La maison de mon enfance

Plus de quarante ans après, j’ai souhaité revoir la maison de mon enfance à Forges-les-Eaux, petite ville de Seine-Maritime, au cœur du Pays de Bray. C’est même, plus précisément, ma maison natale puisque ma chère maman m’y donna le jour.

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Aujourd’hui encore, sur le fronton de ma maison peu commune, on distingue une inscription ancienne gravée dans la pierre : « Ecole communale des Filles, Pensionnat ». En effet, ma mère fut, durant plus de vingt-cinq ans, la directrice d’un groupe scolaire constitué d’une école maternelle mixte, d’une école primaire de filles, d’un Cours Complémentaire puis collège de filles, de la sixième à la troisième avec une classe de préparation spéciale (après la troisième) à l’entrée aux Ecoles Normales d’instituteurs, et d’un pensionnat. Oui, il y avait tout cela à ma maison, une sorte de grande surface de l’éducation (avec le contact humain d’un petit commerce comme l’avait dessiné Reiser dans une de ses légendaires couvertures de Charlie-Hebdo) !
J’ai donc pris rendez-vous avec la directrice actuelle de l’établissement qui n’est plus que l’école maternelle Marguerite Couturier, du nom d’une dame très douce que je connus dans ma prime jeunesse. Très cordialement, elle m’a accueilli en ouvrant les vannes pour un grand bain de nostalgie.
Ce midi-là, je franchis la grille croisant les bambins à la sortie de la matinée récréative de l’Arbre de Noël. Comme eux, j’ai vécu ici mes plus beaux Noëls, du temps où je croyais encore au monsieur à la longue barbe blanche (voir billet du 23/12/2007, « Les Noëls de mon enfance »).
Justement, à droite de l’entrée, un massif de pensées remplace désormais un de mes sapins de Noël que j’avais planté avec mon père. Il avait majestueusement grandi avant que la tempête de 1999 ne l’abatte. En un temps plus reculé, sur ce lopin de terre poussait un plant de fraisiers cultivé par mon père, dont les fruits sucrés et juteux ravissaient, en juin, le palais des pensionnaires et le mien, bien sûr.. Il existait, de-ci, de-là, deux ou trois autres bouts de friches que mon père, en digne fils de paysanne, avait transformé en potagers pour y exercer son savoir-faire agricole. En saison, il réquisitionnait un bataillon de jeunes pensionnaires pour ramasser les haricots, pommes de terre, carottes, choux et poireaux qui constitueraient la nourriture saine et naturelle proposée au réfectoire et à la table familiale. En quelque sorte, enfant, j’ai toujours mangé comme à la cantine ! C’est l’occasion de rendre un affectueux hommage à Madame Arthur, Liliane, Réjane, Mauricette, employées dévouées, cuisinières émérites et parfois, mes nounous attentionnées. Imaginez que tel approvisionnement serait absolument prohibé maintenant et pourtant aucune intoxication alimentaire ne fut jamais à déplorer. Et comme nous mangions bien !
Je m’avance dans la grande cour. Je me souviens soudainement du cinéaste Yves Robert, lors d’un de mes tournages, expliquant à des écoliers la cristallisation selon Stendhal, ce sentiment né de l’imagination personnelle se fixant sur un objet pour le transfigurer ; en l’occurrence, il établissait le rapport entre la perception idyllique de la Bastide neuve par le petit Marcel Pagnol dans La gloire de mon père et celle plus étriquée des enfants transplantés sur les lieux du roman.

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Aujourd’hui, la cour de mes récréations semble s’être réduite comme peau de chagrin. Un revêtement rougeâtre en enrobé bien lisse remplace les gravillons d’antan qui écorchèrent si souvent mes genoux et paumes de main. Plus trace des trois imposants tilleuls dont les racines vigoureuses fissuraient le goudron. Dans les soirées chaudes de juin, des armées de hannetons les colonisaient. J’adorais leur attacher un fil à la patte et les transformer en cerf-volant ou hélicoptère ; garnement, je prenais aussi un malin plaisir un tantinet sadique, à les accrocher aux chevelures épaisses des jeunes filles en pension.
Sur le côté droit, une pimpante halte garderie succède à l’ancien mur d’enceinte en brique dans la partie supérieure duquel, s’ouvraient les fenêtres des salles de sciences et laboratoires. S’y trouvait aussi à l’époque, le « wagon », une salle de classe préfabriquée baptisée ainsi pour sa ressemblance au matériel ferroviaire. Durant les vacances, mon frère, largement plus âgé que moi, le squattait pour y réviser ses cours universitaires et couvrir le tableau, d’équations et démonstrations mathématiques.
En face de moi, une vaste salle s’étant annexée le vieux préau, coupe la perspective ouverte, autrefois, sur un passage rétréci vers la petite cour.
Enfants des villes, mômes des champs, vous ne pouvez pas imaginer les merveilleux terrains d’aventures que constituèrent ces deux cours ; un véritable complexe omnisports exclusivement pour moi, sans gardien, ouvert jour et nuit ! Selon mon humeur, il devenait terrain de football, court de tennis, vélodrome, parcours de Tour de France et même arène pour la « temporada » qui suivit un séjour touristique en Espagne.
En effet, cet été-là, loin pourtant de tout penchant sanguinaire, je m’inventais des corridas où je combattais de furieux taureaux virtuels que je faisais sortir du toril, en déverrouillant la porte en bois des W.C comme on en trouvait alors dans toutes les cours d’école. Avec l’épée en bois argentée que m’avait fabriquée mon père et un morceau d’étoffe écarlate en guise de muleta, je virevoltais autour du fauve, auteur des plus talentueux derechazos et véroniques que la Normandie taurine ait connus ! N’oubliez pas qu’Elbeuf est une agglomération de Seine-Maritime !!!
Le jury enthousiaste constitué uniquement d’une adorable tante paralysée, immobile dans son fauteuil, me décernait immanquablement les deux oreilles, en fait deux larges feuilles cueillies sur l’un des fameux tilleuls !
Plus sérieusement et régulièrement, je m’initiais au tennis contre le mur de brique évoqué plus haut. Mon père y avait scellé une barre de fer à la hauteur réglementaire du filet. Bien avant de fouler la terre battue du court de la ville, j’y effectuai mes gammes de tous les coups du tennis. Ayant inventé le mur interactif, je livrais même quelques sets contre un adversaire invisible. Nul doute que durant ces milliers d’heures d’entraînement, j’acquis les bases qui firent de moi, à l’âge adulte, un joueur honorablement classé.
A d’autres moments, je pédalais inlassablement sur ma petite bicyclette verte (voir billet Les Tours de mon enfance du 9 juillet 2008). Je pratiquais toutes les disciplines cyclistes, sur « route » en tournant virant dans les deux cours, la petite en légère déclivité étant plus « montagneuse » ( !), je disposais même de « ma tranchée de Wallers-Arenberg » avec une rigole pavée le long d’une classe ; sur « piste » dans la grande cour avec des poursuites et des manches de vitesse contre des adversaires fictifs avec, bien évidemment des séances de sur place, j’accomplis même une tentative contre le record de l’heure dont mon idole Jacques Anquetil fut le détenteur ; le cyclo-cross enfin, en utilisant les allées non goudronnées, labours des potagers et quelques escaliers. Si j’avais possédé un compteur kilométrique sur mon guidon, vous seriez surpris par les distances parcourues.
Le dimanche, selon un rite quasi immuable, c’était jour de foot ! Foin des canons de la diététique sportive et des siestes digestives, je rejoignais le stade immédiatement après déjeuner, la grande cour pour les rencontres à domicile, la petite pour celles à l’extérieur. Comme je l’ai déjà évoqué lors d’un billet sur le stade de Colombes, j’étais fasciné quand je m’y rendais, par l’arrivée des joueurs sur la pelouse, surgissant de terre comme de véritables taupes. Par mimétisme, j’avais déniché un escalier désaffecté en contrebas de mon terrain. Bien des années plus tard, avec émotion, après avoir emprunté le souterrain, je débouchai sur le gazon du stade des Bruyères de Rouen, devant des tribunes combles, à l’occasion d’une finale de tournoi universitaire en lever de rideau d’un match de championnat de France professionnel.

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Je disputais un championnat de France fictif. D’abord, dans mon plus jeune âge, avec mon frère alors adolescent, j’étais gardien de but, ensuite avec un cousin de mon âge venu en pension chez mes parents, je devins joueur de champ. Les tilleuls, encore eux, faisaient office de poteaux de but. Dans la grande cour, selon les situations de jeu, le troisième arbre était un partenaire constituant un mur solide lors des tirs de coups francs, ou au contraire, un adversaire sur lequel mon frère s’appuyait en une deux ! Fidèles lecteurs, vous comprenez aujourd’hui, pourquoi je fus (très) légèrement déçu lorsque le Père Noël oublia la casquette dans la panoplie de footballeur que je lui avais commandée … en ce temps-là, les matches se jouant l’après-midi, les goals étaient souvent affublés de cet attribut pour se protéger du soleil. « Evidemment mais c’est bien sûr ! » comme disait le célèbre inspecteur Bourrel dans les « cinq dernières minutes » de ses enquêtes !
La presse écrite et radiodiffusée s’invitait à nos joutes fraternelles et fratricides ! En effet, mon frère rédigeait sur un grand cahier à petits carreaux, le compte-rendu de chacune de nos rencontres. A défaut de me souvenir à quel club nous appartenions, je me rappelle qu’il se nommait Lehtovirta, du nom d’un attaquant finlandais de niveau moyen qui opérait dans l’équipe de banlieue parisienne du Red Star mais qui, dans notre petit monde du ballon rond, était un grand technicien, stratège de l’équipe, à la manière d’un Zidane de maintenant J’avais plaisir chaque semaine, à lire son article avec les appréciations et notes attribuées à chaque joueur.
Quand mon cousin devint mon partenaire de jeu, je choisis tout en dribblant ou tirant de commenter en direct le match comme sur les ondes. Il semblerait que je me débrouillais fort bien à en croire certains voisins qui se régalaient d’écouter ma verve oratoire.
Dans la petite cour, la partie était parfois interrompue inopinément lorsque le ballon s’envolait dans un des jardins voisins suite à un shoot ou un dégagement mal cadrés. Récupérer le « référant bondissant » n’était pas toujours chose aisée notamment à cause de deux bergers allemands qui rôdaient derrière le mur lorsque nous l’escaladions.
Nos rencontres achevées, il était l’heure de m’asseoir à côté de ma radio à transistors et d’écouter Sports et Musique et les retransmissions du « vrai » championnat de France. En ce temps-là, sans football à la télévision, seul les secondes mi-temps étaient radiodiffusées pour ne pas nuire à la fréquentation des stades ! Les reporters, avec plus ou moins de talent, restituaient l’ambiance et les péripéties du jeu. Je me nourrissais bien évidemment de leur éloquence pour mes propres commentaires futurs.
Lors de mes entraînements, toujours aussi espiègle, il me venait parfois l’envie chahuteuse de troubler la quiétude des études surveillées en lançant le ballon par les fenêtres des classes ouvertes à la belle saison ! Je ne me souviens pas, par contre, que le vitrier passât souvent pour remplacer un carreau cassé, comme quoi ma maladresse était très volontaire.

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Je me retourne et repère, surgissant du toit d’ardoises de trois classes, les deux fenêtres mansardées de ma chambre et les lucarnes du grenier attenant. Ma chambre sombre, froide l’hiver, étouffante l’été, ne possédant aucun accès indépendant, était coincée entre celles de mes parents (où je naquis) et mon frère, un grenier et une salle de bain très rudimentaire dotée de l’eau courante tardivement. Je ne travaillais et ne jouais jamais dans cette pièce austère et sans confort.
Par contre, je m’évadais constamment dans le profond grenier, bas de plafond, faiblement éclairé, véritable caverne d’Ali Baba regorgeant de richesses pédagogiques avec de vieilles armoires remplies de bouquins et de documents scolaires amassés par mes parents au fil de leur carrière, et de trésors ludiques avec les jeux dont j’avais souvent hérités de mon frère aîné. J’y installais notamment son train électrique et mes petits coureurs cyclistes en plomb.
Cependant, mon plaisir le plus intense était de dénicher, dans les recoins les plus sombres, des caisses et des cartons poussiéreux, et de les traîner jusque sous la lumière du jour pénétrant par une des lucarnes. J’ai probablement passé là des milliers d’heures, assis en tailleur, à compulser attentivement les quotidiens, hebdomadaires et mensuels sportifs qu’avaient conservés précieusement mon père et mon frère. Je m’émerveillais à feuilleter Miroir-Sprint et But&Club, magazines bistre ou vert, qui contaient les légendes des Tours de France et Coupes du Monde d’antan. Aucun de ces grands évènements sportifs ne me devenait étranger, comme si je les avais vécus. Je déficelai également les grandes piles des numéros de France-Football classés par année. Sans doute, mon frère avait dû y puiser son inspiration pour relater « nos matches de championnat » !
Ce grenier constituait une véritable école ouverte. Je découvrais les régions et paysages de France au fil des étapes du Tour, j’apprenais les capitales de l’Europe où se rendait le onze tricolore, je faisais connaissance avec la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud lors des tournées de nos rugbymen. J’enrichissais mon vocabulaire et mon style littéraire au contact des grandes plumes du journalisme sportif comme Antoine Blondin, Denis Lalanne, François Thébaud. Bref, je m’instruisais joyeusement en parcourant ces reliques que la guerre n’avait parfois pas détériorées et … que je conserve encore religieusement aujourd’hui.
Je longe les salles de classes à l’aspect rajeuni par un sacré coup de lifting. Certaines cloisons ont été abattues pour créer une lumineuse bibliothèque et une spacieuse salle de jeux richement équipée. La maison de mon enfance est beaucoup plus coquette aujourd’hui, bien qu’elle l’ait toujours été à mes yeux et dans mon cœur.

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Instant d’émotion dans la petite cour, je me fige devant la cloche qui demeure, anachroniquement, fixée au mur extérieur. Machinalement, je l’agite pour retrouver le tintement qui annonçait la fin des récréations.
Plus de tilleuls ici non plus … juste deux maigres arbrisseaux qui auraient rapidement plié sous le feu nourri de mes shoots !
Dans un coin, l’escalier menant aux vestiaires de mon stade, est muré ! Juste à côté, c’est toujours une classe, celle-là même où je connus mes premiers balbutiements scolaires de maternelle sous la tendre houlette de Madame Meyniel.

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J’entre enfin dans mon ancienne maison. Deux éducatrices déjeunent à la hâte dans une minuscule pièce, surprises par ma mine circonspecte.
Un coup d’œil panoramique, à première vue, rien n’a changé dans la topographie des lieux mais … comme c’est petit, petit, petit !
Effectivement, hormis les jours de fêtes et les réunions familiales, nous mangions également dans ce qui m’apparaît ce midi, comme un modeste réduit. Je retrouve un instant ma place privilégiée qui constituait un excellent poste d’observation lors du passage des jeunes filles pensionnaires de la salle d’étude aux dortoirs. Que de regards complices et de joues rosissantes avec ma petite amoureuse d’enfance ! Où es-tu Sylviane aujourd’hui ?
J’ai beaucoup de difficultés à concevoir que les pièces attenantes, étriquées, furent autrefois le réfectoire et la cuisine de l’internat. Je n’ose tourner la poignée de porte de notre ancienne salle à manger, celle des grandes occasions où nous recevions les amis, mes oncles et mes tantes, ma grand-mère, ma marraine. Les assemblées y étaient joyeuses, les discussions des adultes animées et la cuisine de ma maman délicieuse.

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Je me retrouve dans le vestibule d’entrée fraîchement repeint en vert. J’ai déjà conté l’anecdote dans « la vie de mon père », c’est là qu’une nuit, un pauvre hère sous l’emprise de l’alcool, tambourina bruyamment à toutes les portes, à la recherche du « mort » évoqué constamment par mon papa et ses amis au cours de leur partie de bridge acharnée !
L’endroit m’est encore familier : à droite de l’escalier, l’ex bureau de ma directrice de mère et ce qu’on appelait alors le parloir … l’école n’avait pourtant rien d’une prison, je vous rassure ; à gauche, une porte menant par un escalier de pierre tortueux, à la cave qui occupait tout le sous-sol. C’était un dédale de coins et recoins à la fonction bien précise, le local du charbon de chauffage déversé depuis la cour par un soupirail, la buanderie pour laver et étendre le linge (pas de machine à laver), l’éplucheuse électrique des pommes de terre ramassées dans le potager, le séchage des peaux de lapin dans l’attente de la venue d’un marchand à la réputation peu engageante, le caveau réservé aux rares bonnes bouteilles, des foudres remplies d’un excellent cidre …
A mi-escalier, je reconnais la petite fenêtre que j’entrouvrais pour observer les activités en cuisine.
En haut, sur le palier, c’était le point de divergence entre, à gauche et en face, notre logement privé, et à droite, les dortoirs des jeunes filles en pension. La majorité de ces pièces ont perdu vie et sont utilisées comme débarras.
Je me remémore quelques minutes, nos lieux d’intimité et particulièrement, la salle de séjour. Les murs étaient masqués par des bibliothèques et des étagères et placards du parquet au plafond, regorgeant encore de la documentation pédagogique accumulée et nécessaire à l’enseignement de mes parents. Au milieu de la pièce, trônait un imposant bureau carré à quatre places, pourvu de nombreux tiroirs. Le passage laissé pour les jambes constituait un excellent abri où je me réfugiais après quelques tours lorsque mon papa me pourchassait, une règle à la main, pour me punir de quelque polissonnerie. J’attendais alors que l’orage passe ou que ma tendre maman intercède en faveur de son « bon petit diable ». Je n’étais pas, bien évidemment, un enfant battu ou martyr et j’adorais l’atmosphère douce et recueillie dans laquelle chacun vaquait à ses occupations, moi à mes devoirs, mes parents à leurs corrections et la préparation de leurs cours. Plus tard, mon père allumait la TSF puis la télévision … une lucarne très étrange en ce temps-là.
Il est bientôt l’heure de retrouver le présent. J’arpente l’allée devant l’école toujours aussi soigneusement fleurie d’hortensias. Je m’arrête devant l’un des massifs là où, approximativement, repose pour l’éternité Boule de suie, un chat tout noir d’une grande longévité, recueilli pendant la guerre, le seul animal domestique possédé par mes parents.

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Vous avez deviné que la demeure de mon enfance fut la maison du bonheur, de plein de bonheurs, de joies et de rires.
Ma mère retraitée, nous émigrâmes dans une autre maison chargée d’histoire qui fut une faïencerie au dix-neuvième siècle. Mais celle-ci, je la contemple quotidiennement sur un plat en faïence de Vieux Forges !

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Publié dans : Coups de coeur |le 17 décembre, 2008 |Pas de Commentaires »

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