Archive pour août, 2012

Le café Sauné à La Bastide du Salat (Ariège)

Six semaines sans publier un article, je comprends que vous puissiez nourrir quelque inquiétude. Infondée cependant, je vous rassure. Ne voyez là aucun effet du climat émollient de l’île de Beauté même si le « Fango corse » c’est de la sieste organisée, on se déplace pour être sûr qu’on ne dort pas, on se prélasse » comme je vous l’avais décrit dans un billet daté du 14 aout 2010.
En fait, mon temps a été beaucoup occupé par la réalisation d’un film dans le petit village d’Ariège que je fréquente assidûment en période de vacances.
Pour vous en expliquer la genèse, il me faut revenir quelques années en arrière. Á l’occasion d’une mounjetado, le cassoulet ariégeois servi traditionnellement à la population lors des fêtes locales, je fis la connaissance d’un voisin nouvellement installé de l’autre côté du pré commun. Lui à la tête d’une petite société de production vidéo, moi professeur réalisateur de documents audiovisuels au sein de l’Éducation Nationale, le feeling passa rapidement entre nous, l’Image se situant naturellement au centre de nos conversations.
En Afrique, on dit que lorsqu’un griot s’en va, c’est une bibliothèque qui disparaît. Un village sans racines ni mémoire devient muet. Ainsi, germa l’idée de mettre bénévolement notre savoir-faire pour constituer une mémoire du village en enregistrant les anciens de la commune, dépositaires d’un riche patrimoine culturel. Ils sont les derniers témoins d’un monde rural en pleine mutation depuis le milieu du vingtième siècle.
L’an dernier, Jean Martres, volubile nonagénaire, ancien maréchal-ferrant du village, inaugura cette série de témoignages en égrenant ses souvenirs. Ainsi naquit le film MÉMORABLE ! dans lequel, à travers moult anecdotes, mêlant humour et émotion, il fit revivre son village tel qu’il le connut autrefois avec ses commerces et ses loisirs. Il y évoquait également son enfance, le temps heureux de l’école communale, puis sa jeunesse bientôt fauchée par la seconde guerre mondiale qui se profilait.
Engagé dans les forces de résistance, il racontait son périple jusqu’à Berlin libéré où il défila avec les troupes alliées. Au cours de celui-ci, lors du franchissement des Vosges, malade, il avait été recueilli durant quelques jours par une famille de paysans alsaciens de Sondernach, au fond de la vallée de Munster, dont il conserva un souvenir profondément ému, en particulier de la jeune fille de la ferme alors âgée de dix-sept ans.

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Comprenez que suite à cette séquence de cinéma réalité au sens noble du terme, jouant les Jacques Pradel, j’entrepris de lancer un avis de recherche pour retrouver trace, soixante six ans après, de l’accueillante demoiselle prénommée Anne-Lise.
Nul besoin de Facebook ou des Copains d’avant, grâce à l’internet et un mail adressé à la secrétaire de mairie de Sondernach, il me suffit de quelques jours pour la localiser puis la contacter dans un hameau du département des Hautes-Alpes, ainsi d’ailleurs que son frère cadet à la retraite dans la ferme familiale. Depuis lors, tous trois entretiennent une fréquente correspondance téléphonique, émus et heureux de pouvoir évoquer cet épisode marquant de leur jeunesse. Comme quoi, la sale Histoire de la guerre engendre parfois de jolies histoires !
Cette seule anecdote justifie involontairement la réalisation d’un tel film. Les deux projections connurent un franc succès auprès de la population, nous incitant à poursuivre dans la collecte des témoignages. D’autant plus que ce premier film eut également comme effet de décomplexer les habitants du village et d’acquérir leur confiance en vue de leur collaboration pour une nouvelle aventure en images.
Mon prochain sujet me trottait déjà dans la tête : plus qu’une personne, c’était une institution familiale, un lieu plus que centenaire, le dernier commerce du village, le Café.
Qu’ils soient bar, bistroquet, buvette, caboulot, café, caboulot, estaminet, gargote, rade, taverne, troquet ou zinc, j’entretiens une sympathie particulière pour les petits bistrots de campagne ou de quartier.
Le romancier Alphonse Boudard, auteur du Café du pauvre, écrivit à leur gloire : « Quel que soit le nom qu’on lui donne, les délices qu’on y sert, l’essentiel est là, oui! La patine des murs, la crasse chaleureuse. Faut jamais le repeindre, le bistrot! Ou alors faire extrêmement attention à ne pas bousculer l’œil avec du neuf trop agressif…laisser intact le souvenir des flammes de punch, fumées diverses, pipes, cigares…l’âme des cahouas de toutes sortes, passés, forcés, infusés, bouillus…Tous les goûts sont derrière la dalle en pente. »
Autrefois, il y avait presque toujours un café en face de l’église. Les hommes s’y retrouvaient en attendant que leurs épouses sortissent de la messe du dimanche matin ou des vêpres.
Certains curés et sacristains, hommes faillibles malgré tout, ne détestaient pas goûter aussi à d’autres flacons que le vin de messe. René Fallet évoqua l’un d’eux dans son truculent roman Le Braconnier de Dieu.
Le village de La Bastide du Salat ne déroge pas à la tradition et le café Sauné fait face à la maison de Dieu certes de moins en moins fréquentée, la crise de recrutement des prêtres n’y étant pas étrangère.
Pour ces raisons diverses et variées, j’entrepris donc la réalisation de « TRINQUONS Á UN CENTENAIRE, les souvenirs du café Sauné à La Bastide du Salat ».
Au premier abord, la façade défraîchie du café, ses enseignes délavées, ses persiennes fermées aux heures chaudes de la journée, pourraient laisser croire qu’on a définitivement descendu le rideau de fer comme malheureusement dans beaucoup de campagnes françaises.

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Il n’en est rien et le badaud ou touriste en goguette qui ose pousser la porte avec fermeté, voit sa curiosité vite récompensée.
Maryse Sauné-Rousseau, la tenancière actuelle, appliquant presqu’à la lettre les préceptes d’Alphonse Boudard, a préservé avec goût l’aspect d’origine de l’établissement, un peu dans l’esprit d’une conservatrice de musée. D’ailleurs, vous avez envie avant de consommer, d’admirer comme dans une galerie, les vieilles photos et les réclames accrochées aux murs, les vitrines remplies de vieux apéritifs ou d’objets anciens liés à la vie du café, boules de billards, appareils à musique …
Les murs sont eux-mêmes tapissés de vieux hebdomadaires invendus datant du temps où le café avait en outre des activités annexes telles un atelier de cycles, la vente de TSF et le dépôt de journaux.

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Les aboiements du chien rôdant sous une des banquettes alertent la patronne de l’entrée d’un client. Le nouveau venu s’étonne de l’absence de comptoir, un vaisselier antique en fait office dans un coin. Ici, le café fait partie de la maison et la salle proprement dite est attenante à l’habitation. Les chats y ont également droit de cité.

«… Si tu me payes un verre, tu pourras si tu veux
Me raconter ta vie, en faire une épopée
En faire un opéra… J’entrerai dans ton jeu
Je saurai sans effort me mettre à ta portée
Je réinventerai des sourires de gamin
J’en ferai des bouquets, j’en ferai des guirlandes
Je te les offrirai en te serrant la main
Il ne te reste plus qu’à passer la commande … »

Ainsi commence le film avec cette strophe d’un magnifique poème du regretté Bernard Dimey, celui-là même qui sut rimailler le vin et les bistrots de Montmartre. Ah le Lux Bar et le Gerpil’ sur la butte ! Il ne fit pas que cela, c’est lui aussi qui écrivit Syracuse, cette merveilleuse chanson popularisée par Henri Salvador et Yves Montand, ainsi que les Enfants de Louxor.

« Les enfants de Louxor ont quatre millénaires,
Ils dansent sur les murs et toujours de profil,
Mais savent sans effort se dégager des pierres
À l’heure où le soleil se couche sur le Nil.
Je pense m’en aller sans que nul ne remarque
Ni le bien ni le mal que l’on dira de moi
Mais je déposerai tout au fond de ma barque
Le caillou ramassé dans la Vallée des Rois. »

Bref, un poète qui fait rêver. Pour les besoins du film, j’ai souhaité que Denis Rolland, acteur et chanteur dont j’avais fait la connaissance lors de la représentation des Vaches rient de l’amour au village, l’hiver dernier, prennent ses mots en bouche. Il a accepté volontiers.
Comprenez que je passe commande à Maryse : « un grand verre de souvenirs avec un zeste d’émotion » ! Elle me comble en relatant l’histoire et la vie du café depuis sa création vers 1900 par son grand-père Émile et son épouse Adèle jusqu’à nos jours.
Elle commence même par évoquer son arrière-grand-père Jean-Marie qui, au dix-neuvième siècle, faisait le commerce de bois transporté jusqu’à Toulouse par des bœufs avant qu’enfin, la micheline fasse halte au passage à niveau de Castagnède, de l’autre côté du pont enjambant le Salat.

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Il eut trois fils trois fils, Ernest, Émile qui créa donc le Grand Café ( !) et Basile Félicien, une grande figure de l’aviation militaire.

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Après avoir ouvert avec son frère le commerce de cycles, Basile, pris de passion pour les sports aéronautiques, intègre les écoles de pilotage de Pau et Cazaux avant d’être envoyé en Grèce, sur le front d’Orient, où les troupes alliées combattent depuis la ville de Salonique, les forces germano-bulgares.
Á bord de son chasseur Nieuport, au sein de l’escadrille 531 créée en mars 1918, Basile, promu sous-lieutenant, « vole » de succès en succès, abattant en moins d’un mois plusieurs avions ennemis, ce qui lui vaut le titre prestigieux d’as de l’aviation.
Lors des moments d’accalmie, Basile régale de ses acrobaties la population d’Athènes qui le surnomme bientôt « Monsieur Choumbas », le fou volant. Pour illustrer cette anecdote, je demande à Maryse de lire un extrait du journal grec L’Ethnos qui conte avec humour les facéties de Basile au-dessus de l’Acropole.
Dans la même escadrille, Basile rencontre Dieudonné Costes, un autre aviateur de grand talent, avec lequel il se lie d’amitié. Sans sa fin tragique en Macédoine, le 21 juin 1918, Basile Félicien Sauné aurait été probablement, quelques années plus tard, l’équipier de Costes lors des premières traversées sans escale de l’Atlantique Sud depuis le Sénégal jusqu’au Brésil, puis de l’Atlantique Nord dans le sens Est-Ouest, du Bourget à New York. Les rafales d’une patrouille de chasseurs allemands disposèrent autrement de son destin.
La guerre terminée, son frère Émile, également parti en Grèce, reprend alors la gestion du café et de l’atelier de cycles jusqu’au début des années 1960.

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« Les cafés du coin et de village sont des lieux de dialogue et ils jouent un rôle social à travers les populations, depuis toujours, au travers des vies aussi qui se sont faites et défaites, des têtes qui sont venues pour tourner et chavirer, un besoin de trouver du secours, un discours, un peu d’humour ou un nouvel amour… Si la patine des murs exprimait les couleurs des échanges qui ont parcouru l’établissement, une vie entière ne suffirait pas pour entendre les charrettes de palabres, les tombereaux de discutailleries, les tonnes de jacasseries, les montagnes de laïus, et puis toutes ces colères et ces révoltes, ces pleurs et ces chagrins, les réjouissances et les bonheurs, les pleurs et les rires, les souffrances et les réconforts, l’extravagante poésie des uns envers les autres. »
C’est un peu de cela que j’ai tenté de faire revivre : ressusciter quelques moments de convivialité du temps où le café tissait un lien social fort dans la vie du village. Il y eut même deux enseignes dans la commune. Maryse affirme qu’ils cohabitaient en bonne entente ; de toute manière, il n’est plus de mise aujourd’hui d’évoquer les querelles « clochemerlesques » inhérentes à chaque village.

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Le tournage du film lui-même a recréé du lien social. Ainsi, pour illustrer les soirées après le travail, les parties de cartes acharnées, les discussions animées devant la chopine de vin ou le « mazat » tirée de l’antique cafetière en grès d’Alsace, j’ai battu le rappel au printemps de quelques anciens jouant à la belote habituellement chaque mardi à la salle des Associations .
Cet après-midi là, le café connut sa ferveur d’antan avec les rires et même les exclamations en patois des joueurs. Nous n’eûmes guère à leur donner de consignes tant ils retrouvèrent tout naturellement une ardeur quasi juvénile qu’il fallut tempérer cependant parfois pour les besoins du cadre et de la prise de son !
Après le goûter copieux offert par Maryse, tartes et blanquette de Limoux, nos aïeux requinqués et heureux s’épanchèrent en anecdotes truculentes et souvenirs émouvants. De (presque) vrais acteurs un brin cabotins ! C’est vrai que Jean Martres effectuait là sa seconde prestation cinématographique ! Au milieu d’eux, je me crus par instants dans une scène des Vieux de la vieille.
« Amusez-vous, foutez-vous de tout » comme le chantait Albert Préjean au milieu des années 1930 !

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Les antiques appareils de musique du grand-père Émile que conserve précieusement Maryse, me donnèrent envie de scander le film d’intermèdes musicaux des différentes époques traversées. Car on chantait et dansait autrefois au café comme en témoigne une quittance de droits d’auteur de la SACEM pour « auditions données à l’aide d’un pick-up », en date de 1937.

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Mieux encore, l’idée fit son chemin de m’adresser à Patricia Damien, Bastidienne elle-aussi, et ses stagiaires de son P’tit Atelier de la Chanson. Ce petit village d’Ariège recèle décidément de trésors même s’ils sont d’un autre ordre que ceux recherchés autrefois par les orpailleurs dans les eaux du Salat.
Ainsi, un dimanche de juin, le café Sauné vécut l’ambiance d’un café concert, le temps d’une matinée. Ne pouvant fournir mes instructions que par téléphone portable, j’avoue que je fus comblé au-delà de toute espérance lorsque je découvris les rushes … au-delà de la Méditerranée. Un instant, je crus me retrouver dans une séquence de La Belle Équipe, le célèbre film de Julien Duvivier avec Jean Gabin. Merci encore à Patricia et ses stagiaires qui ont par leur concours apporté le charme suranné d’un café d’autrefois.

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« Quand on s’promène au bord de l’eau … » du Salat, du temps où il était poissonneux. Les pêcheurs débarquaient de Toulouse le dimanche matin ; parmi eux, Vincent Auriol, un futur président de la République originaire de Revel. Á midi, beaucoup allaient déjeuner au café Sauné.

« Boire un petit coup, c’est agréable
Boire un petit coup, c’est bon…
Allons dans les bois ma mignonnette
Allons dans les bois du roi !
Nous y cueillerons la fraiche violette
Allons dans les bois ma mignonnette
Allons dans les bois du roi !... »

Ou à la plantation ? ! Comme pour un déjeuner sur l’herbe dans un tableau de l’auguste Renoir pour les beaux yeux d’une toulousaine, aurait chanté Nougaro !
Sur l’air de Á Bicyclette joué par la banda Piston Circus, fut évoqué le commerce de cycles florissant autrefois. Á cause des clous des sabots et des routes empierrées, on crevait beaucoup à l’époque. Á défaut de Paulette, Maryse nous montre un talon de réparation au nom de Firmin, un regretté aïeul de la commune. Pour ma part, j’ai un petit coup de cœur en consultant une réclame de cycles Wonder, la marque de mon petit vélo vert de ma prime enfance. Ma maman avait même tricoté un maillot de coureur en laine aux couleurs et inscriptions de la marque.
Pour remercier les participants de leur chaleur et de leur disponibilité, de leur talent aussi, il ne me restait plus qu’à réussir le montage. La volubilité et la gaieté des anciens, les scènes reconstituées, le témoignage de Maryse et les nombreux documents tirés de ses archives familiales, fournissaient un matériau de qualité à dérusher.
Afin d’être prêt pour la projection programmée à la mi-août, il fut temps, dès mon retour de Corse, de me protéger de la canicule dans la fraîcheur du studio de montage de mon coéquipier et ami Philippe Morin. Sa compétence derrière la caméra, à la prise de son, à la console de montage et de mixage, son écoute à mes suggestions, sa bonne humeur ont largement contribué à la réussite de cette réjouissante aventure. Je l’en remercie d’autant plus chaleureusement qu’il a distrait quasi bénévolement son temps de son activité professionnelle. Un bel exemple de participation citoyenne à la vie de son village !
Ici, nous assurons la production, la distribution et la programmation du début à la fin, et même le rôle de garde-champêtre. Avis à la population ! Nous faisons le tour du village et des hameaux pour déposer dans les boîtes aux lettres le papier informant de la projection … en exclusivité mondiale ! Presque une tournée à l’américaine comme dans Jour de Fête de Jacques Tati et au bon temps du cinéma ambulant !
Au matin du jour J, tandis que Philippe installe le matériel de projection dans la salle communale, une chère petite fille et moi plaçons les chaises et obscurcissons toutes les ouvertures … avec des bâches à fraisiers.
Certains autochtones craignent déjà que la canicule incite bon nombre de personnes à rester à l’ombre derrière leurs volets. Quelques (mauvaises) langues prédisent que le sujet lui-même du film en dissuadera d’autres, de vieilles rancœurs ou chamailleries non éteintes encore ?
Á l’heure dite, la salle se remplit au-delà de toute espérance ! Une heure plus tard, quand les lumières se rallument, les visages ravis et même étonnés des spectateurs constituent notre plus belle récompense. Près de la moitié d’entre eux souhaitent acquérir le DVD déjà gravé avec son boîtier et sa jaquette.
Le maire et ses adjoints invitent ensuite l’assistance à se rapprocher d’un copieux buffet pour trinquer à la santé du centenaire. Il semblerait à écouter les uns et les autres qu’ils attendent déjà avec impatience le troisième volet sur la mémoire audiovisuelle de leur village. Qui sait, peut-être auront-ils la réponse à la question qui taraudait plusieurs anciens dans le film : Est-ce qu’Amédée sait faire du vélo ?!
Vous savez désormais pour quelle aventure, je vous ai (un peu) délaissé ces dernières semaines. Quelques couplets de Jean Ferrat me reviennent en mémoire :

« Les petits bistrots
Qui n’ont pas d’juk’-box
Seulement la radio
Pour suivre la boxe
Les petits bistrots
Où j’ai des amis
Robert et Jojo
Et Simone aussi

La patronne est à la cuisine
Le patron derrière son comptoir
On parle du Tour et du Racing
Devant un rouge ou un p’tit noir

Les petits bistrots
Quand j’suis loin d’ici
A Londres à Tokyo
J’en rêve et j’me dis
Que les p’tits bistrots
Qui sont à Paris
J’les r’verrai bientôt. »

Que je sois en Corse ou à Paris, je me dis que je reverrai bientôt le p’tit bistrot de La Bastide du Salat.

Si la lecture de ce billet vous donnait envie de vous procurer le DVD (durée 42 minutes), vous pouvez m’en informer dans les commentaires pour connaître les modalités d’acquisition.

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L’actualité propose ce clin d’œil:

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Publié dans:Coups de coeur, Ma Douce France |on 28 août, 2012 |1 Commentaire »

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