magique possédant le pouvoir de faire parler les « bijoux » (les parties génitales) des femmes. Les contemporains reconnurent facilement derrière le sultan et sa favorite Mirzoza, leur souverain Louis XV et la marquise de Pompadour.

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Dans le cabinet graphique qui succède à la salle des bijoux, un panneau didactique présente le livre de vérité de René Lalique : « Ses études, ses projets préliminaires, ses dessins préparatoires annotés montrent comment il mûrit ses créations. Ses dessins, empilés par centaines, constituent le livre de vérité de l’artiste, sorte de confession graphique de son labeur quotidien. Toute sa vie, il gardera dans sa poche de petits carnets de croquis recouverts de toile noire, des carnets qu’il remplit de figures et d’arabesques frémissantes de vie, entremêlées de réflexions de toutes sortes, de recettes de cuisine, d’adresses d’artisans, de citations poétiques. »
René Lalique est révélé définitivement au grand public à l’occasion du Salon de 1895. Sa renommée devient internationale lors de l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Son stand Art Nouveau connaît un triomphe. Devant un grand format de photographie de son stand Art Nouveau, on plonge dans l’ambiance de cette manifestation.

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Un autre visuel animé cette fois nous montre la foule exclusivement masculine des officiels en redingote et chapeau haut de forme caractéristiques de la bourgeoisie de la Troisième République.
J’imagine un instant ma si chère mémé Léontine, modeste paysanne de Picardie, éblouie devant tant de merveilles, elle qui s’extasiait souvent par un « Oh q’c’était beau ! », elle pour qui son mari, à partir de divers objets de cuivre et laiton ramassés sur les champs de bataille de la Grande Guerre, cisela des … léontines, ces chaînes ornementales tenant le milieu entre le collier et la ceinture.
Une autre photographie géante immortalise la fontaine lumineuse Les sources de la France, un des symboles de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et modernes de Paris sur l’esplanade des Invalides, en 1925, à l’occasion de laquelle René Lalique connut un véritable triomphe.

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Entre temps, la notoriété acquise et la reconnaissance internationale lui ont permis progressivement de se consacrer à son intérêt premier, l’art du verre.
Au début du XXe siècle, les femmes n’ont en matière de parfumerie que les fioles d’apothicaires et les luxueux flacons en cristal fabriqués par les grandes manufactures.
Sa rencontre, en 1907, avec le parfumeur François Coty ouvre à René Lalique de nouvelles perspectives. Un sacré personnage aussi que ce François Coty qui comme son patronyme ne l’indique pas est corse (de son vrai nom, Joseph Marie François Sportuno). Homme politique, artiste, économiste, financier, sociologue, industriel, il révolutionne le monde des parfums et des cosmétiques.
« Donnez à une femme le meilleur produit que vous puissiez préparer, présentez-le dans un flacon parfait (d’une belle simplicité mais au goût impeccable), faites-le payer un prix raisonnable, et ce sera la naissance d’un grand commerce, tel que le monde n’en a jamais vu ». Coty a compris déjà l’importance du packaging et fait donc appel au désormais célèbre René Lalique qui inaugure leur longue collaboration avec le flacon du parfum L’Effleurt aux lignes pures en cristal, une étiquette vignette en verre collé et un bouchon orné de deux cigales inspirées de l’art naturaliste.

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Sollicité par d’autres parfumeurs de renom, Lalique crée pour D’Orsay la série des Roses, Ambres et Poésie, puis pour la Maison Worth, les emblématiques Vers le jour, Dans la nuit, Sans adieu, Je reviens … de véritables invitations à l’amour.

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Par transparence, les nus sculpturaux de femmes ondines ou sirènes, chevelures dénouées et nageoires ondulantes, semblent en suspension dans l’ambre des parfums. Cela me renvoie à la poésie des nageuses photographiées par John Batho dans la piscine de Trouville (voir billet du 16 septembre 2009 Croisière dans la couleur avec John Batho). Carrément enivrant !
Il est temps que je vous dise qu’après avoir construit un atelier dans sa propriété de Clairefontaine près de Rambouillet, Lalique loue, en 1909, la verrerie de Combs-la-Ville en région parisienne, puis en 1919, se rend en Lorraine et en Alsace à la recherche d’un lieu approprié à la production d’objets en verre en série avec des ouvriers qualifiés. C’est ainsi qu’il installe, en 1920, la verrerie d’Alsace à Wingen-sur-Moder, un demi-siècle après la fermeture de la verrerie du Hochberg, vous comprenez maintenant la présence du musée dans ce village. Il bénéficie en la circonstance des faveurs du Président de la République Alexandre Millerand qui cherche à faire de la Lorraine et l’Alsace retrouvées des vitrines de la France.
Après les flacons de parfums, René Lalique diversifie son champ d’activité et, grâce à ses techniques de production en série, il s’intéresse notamment aux arts de la table.
Je m’attarde devant la pièce « royale » du musée, un surtout offert par la Ville de Paris à leurs majestés britanniques le roi George VI et la reine Elizabeth lors de leur visite en France en 1938.

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Le surtout était un centre de table très en vogue du XVIIe au début du XXe siècle. Il apparut alors que le service de table se transformait, au lieu de disposer tous les plats au centre de la table, on les apportait un à un, ce qui laissait donc un vide à combler.
La caravelle rappelle le blason de la ville de Paris, la corporation des Nautes et la devise Fluctuat nec mergitur. À la quête de quelque poisson rejeté (?), des mouettes accompagnent le navire. Un service Mouettes fut aussi créé pour la circonstance.
J’adore le poisson mais j’avoue que je ne me vois pas savourer un cabillaud à la sauce Dugléré, comme le préparait excellemment ma chère maman, avec « ça » devant mon assiette, sinon que, eh oui ça en jette, c’est un Lalique !
Dans le même esprit, je ne suis pas trop fan de quelques objets décoratifs et trophées que René ajoute bientôt à son catalogue.

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« La plus noble conquête que l’homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux cheval, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats », ainsi Buffon commençait son Histoire naturelle consacrée à l’équidé. En 1929, Lalique créa deux chevaux dédiés aux deux courses hippiques les plus célèbres et élégantes de l’époque, le Derby d’Epsom en Angleterre et le Longchamp du nom du champ de courses où se dispute le prix de l’Arc de Triomphe.

3_slide_19Il n’oublia pas les chevaux vapeur et, en 1925, il conçut des bouchons de radiateur pour décorer les calandres de prestigieux véhicules des années folles.
Ses héritiers ont créé en 2014 une série Éléphant dansant en cristal moulé d’après un modèle de Rembrandt Bugatti de 1903.
De même, on peut voir des médailles récompensant les lauréats de Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en 1992. Je me suis souvent demandé si les récipiendaires de ces trophées avaient conscience de leur valeur artistique et n’y attachaient pas plus d’intérêt que pour la peluche du sponsor qu’on leur fourrait dans les bras.
« J’estime que quand un artiste a trouvé une belle chose, il doit chercher à en faire profiter le plus grand nombre de gens possible. » Ainsi, René n’avait aucun état d’âme à fabriquer ses créations en série.
Il s’intéresse également à l’architecture religieuse. Ainsi, on peut admirer une représentation photographique de son travail pour le chœur de l’église Notre-Dame de Fidélité à Douvres-la-Délivrande dans le Calvados.

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« C’est à vous, verriers du siècle, que reviendra l’honneur d’avoir senti et affirmé les admirables ressources qu’offre à l’architecte et au décorateur l’emploi de cette matière brillante et discrète à notre choix, solide et complaisante, qui se prête à des combinaisons utilitaires ou ornementales quasi infinies » déclare-t-il. C’est ainsi que lys et anges se sont invités sur l’autel et la grande croix de l’église St-Matthew de Jersey.
Cet éclectisme le conduira vers des pistes insoupçonnées. « Que de chemin accompli par cet artiste dont l’œuvre a commencé par orner des chignons, des corsages et des bustes autour de 1900, puis fini par garnir des paquebots (le Normandie), des églises, des wagons-lits (l’Orient-Express) et des hôtels de luxe. »

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René Lalique meurt le 1er 1945 mais la pérennité de la maison est assurée. En effet, Lalique est une histoire familiale qui continua avec ses enfants Suzanne et Marc, et sa petite-fille Marie-Claude. C’est Marc qui abandonna définitivement le verre au profit du cristal, le contraste entre la transparence et le satiné trouvant dans la pureté de cette matière, son expression maximale.
Lalique appartient désormais depuis 2008 à la société suisse Art et Fragrance.

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Mon fantasme le plus fou ne serait-il pas de devenir objet-livre pour être étreint par deux jeunes femmes au corps sublime ? Prient-elles pour qu’il se réalise ? J’en doute ! L’œuvre s’appelle Rêverie. Qui sait si elles ne désespèrent pas plutôt de l’inculture naissante.
Je me pose quelques instants devant une réédition d’un des fleurons de la marque, le célèbre vase Bacchantes. Il serait produit à 1 800 exemplaires par an. Trente heures et vingt-cinq personnes sont nécessaires à la réalisation d’un vase.

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De jeunes prêtresses de Bacchus offrent leurs courbes voluptueuses en bas-relief. Le satiné du cristal rappelle la finesse du grain de la peau. Une véritable ode à la sensualité même si je ne suis pas persuadé que j’aimerais voir trôner ce vase avec des fleurs dans l’entrée de mon domicile. De toute manière, j’ai une héritière qui préfère les meubles IKEA à une ancienne armoire normande, alors … !
Près de la sortie, sur un mur d’images, ont peut découvrir quelques étapes de la fabrication de ces œuvres. Rééditions d’œuvres et créations contemporaines naissent toujours dans l’usine de Wingen-sur-Moder qui ne se visite pas.
Je m’inquiète pour ma carte bleue, sa grand-mère semble plus sensible au charme du poète du verre et s’attarde devant la vitrine des bijoux en vente à l’accueil.
Les collectionneurs ne s’intéressent qu’aux pièces produites par le maître de son vivant, signées René Lalique et considérées comme originales. Le R fut abandonné en 1945 par Marc Lalique et la signature des pièces en cristal devint Lalique France. Le prix varie en conséquence d’un coefficient de 1 à 5. Pourvu que … !

Publié dans : Coups de coeur, Ma Douce France |le 2 juillet, 2015 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 4 juillet, 2015 à 8:57 Henri-Etoile écrit:

    Il n’y a pas de Hasard….. https://plus.google.com/u/0/photos/103292260776749303206/albums/6157733909328692305/6157754705550338450?pid=6157754705550338450&oid=103292260776749303206
    et https://plus.google.com/u/0/photos/103292260776749303206/albums/6139519205732920929/6139527146046528642?pid=6139527146046528642&oid=103292260776749303206

    Ce Musée est incroyable!!!

    http://www.museeverre-tarn.com/?lang=fr

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