Boire un petit coup à Montmartre, c’est agréable!

Chaque année, début octobre, la butte Montmartre fête les vendanges. Je vous devine vous gaussant chers lecteurs bordelais, bourguignons ou alsaciens : que viens-je vous « saouler » avec le vignoble parisien ? Et pourtant ! La vigne en Ile-de-France, c’est de l’Histoire très ancienne.
Dès la seconde moitié du IVe siècle, l’empereur romain Julien, qui aime séjourner à Paris, loue le vin produit autour et dans ce qui n’est encore que Lutèce.
Un polyptique, rédigé à la demande d’Irminon, abbé de Saint-Germain-des-Prés, au début du IXe siècle, atteste que cette abbaye possède 3 à 400 hectares de vignes et qu’elle dispose d’environ 6 400 hectolitres de vin pour les besoins de son alimentation et pour la vente. Pas si loin de là, à l’est, l’évêque Nivard crée vers 662, le monastère de Hautvillers et un vignoble que Dom Pérignon, un millénaire plus tard, grâce à sa méthode des petites bulles, rendra universellement connu.
L’abbaye produit des quantités importantes de vin , d’abord pour le service du culte, ensuite, pour la nourriture des moines, fort nombreux à l’époque, et des passants et voyageurs que l’abbé se doit d’accueillir. Ce n’est pas un vignoble de masse mais au contraire, localisé et disséminé sur les pentes des buttes et des coteaux exposés au soleil, à proximité des rivières pour faciliter l’acheminement. L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, voit son vignoble, principalement situé au sud de la capitale, mais aussi, vers l’Ouest, sur le Mont Valérien et Suresnes, tandis qu’au nord, l’abbaye de Saint-Denis implante le sien sur les pentes bien exposées des buttes témoins, buttes de Montmorency, de Cormeilles avec le vignoble d’Argenteuil, Belleville, Charonne et … Montmartre.

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Les vins d’alors, n’ont pas la puissance de ceux d’aujourd’hui. Ils titrent fréquemment de 6 à 7 degrés, jamais plus de 10, et ne se conservent pas longtemps ce qui interdit les transports longs. Ce sont des vins essentiellement blancs regroupés sous l’appellation de « vins français » ou « vins de France », c’est-à-dire originaires d’une Ile-de-France plus large que la région administrative actuelle. L’Angleterre est un client privilégié de ces vins dès le début du Xe siècle et le traité de Saint-Clair-sur-Epte qui marque la paix avec les Normands (qui ne connaissent pas encore le camembert !!!). Les vins descendent la Seine jusqu’à Rouen où ils sont alors embarqués sur des navires à destination de l’Angleterre. Henri II accorde même aux bourgeois rouennais, le monopole de l’exportation outre-Manche. Fouillez dans vos souvenirs scolaires, depuis la bataille d’Hastings en 1066, le souverain d’Angleterre est également duc de Normandie.
Le vignoble de Montmartre connaît son essor sous l’impulsion des « dames de Montmartre » et de la reine Adelaïde de Savoie, épouse de Louis VI le Gros, qui crée un monastère de femmes sur le flanc sud de la butte. Les abbesses cèdent en fermages leurs terrains contre promesse d’y planter de la vigne. Elles perçoivent également la redevance de pressoir situé à côté du monastère.
Aujourd’hui, blottie derrière le Sacré-Cœur l’église Saint-Pierre, la plus vieille de la capitale, est le seul vestige de l’abbaye. On peut y admirer la pierre tombale d’Adélaïde ainsi qu’une sculpture très récente de Saint-Vincent, patron des vignerons.

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En ce jour de fête des vendanges, en lieu et place du pressoir du moyen âge, les cuivres de deux alambics fumant, étincellent au soleil d’automne.
Ce matin, quelques costumes baroques du carnaval de Venise, de retour du ban des vendanges dans la Vigne, traversent le parvis de la basilique. La petite fille qui m’accompagne, ne me « lâche pas la grappe » pour me soutirer quelques sous afin d’animer le mime d’un moine revêtu d’une pèlerine immaculée.

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Nous traversons la Place du Tertre envahie par de nombreux touristes qui se laissent parfois croquer le portrait par les « peintres du samedi ». Les terrasses des cafés aux noms souvent évocateurs de l’activité viticole, sont également combles.

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Bientôt, en contrebas des moulins Radet et de la Galette, nous entrons dans un petit restaurant dont le cadre et la cuisine sont aussi attachants que son nom « Lepicurien ».

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Avec l’appauvrissement de leur abbaye, les « dames de Montmartre » se résignent à céder des terrains au bas de la butte où s’installent, à la fin du XVe siècle, des cultivateurs de vignobles aux noms gouleyants de « Clos Berthaud », « La sauvageonne », la « Goutte d’or ».
Le développement de cette viticulture et le fait que le vin soit soumis à des droits d’octroi pour pénétrer dans Paris, multiplient l’ouverture de tavernes et cabarets.. Le vin de Montmartre a une réputation de diurétique et un dicton au XVIIe siècle , prétend « qui en boit pinte, en pisse quarte » (la pinte fait 93cl et la quarte, 67cl) !
Ainsi, le dimanche, les parisiens sortent de la ville et gravissent les coteaux de la butte pour s’encanailler, gambiller et boire le vin clairet, le « guinguet » sous les tonnelles des bals champêtres. Au moulin à vent de la Galette, constitué à l’origine, du moulin du « blute-fin où l’on « blute », tamise la farine, et du moulin Radet, on broie le grain, on presse le raisin avant que son propriétaire n’y ajoute, à la fin du XIXe siécle, une guinguette et un bal passés à la postérité, par Renoir, Toulouse-Lautrec et Van Gogh.
La concurrence des vins méridionaux de bien meilleure qualité, la spéculation immobilière avec l’annexion de la butte à Paris, ainsi que la crise du phylloxera, sonnent bientôt la fin du vignoble de Montmartre. Gérard de Nerval, hôte du château des Brouillards (voir billet du 1er février 2008, Allée des Brouillards, balade montmartroise avec Claude Nougaro), affirmait dans ses Itinéraires, Paris et alentours, « On rencontre même une vigne, la dernière du cru célèbre de Montmartre, qui luttait, du temps des Romains avec Argenteuil et Suresnes. Chaque année cet humble coteau perd une rangée de ses ceps rabougris qui tombe dans une carrière. Il y a dix ans, j’aurais pu l’acquérir au prix de trois mille francs On en demande aujourd’hui trente mille. C’est le plus beau point de vue des environs de Paris. Ce qui me séduisait dans ce petit espace abrité par les grands arbres du Château des Brouillards, c’était d’abord le reste de vignoble lié au souvenir de Saint Denis, qui au point de vue des philosophes était peut-être le second Bacchus… »
L’heure du défilé approche. Chaque année, les vendanges rendent hommage à un artiste ou un art. Ainsi, l’an dernier, la manifestation célébra la mémoire de Georges Brassens qui fréquenta à ses débuts, les cabarets de la butte tels Les Trois Baudets et Le Lapin agile, toujours en activité devant la nouvelle vigne actuelle.

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Il chanta aussi un « vieux bistrot tenu par un gros dégueulasse sur une place dans un coin pourri du pauvre Paris » et le vin :

« Avant de chanter
Ma vie, de fair’ des
Harangues
Dans ma gueul’ de bois
J’ai tourné sept fois
Ma langue
J’suis issu de gens
Qui étaient pas du gen-
re sobre
On conte que j’eus
La tétée au jus
D’octobre… »

La cuvée 2008 fête le septième art. Il est vrai qu’il existe une histoire d’amour entre le cinéma et le dix-huitième arrondissement de Paris. La salle du Gaumont-Palace, la plus vaste au monde à l’époque avec ses six mille places, fut construite en 1911 sur l’emplacement actuel du magasin Castorama et l’hôtel Ibis. Parmi les festivités, est organisée une soirée comme en ce temps-là, avec les actualités filmées, des attractions de music-hall, un documentaire et les réclames avant l’entracte puis le « grand » film en seconde partie. J’ai connu programme identique au cinéma Le Dauphin de mon enfance qui jouxtait l’école familiale.
L’école nationale du Cinéma, la FEMIS, héritière de l’IDHEC, occupe aujourd’hui les studios Francœur où furent tournés des centaines de films.
Vous avez sans doute en mémoire de nombreux plans ayant pour cadre, des rues, bistrots et les célèbres escaliers de la butte, rappelez-vous récemment Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.

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Sur l’affiche de la manifestation, devant la façade du Gaumont-Palace, et en arrière-plan de ce qui est probablement Antoine Doinel, adolescent héros récurrent de François Truffaut inhumé à Montmartre, apparaît Claude Lelouch, caméra sur l’épaule. Parrain de la fête, le réalisateur d’Un homme, une femme, cinquante ans de carrière cette année, a posé ses valises depuis longtemps au Moulin de la Galette tandis que sa fille Salomé a pris la relève de la gérance de la salle Ciné13, à l’ombre des ailes du moulin.
Dans le jardin Saint-Pierre, les beaux vignobles du cinéma tiennent stands où l’on peut goûter les vins de Gérard Depardieu, Jean-Louis Trintignant et Pierre Richard. Comment ne pas avoir une pensée pour Jean Carmet, le chantre du Saint-Nicolas de Bourgueil et des « vins de soif ». Dans son journal, parmi ses savoureuses confidences, il conte la dégustation de sa première bouteille de Pétrus offerte par son futur réalisateur de … Mon curé chez les parachutistes !!!
Rassasiés, nous partons à la rencontre du cortège mais, auparavant, nous pénétrons, rue Norvins, dans un ancien château d’eau transformé en temple bachique, le minuscule musée de la Commanderie du Clos-Montmartre, manière originale de « mettre de l’eau dans son vin »! Autour de l’édifice, sont plantés 81 ceps de vignes avec notamment des cépages de gamay, pinot noir et portugais bleu. La Commanderie est une confrérie vineuse, crée en 1983, pour vanter, dans la plus pure tradition, les mérites du vignoble montmartrois.
Un des compagnons en tenue d’apparat aux couleurs de la ville de Paris, bleu et rouge, abreuve chaleureusement … d’informations, les visiteurs qui le souhaitent.

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Je suis ravi de contempler, pour la première fois, en « verre et en bouchon », quelques millésimes anciens de Clos-Montmartre. Chaque vendange produit environ 1700 bouteilles de cinquante centilitres. Aucune n’est commercialisée ; elle sont bues lors de manifestations locales ou vendues aux enchères à des collectionneurs, les recettes finançant les œuvres sociales du dix-huitième arrondissement.

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Parmi les flacons exposés, je remarque aussi une bouteille de … Côtes du Rhône cuvée Bernard Dimey, un enfant de la Haute-Marne qui rejoignit définitivement Paris à l’âge de vingt-cinq ans. Rien d’étonnant donc de retrouver là cet immense poète, trop tôt disparu, qui connaissait « son » quartier de Montmartre comme sa poche et en imprégna toute son œuvre.

« … Et puis y a les souris des rues avoisinantes
Au valseur agressif, au sourire accueillant,
Qui font toujours la gueule et sont toujours contentes,
Qui racontent leur vie en séchant leur coup d’blanc.
Au Lux-Bar on s’retrouve un peu comme en famille ;
L’poissonnier d’à côté, çui qui vend du requin,
Vient y boir’ son whisky parmi les joyeux drilles
Qui ne sont rien du tout, mais qui sont tous quelqu’un.

Les copains du Lux-Bar, les truands, les poètes,
Tous ceux qui dans Paris ont trouvé leur pat’lin
Au bas d’la rue Lepic viennent se fair’ la fête
Pour que les Auvergnats puissent gagner leur pain… »

Le Lux Bar existe toujours au bas de la rue Lepic. Dimey décrivit bien d’autres ambiances de bistrots, ainsi Mouloudji chanta ses vers d’ « Un soir au Gerpil », zinc mythique de la rue Germain Pilon, aujourd’hui débaptisé. Dimey vanta aussi avec infiniment de talent poétique et de tendresse, l’art de vivre l’ivrognerie :

« Ivrogne, c’est un mot qui nous vient de province
Et qui ne veut rien dire à Tulle ou Châteauroux,
Mais au coeur de Paris je connais quelques princes
Qui sont selon les heures, archange ou loup-garou
L’ivresse n’est jamais qu’un bonheur de rencontre,
Ça dure une heure ou deux, ça vaut ce que ça vaut,
Qu’il soit minuit passé ou cinq heure à ma montre,
Je ne sais plus monter que sur mes grands chevaux.

Ivrogne, ça veut dire un peu de ma jeunesse,
Un peu de mes trente ans pour une île aux trésors,
Et c’est entre Pigalle et la rue des Abesses
Que je ressuscitais quand j’étais ivre-mort…
J’avais dans le regard des feux inexplicables
Et je disais des mots cent fois plus grands que moi,
Je pouvais bien finir ma soirée sous la table,
Ce naufrage, après tout, ne concernait que moi… »

Avec une mauvaise foi d’ivrogne, son amour de la butte lui fit écrire que « le seul pont de Paris est le pont Caulaincourt » qui n’enjambe pas la Seine mais le cimetière Montmartre.
Amis lecteurs, si vous ne le connaissez pas, allez vite trinquer ses vers (http://dimey.online.fr). J’ajoute que sa fille Dominique Dimey écrit et chante de savoureuses chansons teintées d’écologie souvent reprises dans les écoles.
C’est l’heure, je choisis d’assister au défilé dans l’étroite rue Saint-Vincent, à quelques mètres de la célèbre vigne actuelle dont les feuilles commencent à prendre leurs teintes automnales.

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Elle est replantée en 1933 sur un ancien jardin d’Aristide Bruant, promis à la convoitise des bétonneurs désireux d’y construire des logements à bon marché. Fort heureusement, sous l’impulsion notamment du dessinateur Francisque Poulbot, une souscription lancée par les artistes et les habitants de la butte permet de couper court au projet immobilier et de créer le square de la Liberté où bientôt renaît la célèbre vigne.
Le Clos a une surface de 1556 m2 et compte près de 1800 pieds de vigne réunissant 27 cépages différents dont les trois-quarts en Gamay, 20% en Pinot, le reste en Merlot, Seibel, Couderc, Sauvignon blanc, Gewurtztraminer, Riesling.

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Voici que battent le pavé, les « petits Poulbots » immortalisés sous les pinceaux de Francisque Poulbot, très attaché à la vie de la butte et de ses enfants souvent défavorisés.
Avec leur tenue d’infanterie de ligne 1813, leur bonnet phrygien et leur pantalon de sans-culotte, ils illustrent le gamin de Paris, malicieux, enjoué, espiègle, digne héritier du Gavroche de Victor Hugo et habitent nombreux refrains de la chanson française, tel Peau aime de Renaud :

« …Sur l’ bras gauche y’ en a un autre :
Un poulbot qui a une gueule d’ange
Et qui joue d’ l’accordéon.
Pis en d’ sous y a mon prénom.
Euh, y’en a qu’ ça dérange ?
Dans l’ dos, j’ voulais faire tatouer un aigle,
aux ailes déployées,
On m’a dit :  » Y a pas la place.
Nan, t’es pas assez carré, alors t’auras un moineau. « 
Eh, y a des moineaux rapaces.
Ça fait marrer mes conneries ?
Laisse béton, j’ démystifie…. »

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Juste derrière, apparaissent, garde-champêtre en tête, les membres de la République de Montmartre, association philanthropique née un soir d’hiver 1920 à l’initiative du dessinateur humoristique Joë Bridge, pour réagir au modernisme sans limites envahissant les arts. Avec leur grande cape noire, leur longue écharpe écarlate et leur couvre-chef en feutre noire et larges bords, ils rendent hommage au célèbre chansonnier et écrivain Aristide Bruant, une des grandes figures des cabarets de « Montmerte » (comme il prononçait souvent » et ailleurs, souvenez-vous du Chat noir, boulevard Rochechouart, au pied de la butte, qui lui inspira ces couplets éternels :

« …Je cherche fortune
Au-autour du Chat Noir
Au-au clair de la lune
A Montma-a-rtre!
Je cherche fortune
Au-autour du Chat Noir
Au-au clair de la lune
A Montmartre le soir!

La lune était moins claire
Lorsque je rencontrai
Mademoiselle Claire
A qui je murmurai :
« Comment vas-tu la belle?
-Et vous ? -Très bien merci!
- A propos me dit-elle,
Que cherchez-vous ici?… »

Clins d’œil politiques voire politiciens, Valery Giscard d’Estaing, alors président de la République, s’essaya à jouer cette rengaine à l’accordéon, pour s’attirer la sympathie des classes populaires ; son successeur François Mitterrand, se contenta de porter souvent en privé, le large feutre noir et l’écharpe rouge !

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Puis, se glissent dans la ruelle, quatre géants du Nord, appelés là-bas « reuzes » ou « gayants », suivis d’une cohorte de masques vénitiens.

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Se succèdent maintenant, toutes les Confréries venues de nombreuses régions de France, honorer la vigne de la butte. Le cousin cidre est même présent avec les Croqueurs de pommes de Cherbourg dans leurs « blaudes et coeffes ».
La petite fille à côté de moi, s’esclaffe au passage des Chevaliers du Taste-Fesses dans la pure tradition gauloise et rabelaisienne.
Entre les confréries, s’intercalent multiples fanfares, les Gilles « Les Copains d’abord » avec leurs bonnets de plumes, les guimbardes bretonnes, des cors des Alpes, « Lous Veilhadours Limousins », percussionnistes et danseurs de capoiera, les Chanteurs de rues de Quintin, bien d’autres encore.
On entonne, c’est de circonstance, « le petit vin blanc qu’on chante sous les tonnelles » de « chez Gégène » à Joinville-le Pont … pontpont ! mais résonnent aussi, puisque Montmartre fête le cinéma, les bandes originales de West Side Story, Pulp Fiction, La Strada et Les Triplettes de Belleville.

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Clou du défilé, « Les Acharnés », un groupe de 80 carnavaleux de Dunkerque, ferment le ban au son des fifres et des tambours. Grands gaillards déguisés en « ma tante », chapeaux fleuris, parapluies multicolores, ils organisent leur « chahut » à chaque coin de rue.

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La petite fille conquise, s’immisce dans le cortège qui remonte la rue des Saules jusqu’à la Place Jean-Baptiste Clément, chansonnier montmartrois et communard, auteur inoubliable du Temps des Cerises. Cet après-midi, c’est le temps des Corons chantés a capella par les amis ch’tis.
Puis, c’est la descente de la rue Lepic jusqu’à la Place des Abbesses où s’achève l’original bal des « non demandes en mariage », clin d’œil bien sûr à Brassens. Après le mariage et le PACS, une nouvelle forme d’union est née à Montmartre pour ceux qui souhaitent être déclarés officiellement, fiancés pour la vie.
Autre pensée aussi pour l’ami Nougaro, montmartrois d’adoption, « je suis saoul, saoul, sous » le Sacré-Cœur. Le bal des confréries et un feu d’artifice sur les marches concluent, la nuit tombée, les festivités.
La fête des vendanges de Montmartre 2008 restera un cru excellent !

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Coups de coeur |le 22 octobre, 2008 |2 Commentaires »

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2 Commentaires Commenter.

  1. le 27 octobre, 2008 à 11:37 ankana87 écrit:

    j’aime votre manière d’écrire et de présenter les choses .
    je viendrai vous relire avec plaisir!
    bise
    Ankana87

    Dernière publication sur toujours avec le sourire : Un peu de culture

    Répondre

  2. le 27 octobre, 2008 à 13:19 encreviolette écrit:

    Je vous remercie pour le compliment.
    Je crois que tout est dans mon avant-propos, l’esprit de curiosité et le goût de partager les mots et la si subtile langue française, avec les autres.
    Cela est sans nul doute l’héritage de mes valeureux enseignants.

    Répondre

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