« Y a toujours des oiseaux à la Mouzaïa » (XIXème arrondissement de Paris)

Avec ces superbes premières journées de printemps, je vous convie à une petite balade à pied à la campagne. Où ça ? À Paris ! Non, je vous promets que je ne me moque pas de vous. Allez, ne réfléchissez pas ! Je vous attends sur un banc à la station de métro Botzaris en bordure du parc des Buttes-Chaumont, dans le dix-neuvième arrondissement.

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« Tant qu’il y aura des bancs reste un pays de sentiments » tentait de nous rassurer le très grand Mano Solo dans Botzaris justement, une chanson tendre et nostalgique reprise par Les Têtes Raides.

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En route pour l’ascension de la butte de Beauregard, la bien nommée au dix-huitième siècle en raison des nombreux points de vue vers le Nord et l’Est parisien. En ce temps-là, en son sommet, la rue de Bellevue était couronnée de six moulins, le moulin Vieux, le moulin Neuf, le moulin Basset, le Petit Moulin, le moulin de la Motte et le moulin du Costre.
Aujourd’hui, le quartier est plus communément appelé la Mouzaïa du nom de la rue principale autour de laquelle il s’organise. Il s’agit d’un lieu-dit célèbre depuis un épisode de notre guerre coloniale en Algérie, la prise du col de la Mouzaïa par le duc d’Aumale contre la Smalah de l’émir Abd-el-Kader. Ce fait d’armes est contemporain d’un autre qui inspira aux zouaves du maréchal Bugeaud un populaire chant militaire de l’Armée d’Afrique :

« As tu vu la casquette, la casquette,
As tu vu la casquette au père Bugeaud?
Elle est faite la casquette, la casquette,
Elle est faite avec du poil de chameau.... »

Surtout ni assimilation, ni identification hâtives, n’entonnez pas le refrain trop commode des gars de la Marine (Le Pen) ! La Mouzaïa est un charmant village dans la grande ville et si elle est une zone de non droit, c’est uniquement à l’égard des promoteurs qui ne peuvent pas envisager la construction de juteux programmes immobiliers à cause de la friabilité du sol.
En effet, sous nos pieds, se trouvent d’anciennes carrières de gypse exploitées dès le Moyen-Âge. Le quartier s’appela même un temps Carrières d’Amérique car certaines de ses pierres auraient servi à la construction de la Maison Blanche.
Me revient malgré tout en mémoire, une délicieuse chanson de Jacques Dutronc :

« C’était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
Qui sentait bon le Bassin parisien
C’était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin
Avec deux arbres, un pommier et un sapin
Au fond d’une cour à la Chaussée d’Antin
Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton ... »

L’auteur de ces paroles, le regretté Jacques Lanzmann, un si bon marcheur que Michel Tournier le surnomma « le plus grand marcheur des lettres contemporaines, serait ravi de savoir qu’ici, dans ce petit coin du Bassin parisien, aucun jardin n’a cédé la place à « l’entrée d’un souterrain, où sont rangées comme des parpaings, les automobiles du centre urbain » !
J’ignore si, comme dans la chanson, il y a des rouges-gorges dans les sapins, mais une affichette collée sur plusieurs réverbères au mât décoré d’une branche de lierre enlacée, avise qu’une perruche Calopsitte a été trouvée vers la villa Émile Loubet.

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La villa ne possède pas la même signification qu’à l’habitude. Il s’agit ici d’une petite ruelle piétonne bordée de pavillons. On en dénombre ainsi plus d’une vingtaine, enserrée dans un quadrilatère délimité par les rues David d’Angers (du nom du sculpteur du fronton du Panthéon), de Compans, de Bellevue et des Lilas. Les premières ont vu le jour en 1881 après que cette zone de carrières épuisées et truffées de galeries eût été comblée et nivelée. On venait de sortir de la Commune sanglante à laquelle le Belleville ouvrier avait largement participé.
Ici, butte oblige, ça monte et ça descend pour reprendre le slogan publicitaire de l’Ariège, ma terre d’adoption. Pendant trois heures, au gré de mon humeur et de ma curiosité, je slalome dans le quartier, me glissant d’une villa à l’autre. Celles qui joignent la rue de la Mouzaïa et la rue de Bellevue, portent pompeusement le nom de présidents de la Troisième République : Sadi Carnot, Félix Faure et Émile Loubet.

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Pourtant, comme les autres, ce sont de petites sentes pavées strictement réservées à la circulation des piétons. Elles sont bordées de pavillons pas plus hauts qu’un étage, vous savez désormais pourquoi, qui avec la perspective de la pente, semblent s’agglutiner les uns sur les autres.
Ces constructions à l’origine « ouvrières » construites vers 1890, étaient à la fois le reflet des contraintes du site assis sur des carrières et d’un premier effort à but lucratif d’amélioration de l’habitat ouvrier et de résorption de l’insalubrité aux portes de Paris. Leur destination a aujourd’hui changé et elles appartiennent désormais à une population plus bobo (bourgeoise et bohême).
Ces maisons de poupée, accolées les unes aux autres, se situent légèrement en retrait des allées dont elles sont séparées par un jardinet privatif. Toutes se ressemblent mais aucune n’est pareille. La végétation renaissante avec le printemps les masque plus ou moins. Curieux sans être indiscret à l’égard de leurs habitants, à travers les grilles où s’enroulent fleurs et plantes grimpantes, j’essaie de profiter du charme bucolique qu’elles dégagent.

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J’ai envie de reprendre presque les mots de madame Raymonde alias Arletty au pied de l’Hôtel du Nord : « Atmosphère, atmosphère ! Ça a une gueule d’atmosphère ! » En effet, bien que tout près, nous sommes loin de l’effervescence du centre de la capitale. Seuls, le bruissement des insectes et le gazouillis des oiseaux troublent la quiétude des lieux.
N’en déplaise à Chaval et sa série de dessins anarchistes Les Oiseaux sont des cons, ici on respecte les piafs. On les chouchoute même et des nichoirs et des mangeoires sont suspendus aux branches des arbres. Je lis même sur une grille une permission d’entrée qui leur est accordée et refusée aux chats !

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Je croise deux de ces félins qui jouent au milieu de la ruelle sans craindre d’être les héros malheureux d’une quelconque rubrique journalistique … des chats écrasés.
Il en est, à en croire des écriteaux, des gentils mais aussi des ritals, « Attenti ai gatti » . Et même un lunatique dont la maîtresse, outre de guider les visiteurs dans le quartier, produit du miel de ruches installées sur la butte Bergeyre voisine.

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Un coq (de la race Gauloise dorée ? voir billet du 8 mars 2011)) « girouette » à la moindre brise. Au milieu des glycines et des pommiers du Japon en fleurs, je redescends tranquillement jusqu’à la Mouzaïa pour me glisser maintenant dans trois rues aux valeurs cardinales de la République. Les rues de la Liberté, de l’Égalité qui forment un Y avec celle de la Fraternité, furent percées en 1889 en célébration du centenaire de la Révolution française.

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Rue de la Fraternité, la bien nommée en l’occurrence, une enseigne en céramique m’intrigue : « Œuvre de la Bouchée de pain » :

« … Elle est à toi cette chanson
Toi l’hôtesse qui sans façon
M’as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m’ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S’amusaient à me voir jeûner
Ce n’était rien qu’un peu de pain
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un grand festin ..
. »

Dans le hangar au-dessous, on sert quotidiennement 250 repas aux plus démunis. L’œuvre de la Bouchée de pain fut fondée à Paris en 1884 ; voici un extrait de l’allocution prononcée à l’occasion de son vingt-cinquième anniversaire telle que la rapporte le journal Le Gaulois (simple clin d’œil, ce quotidien se montra favorable au ralliement des monarchistes au général Boulanger !) : « C’est une grande dame chère à tous les Parisiens. Elle a nom : Charité… La « Bouchée de pain » n’est pas seulement une œuvre de bienfaisance, mais aussi de préservation sociale. La faim fait crier la bête au cœur de l’homme. Le malheureux qui souffre de la faim peut devenir un criminel pour manger d’abord, pour aller ensuite dans les prisons, où du moins il sera nourri et chauffé. Nous vivons à. une époque où les riches doivent se faire pardonner leur richesse. La fortune ne doit pas être seulement mise a la disposition des heureux du monde pour satisfaire leurs goûts, mais surtout pour soulager les déshérités de la vie. » Comme quoi, Coluche n’a malheureusement rien inventé avec ses Restos du cœur !
« Les meilleures choses viennent du cœur » prophétise une boulangerie de la rue David d’Angers qui exhale de délicieuses odeurs de pain fraîchement sorti du four.

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Au nord du quartier, à un pâté de maisons de là, la rue de la Prévoyance et la rue de la Solidarité rappellent une époque où les patrons s’intéressaient à l’avenir et au confort des familles de leurs ouvriers ou employés. Signe des temps, qui sait si nous n’hériterons pas un jour de rues de la Rentabilité ou Laurence Parisot !

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À l’ombre du clocher en brique de l’église Saint-François d’Assise, les charmantes villas Marceau, Fontenay et Amalia dévalent vers la rue du Général Brunet.

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À proximité, enclavé dans l’esprit des cités-jardins à l’anglaise, se cache le hameau du Danube dont l’accès est protégé par un digicode. En forme de boucle, il est constitué de vingt-huit pavillons. Il remporta le concours de façades de la ville de Paris en 1926. Au premier étage des deux pavillons d’entrée, les balcons en quart de cercle avec colonne et balustrade en brique retiennent le regard.

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Au bout de la rue, je débouche sur la place de Rhin-et-Danube baptisée ainsi en souvenir de la Première Armée Française menée par le général de Lattre de Tassigny qui libéra Colmar, passa le Rhin et poussa jusqu’en Autriche avant que ne soit signé le 9 mai 1945, l’acte de capitulation de l’Allemagne nazie.
Imaginez qu’ici, en 1878, se tenait trois fois par semaine le marché aux Chevaux et aux Fourrages.

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Sur le terre-plein central, une statue de Léon Deschamps, La Moissonneuse, une gerbe de blé sous le bras, rappelle cet épisode agricole.
En face d’elle, quelques clients profitent des premières chaleurs à la sympathique terrasse du Café Parisien dont l’architecture de l’immeuble rappelle les anciens bureaux de poste ou perceptions de province.

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La pause, c’est pour plus tard. J’arpente maintenant la rue Miguel Hidalgo baptisée ainsi en mémoire, non pas de l’ancien sélectionneur de l’équipe de France de football heureusement toujours de ce monde, mais d’un religieux dont l’insurrection marqua le processus d’indépendance du Mexique.

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C’est le coin des peintres et des poètes : villa Rimbaud, villa Verlaine, la villa Claude Monet qui s’entortille en son extrémité en un escalier très romantique. Je suis presque au pays des merveilles ; à travers les liserons, j’entrevois sur l’une des façades, Alice et son lapin blanc.

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Une autre villa rend hommage à Jules Laforgue, poète trop méconnu de la seconde moitié du dix-neuvième siècle, mort prématurément à l’âge de vingt-sept ans. Je vous offre son Sonnet de printemps en ce début de saison éponyme :

« Avril met aux buissons leurs robes de printemps
Et brode aux boutons d’or de fines collerettes,
La mouche d’eau sous l’œil paisible des rainettes,
Patine en zigzags fous aux moires des étangs.

Narguant d’un air frileux le souffle des autans
Le liseron s’enroule étoilé de clochettes
Aux volets peints en vert des blanches maisonnettes,
L’air caresse chargé de parfums excitants.

Tout aime, tout convie aux amoureuses fièvres,
Seul j’erre à travers tout le dégoût sur les lèvres.
Ah ! l’Illusion morte, on devrait s’en aller.

Hélas ! j’attends toujours toujours l’heure sereine,
Où pour la grande nuit dans un coffre de chêne,
Le Destin ce farceur voudra bien m’emballer.
»

À la nature en fête, le poète torturé oppose sa solitude et l’expression de son Spleen et de son dégoût de la vie. Heureusement, plus guilleret, je plonge vers le square de la Butte du Chapeau rouge. Ce havre de paix est un vaste balcon ombragé vers les boulevards extérieurs et la banlieue Est de la capitale.

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Inauguré en 1939, il devrait son nom à une ancienne guinguette de l’ancienne commune du Pré-Saint-Gervais. Il épouse la pente de l’une des collines qui appartenaient au réseau des « Carrières d’Amérique ». Délaissé au profit des Buttes Chaumont toutes proches, il dégage une atmosphère très intimiste avec ses statues, ses allées sinueuses, ses escaliers escarpés et ses vastes pelouses que l’on peut fouler.

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À l’entrée, une pancarte rappelle qu’avant la première guerre mondiale, cette butte fut le théâtre de nombreuses manifestations pacifistes menées par des partis et des syndicats de gauche.

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Le 25 mai 1913, devant 150 000 personnes, Jean Jaurès prononça son discours contre la loi des Trois ans visant à allonger d’une année le service militaire. En vain …

« … Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Si par malheur ils survivaient
C’était pour partir à la guerre
C’était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu’ils aillent ouvrir au champ d’horreur
Leurs vingt ans qui n’avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l’ombre d’un souvenir
Le temps de souffle d’un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?…
»

Brel, ça me donne du tonus ! Il en faut pour grimper au ciel … de la Mouzaïa via l’escalier raide de la rue des Lilas.

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En récompense, je trouve tout là-haut un amour de « bistrot-concert-expos », Les Mères Veilleuses ! Les « Mamma » plutôt ! Car c’est l’histoire de quatre italiennes qui se sont mis en tête de rénover et ouvrir un bar où il ferait bon vivre … les maîtresses des chats ritals ? Le café est à un euro. Ma compagne lorgne sur l’appétissant cheese burger géant au Cantal de la table voisine ; elle n’a probablement pas vu que l’ardoise proposait l’os à moelle … ! Quant à moi, je me laisserais bien séduire par le Parmentier de canard !

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Le samedi qui suit ma promenade, le Bal défendu y interprète des chansons françaises de la période 1936-1946. Malgré les affres de l’Occupation, on chantait, on dansait, on riait, on aimait même :

« Dans un quartier très sombre
Il est un vieux bistrot
Dés que vient la pénombre
Il s’allume aussitôt
Debout d’vant sa boutique
Le patron tranquill’ment
Fait baisser la musique
Lorsque passe un agent
Et c’est là qu’un soir très doux
Il m’a donné rendez-vous
C’est un bal défendu
Dans un p’tit coin perdu ..
. »

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On essayait d’oublier les difficultés de l’époque. Ainsi naquirent alors de célèbres chansons comme La vie en rose et Douce France, cher pays de mon enfance.

« La tour Eiffel est toujours là
Bonjour la Tour, bonjour, bonjour Paris
Y a des pigeons sur l’Opéra
Et y a toujours deux tours à Notre-Dame
La Seine est encore dans son lit
Et le pont Neuf n’a pas vieilli
Sur les bancs du Luxembourg
On fait toujours des serments d’amour
Y a d’ l’espoir, mesdames… »

Y a toujours des oiseaux à la Mouzaïa ! À quelques pas de là, en haut de la rue, un autre bistrot-concert, Aux petits joueurs, propose de « déguster de la bonne musique en écoutant de bons petits plats ». Sur la façade, quelques planches de bande dessinée racontent un « Fric-frac rue de la main d’or ».

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Parmi les personnages, je reconnais Marie-Jo, l’ancienne tenancière de chez L’Ami Pierre, cette adresse chaleureuse du XIème arrondissement où je me rends régulièrement à l’occasion de la Fête de la Musique (voir billet du 27 juin 2008).
Vous voyez que Paris ne montre pas toujours l’image de la métropole invivable qu’on veut bien lui coller. Il existe encore des coins de « campagne » propices aux rencontres et à la convivialité.

Publié dans : Ma Douce France |le 1 avril, 2011 |8 Commentaires »

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8 Commentaires Commenter.

  1. le 4 avril, 2011 à 19:03 JPLP écrit:

    Merci pour cette belle promenade dans un coin de Paris que je ne connais pas. J’avoue même avoir de plus en plus de mal à m’y rendre depuis ma Brie…

    Répondre

  2. le 9 avril, 2011 à 0:30 Françoise écrit:

    Merci, merci pour la promenade et pour les chansons. Que de souvenirs dans le pot pourri, ma grand-mère était là à nouveau. Quant à la promenade, je vous assure que dès mon prochain séjour à Paris, j’irai, avec votre article imprimé dans mon sac, marcher dans vos pas.
    A bientôt.

    Répondre

  3. le 3 octobre, 2013 à 9:16 Nic écrit:

    Merci merci
    Chaque fois j oublie. La prochaine fois, j y vais, dans les traces violettes de l encre…
    J adore Paris, pour y marcher, le nez en l air, les yeux émerveillés !

    Et votre savoureuse, et si riche, présentation me guidera, sans nul doute

    Merci mille fois !

    Répondre

  4. le 3 octobre, 2013 à 23:26 Nic écrit:

    Merci, mille fois !
    J’adore marcher, le nez en l’air, surtout à Paris…
    Je vais suivre votre chemin qui sent bon la violette …
    Sur vos traces si bien dessinées….un vrai grand plaisir!
    On apprend plein de trucs et c’est passionnant et bucolique en diable !
    Bravo !

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  5. le 6 janvier, 2015 à 10:16 Chiron écrit:

    Nous avons découvert ce petit paradis un matin du trois janvier
    Nous y reviendrons avec le soleil les fleurs et les chats….
    Le temps semble être arrêté dans ce quartier

    MR et b

    Répondre

  6. le 14 février, 2016 à 22:58 flachet écrit:

    Je suis né à Paris, en 1932 et ai habité rue Manin, au 9, en face les Buttes Chaumont.
    De la Mouzaïa je ne connaissais que le nom.
    Mais grâce à votre site je vais bien vite entreprendre la découverte de ce quartier !

    Grand merci,

    Jean Flachet

    Répondre

  7. le 17 septembre, 2018 à 11:11 Gillet écrit:

    Bonjour,

    En préparation d’un reportage pour ARTE sur Eddy Mitchell et le quartier Mouzaïa, je cherche des gens qui connaissent bien le quartier, et l’ont habité dans les années 50. Merci. Je suis joignable à l’adresse suivante : simongillet@free.fr

    Répondre

  8. le 5 février, 2020 à 13:30 FALIERE écrit:

    Merci beaucoup pour cette balade.
    Il ne manque plus que des noisetiers et la chanson de Mireille « le petit chemin …qui sent bon la noisette…»
    Quartier que je connais bien pour avoir habité en bas des buttes Chaumont et maintenant de l’autre côté au Pré Saint-Gervais dont je vous recommande une balade dans la Villa du Pré , la belle façade de la mairie, les différents regards dont les eaux alimentaient l’ancien hôpital St Lazare et la fontaine des Innocents aux Halles.
    À découvrir également la place Séverine, entourée d’immeubles de brique rouge qui cache la cité Henri Sellier on y accède librement en passant sous des porches et très prisée par les étudiants d’architecture,puis la cité citée jardin , et la cité des potes à cheval sur Pantin et le petit Pantin aux petits pavillons poussez sur les sentes aux lilas au dessus des cimetières des lilas et de Pantin et des vues imprenables sur Paris et la banlieue est . Puis le quartier des sentes limite Romainville.
    Un coin de nature sauvage, où le béton n’a pas dicté encore son règne , anciennes carrières obligent sous la plaine des jeux des lilas prés de la tour TV . Continuer le chemin ombragé au bout des jardins partagés (accès lors des portes ouvertes à certains dimanches et la forêt massacrée diront certains. Aménagement d’ une partie sanctuarisée et d’une autre promenade , jeux faisant partie de l’aménagement de la corniche des forts . Malheureusement des promoteurs y bâtissent des immeubles de standing à côté. Poussez sur Romainville, jolie ville avec des petites rues . Du côté de l’église une jolie vue sur la banlieue Est. Terminez sur la place Carnot en chantier du métro L 11 et offrez vous une toile au Trianon superbe salle de cinéma qui a servi pour l’émission la dernière séance .
    Bonne balade .

    Répondre

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