Michel COFFIN, mon père (époque 1)

« Papa a eu une vie d’une exceptionnelle plénitude. Il en est, certes, de plus brillantes, plus géniales, plus universelles, mais pas de plus passionnées. »
Ces paroles prononcées par mon frère, lors des obsèques de notre père, me donnèrent l’envie de faire renaître, à travers l’écriture, cette existence accomplie. C’est ainsi que j’ai rédigé, en 1995, sa biographie qui fut éditée en ouverture du sixième tome posthume des « Promenades géographiques, historiques et touristiques en Pays de Bray » dont notre cher parent fut le concepteur et le réalisateur.
Pour cela, j’ai fait appel à ses écrits, à mes souvenirs personnels, à ceux d’autres membres de la famille. Reprenant sa démarche, je suis allé à la rencontre de ses amis, collègues, anciens élèves pour recueillir leurs témoignages.
Il en résulte cette évocation parfois naïve, évidemment partielle, sans doute partiale, à travers laquelle vous percevrez toute la richesse morale, intellectuelle et culturelle de mon père. Toujours curieux des technologies nouvelles, je pense qu’il serait fier de savoir sa vie tissée sur la « Toile ».

 

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L’an mil neuf cent dix, le huit août à huit heures du matin, par devant nous, de Forceville Saint-Ange, Maire officier de l’Etat civil de la commune de Villers-Campsart, canton d’Hornoy, département de la Somme, est comparu COFFIN Emile Joseph Vincent, maçon, âgé de vingt-neuf ans, domicilié à Villers-Campsart, lequel nous a présenté un enfant de sexe masculin né en sa demeure hier sept août à huit heures du matin, de lui comparant et de Noblesse Léontine, Zulma, Virginie, cultivatrice, son épouse, âgée de vingt-deux ans, domiciliée à Villers-Campsart et auquel enfant il a déclaré donner les prénoms de MICHEL, Emile, Bernard. »

Ainsi fut enregistrée l’arrivée sur terre de mon père, survenue dans la maison familiale, la première à l’est du village. Le corps d’habitation d’origine ainsi que quelques granges existent toujours.

SON ENFANCE

La petite enfance de Papa ressemble à celle de tous les gamins de la campagne à cette époque. Les rares jouets qu’il connaît sont ceux confectionnés dans le bois par son père. Il s’amuse sur la place du village, court dans les prés, construit des labyrinthes sous les balles de paille dans les granges. Ses copains s’appellent Philippe Brunet, Pierre Tagot, Alexandre Grévin. Une de ses camarades, aujourd’hui nonagénaire, se souvient de traversées du grenier à foin avec une corde, tel Tarzan dans la jungle. Un jour, la corde céda et le petit Michel, les quatre fers en l’air, improvisa sans se relever :

 » Je suis Saint-Michel
Descendu du ciel
Au bout d’une ficelle
Arrivé en bas
La ficelle cassa
Et Michel tomba. « 

Il n’y a quasiment pas d’automobiles dans les campagnes. La moissonneuse-lieuse est très rare. La moisson se fait à la faux, à la faucille et au râteau. C’est encore le temps des meules qu’a évoquées le peintre Claude Monet. Ces moments d’insouciance s’estompent très vite derrière la dure réalité de la guerre. Ses parents coupent la javelle au bord du chemin de Dromesnil lorsque, le 2 août 1914 à 11 heures, les cloches du village sonnent le tocsin. C’est la mobilisation générale. Il regarde son père abandonner précipitamment son champ, regagner la ferme, consulter son livret militaire, remplir une musette avant de retrouver, le soir même, son régiment à Beauvais. Il ne le reverra que quatre ans plus tard. De cette période tragique, Papa gardait en mémoire l’arrivée dans le village des troupes de l’Empire britannique, notamment des Hindous portant le turban, des lanciers du Bengale. Ils logent dans les bâtiments de la ferme avant de remonter au front. Un mess d’officiers s’installe chez sa grand-mère Clémence. A leur contact, mon père acquiert ses premiers rudiments d’anglais, découvre le thé et le plum-pudding, collectionne les insignes des différentes unités, voit pour la première fois des footballeurs en short s’entraînant dans les herbages. Il est souvent choisi à l’école pour accompagner les officiers dans les opérations de cantonnement. Il promène leurs chevaux le long des talus herbeux. En récompense, ils lui offrent des crêpes immenses qu’il dévore en leur compagnie. De cette époque, naît, chez mon père, son goût de l’uniforme, des galons, de la cavalerie ainsi que sa sympathie pour l’armée britannique avec laquelle il collaborera plus tard. Il se rappelait encore les soirs où éclataient d’extraordinaires feux d’artifice dus aux obus fusants, sur le front situé au-delà d’Amiens. L’armistice signé, il accompagne sa mère sur les champs de bataille de Daours, Villers-Bretonneux, Albert. Ce ne sont que champs labourés de tranchées, jonchés de casques, d’armes brisées, de véhicules militaires désarticulés. Il en revient avec des valises pleines de douilles d’obus de canons destinées, une fois astiquées, gravées et ciselées, à orner meubles et cheminées. Son père, atteint d’une pleurésie, a été évacué du front près de Verdun, en 1916. Soigné à l’hôpital militaire d’Amélie-les-Bains puis Santenay-les-Bains, il est réformé avec pension militaire au printemps 1918. Devenu tuberculeux, il ne devait jamais guérir et décéda le 1er novembre 1921. De lui, mon père disait avec admiration qu’il pouvait faire une maison à lui tout seul. De maçon qu’il avait été, il s’était converti progressivement au métier de cultivateur. D’une extrême habileté manuelle, il avait fabriqué carriole, brouette, roues. Cette guerre fait deux autres victimes dans la famille. L’oncle Emilien est tué dans un combat à la baïonnette, en août 1914, près de Lassigny, dans l’Aisne. Un autre oncle, évacué du front, meurt en 1916. Par contre, Maximilien, un troisième oncle, participe à tous les combats pendant quatre ans, en Champagne, en Argonne et dans les Ardennes. Enterré plusieurs fois par les obus, il revient sans la moindre blessure. Papa découvre, à l’âge de six ans, les pupitres à six places et les bancs sans dossier de l’école communale de Villers-Campsart. Il y connaît deux instituteurs aux personnalités fort différentes. C’est d’abord un maître très sévère. Quatre ans sous les drapeaux et sur le front l’ont aigri. Les châtiments corporels sont abondants. Il dispose auprès de son estrade, d’une panoplie de baguettes de noisetier dont la plus longue atteint le fond de la classe. Il prône le « par coeur ». Monsieur Bernard lui succède. C’est un maître d’élite et d’avant-garde à l’époque, partisan de « l’éducation nouvelle ». Il emmène les écoliers dans la plaine pour rédiger des textes, découvrir la flore, peindre. Il pratique les expériences scientifiques, le chant par le solfège, le tissage, la poterie. Il expérimente des cultures dans le jardin de l’école. Par la suite, il réussira le professorat des écoles primaires supérieures et deviendra président de la Ligue Nationale des Droits de l’Homme. Chaque année, il est récompensé par une jolie moisson de certificats d’études, diplôme que mon père et mon oncle obtiennent sans coup férir à douze ans. Papa vénère ce maître qui lui communique la passion de l’enseignement. Monsieur Bernard conseille vivement à ma grand-mère de mettre le petit Michel en pension pour qu’il poursuive ses études. Quel honneur à cette époque où seuls les enfants de riches vont en pension! L’autre fils, Marcel, pris de passion pour l’agriculture, rejoint la ferme familiale. A treize ans, il laboure déjà, sème à la volée, roule les blés, repasse les scies des machines. Quand il égrenait ses souvenirs d’enfance, Papa évoquait parfois, avec amusement, le temps où il servait comme enfant de choeur dans la pittoresque église de Villers, riche de plusieurs chefs-d’œuvre. Il rappelait la coutume de la semaine sainte lorsque « les cloches étaient parties pour Rome ». Il allait de ferme en ferme collecter les oeufs, annonçant son arrivée par le crépitement des crécelles. Plusieurs exemplaires de cet objet réalisés par son père, sont conservés comme des reliques dans la famille.

SA JEUNESSE

En 1923, Papa entre au Cours Complémentaire d’Aumale, posant ainsi le pied sur le sol normand. Pensionnaire, il ne retrouve son village natal qu’à l’occasion des vacances, en empruntant le « tortillard » jusqu’à Liomer, puis accomplissant les derniers kilomètres à pied ou en carriole. Sitôt rentré au bercail, il apporte son concours aux travaux de la ferme. Il sait démarier les betteraves, harnacher et mener un attelage, conduire la moissonneuse. Pendant la moisson, il fourche ou « tasse » vingt mille bottes de blé et d’avoine. Il ne manifeste aucune mauvaise volonté considérant que ces efforts constituent une excellente préparation à la vie active.
A cette époque des « années folles », on cherche à s’étourdir pour oublier les affres de la guerre. Avec son frère, Papa commence à fréquenter les bals à quinze ans. A pied ou à bicyclette, ils vont danser au café Doval à Liomer ou dans les fêtes de village. L’accordéon fait fureur mais le jazz et le charleston deviennent à la mode. La vedette locale s’appelle Robin, véritable homme-orchestre qui joue de plusieurs instruments à la fois.
Le dimanche après-midi, on pratique la balle au tamis sur les places communales des villages picards. Papa y joue parfois, accompagne souvent son frère « fort-en-jeu » qui brille à la tête de l’équipe de Villers.
En 1926, Papa réussit le concours d’entrée à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Rouen. Cette admission procure joie et fierté à sa maman, veuve de guerre, qui voit ainsi son horizon matériel s’éclaircir. Curieusement, mon père évoquera le plus souvent des souvenirs d’ordre militaire de ses années de formation au sein de sa promotion baptisée « l’Indomptable ». En effet, en deuxième et troisième année, on peut suivre les cours de la préparation militaire supérieure qui permet d’accéder par concours au grade de sous-lieutenant lors du service militaire. Papa, les images des champs de bataille de Picardie ancrées à jamais dans sa mémoire, s’y inscrit avec ferveur. Il souhaiterait être officier dans l’aviation mais sa mère, sur conseil de la famille, ne l’autorise pas. Il opte donc pour l’artillerie, « l’arme savante » de l’époque. L’instruction comportant de l’équitation, il renoue avec ses origines paysannes et pratique cette activité, le jeudi après-midi, devant la caserne Jeanne d’Arc devenue aujourd’hui l’Hôtel de Région. En juillet 1929, pour avoir été particulièrement disert sur les ogives, mon père obtient la meilleure note d’aptitude générale au commandement (16 sur 20) et est admis dans un très bon rang à l’Ecole Militaire d’Artillerie de Poitiers.
Avant de servir sous les drapeaux, il débute sa carrière d’enseignant au Cours Complémentaire mixte de Gaillefontaine où il supplée son directeur pour les cours de Sciences. Le soir, son habileté acquise sur les « parquets » picards le conduit à enseigner … le tango à la bourgeoisie locale. A la fin de cette année scolaire 1929-1930, il se rend à Argueil pour la correction des épreuves du Certificat d’Etudes. Le destin rôde dans les rangs du jury sous les traits de Gilberte Roulland, jeune directrice de l’école de La Feuillie … qui prendra bientôt une place capitale dans sa vie.
En octobre 1930, Papa intègre donc l’Ecole d’Artillerie de Poitiers sise dans le quartier des Dunes et endosse l’uniforme bleu horizon d’Elève Officier de Réserve. Il y connaît cinq mois de bonheur si j’en crois ses écrits: « J’ai gardé de cette école des souvenirs inaltérables. Tout y était agréable, la discipline, la nourriture, la camaraderie, les loisirs. Tous les élèves étaient hautement diplômés. J’y ai appris beaucoup de choses sur la balistique, la cartographie, les transmissions. Je pratiquais l’équitation sous les ordres du Cadre Noir de Saumur…. »
En mars 1931, il revêt l’uniforme kaki de sous-lieutenant, tant convoité. Bottes de cavalerie, éperons et cravache complètent la panoplie. Papa évoqua souvent avec fierté son retour triomphal au pays natal, dans cette fringante tenue. Détail non négligeable, la solde de « sous-verge » se monte au double du traitement d’un instituteur.
Encouragé par sa réussite, mon père se porte candidat à l’Ecole Militaire des Transmissions à Versailles, avenue de Sceaux. Il y est admis sur titre. Durant trois mois, il apprend le Morse, la télégraphie par le sol, vit les débuts de la radio par les postes à galène, parcourt les abords forestiers du camp de Satory lors des exercices pratiques en campagne.
En juillet 1931, il pourrait être affecté au poste militaire de radio de la tour Eiffel. Il préfère rejoindre le 25ème Régiment d’Artillerie de Chalons-sur-Marne afin de participer comme officier de transmissions aux grandes manoeuvres de l’Aisne. Il découvre ainsi les célèbres champs de bataille de Champagne, la butte de Tahure, celle de Souain, le fort de la Pompelle. Il assiste au tournage du film « Les croix de bois » tiré du roman de Roland Dorgelès. Il assure aussi la fonction d’officier de « bien vivre » dans les communes après le passage de la troupe pour recevoir les réclamations de la population. Il apprend à connaître l’agriculture champenoise; déjà le géographe pointe sous l’officier.

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Le 15 octobre 1931, sonne l’heure de la démobilisation et un difficile cas de conscience apparaît avec l’orientation qu’il doit donner à sa carrière. Papa peut devenir officier d’active et entrer au Service Géographique de l’Armée devenu aujourd’hui l’I.G.N.
L’amour l’emporte. Il épouse Gilberte le 24 octobre 1931 et retrouve sa vocation première d’enseignant. Cependant pour conserver son grade de militaire et en franchir les échelons, il effectuera plusieurs périodes de perfectionnement aux camps de Coëtquidan et de Mailly en Champagne.
Après quelques mois à Avesnes-en-Bray, mon père exerce de 1932 à 1936 à l’école communale de Beauvoir-en-Lyons. Il a la charge d’une classe unique d’une trentaine de garçons. Certains de ces bambins viennent des nombreux hameaux avoisinants, à pied ou à vélo. A midi, ils réchauffent leur gamelle sur le poêle à bois qui trône au milieu de la classe.

 

 

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J’ai interrogé avec émotion quelques septuagénaires qui, aujourd’hui encore, conservent un souvenir émerveillé de leur instituteur. Peut-être étaient-ils un brin fascinés par ce jeune maître qui arrivait chaque matin, vêtu de cuir, chevauchant sa grosse moto Austral 4 chevaux à culbuteurs. Ils étaient surtout conquis par sa pédagogie moderne, mélange de fermeté et de gentillesse. L’un d’entre eux m’a avoué qu’après l’obtention de son certificat d’études, il lui plaisait souvent d’écouter « la voix de son maître », de sa cour jouxtant l’école.
Les cours d’instruction civique et de morale avec les « maximes » inaugurent chaque matinée.
Ayant souvent connu la fierté d’être choisi comme moniteur par Monsieur Bernard, son instituteur vénéré, Papa reprend la pratique de solliciter les grands de la classe pour aider leurs cadets dans leur apprentissage de la lecture.
Il installe également dans un coin de la salle une « armoire à expériences », repaire mystérieux et magique d’éprouvettes et cornues. Lorsqu’il distille du vin pour obtenir « la goutte », les petites têtes blondes boivent….ses explications.
Les disciplines artistiques ne sont pas délaissées. Mon père manifeste d’excellentes dispositions en dessin et initie les enfants au violon.
Exigeant en classe, il devient le copain de ses élèves à la récréation. Il leur apprend le jeu de barres ou improvise fréquemment des parties acharnées de football.
Les anciens se souviennent encore avec ravissement des superbes fêtes mises sur pied à l’occasion de la distribution des prix. En collaboration avec Mademoiselle Lefèvre, chargée de la classe unique des filles, il prépare des chants et des saynètes en costumes.
Papa conserva, sa vie durant, une sympathie particulière pour la commune de Beauvoir et c’est avec émotion, lors de ses promenades, qu’il passait devant son ancienne école. Sans doute effectua-t-il souvent les quelques pas le séparant du porche de l’église pour se recueillir devant le « beau voir », cet exceptionnel panorama de la boutonnière de Bray dont il serait le chantre plus tard. Il aimait aussi profondément la forêt de Lyons pour avoir traversé quotidiennement ses splendides futaies de hêtres afin de retrouver son épouse en poste à La Feuillie.
L’amour matrimonial donne un nouveau coup de pouce au destin, en août 1936. L’Inspection prie Maman d’accepter la direction du Cours Complémentaire de filles de Forges-les-Eaux. Papa change de poste, laissant beaucoup de regrets dans la population de Beauvoir. L’administration le nomme à Serqueux avant de l’intégrer, au bout de quelques semaines, au Cours Complémentaire de garçons de Forges dirigé par Monsieur Bertrand. A ses débuts, il y enseigne la géographie, l’histoire, les sciences naturelles et la gymnastique. La préparation au concours d’entrée aux Ecoles Normales de Rouen devenant progressivement mixte, il intervient rapidement dans les deux Cours Complémentaires. Il découvre bientôt un modèle en la personne de son inspecteur Eugène Anne.. Cet homme charmant et cultivé, qui a donné son nom à l’école primaire de Forges, écrit des livres d’histoire locale (tiens, tiens ! ) et fonde une université populaire avec des conférences mensuelles de haute tenue. Papa, toujours curieux d’apprendre, assiste aux cours d’histoire qu’il dispense aux jeunes filles de troisième. Cet exemple s’imprègne en lui : « si je pouvais faire aussi bien….! « .

… à suivre

Publié dans : Portraits de famille |le 13 décembre, 2007 |17 Commentaires »

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  1. le 6 janvier, 2011 à 20:53 sibille gerard écrit:

    je suis un ancien eleve pensionnaire du cc de forges les eaux, j ai bien connu votre pere que l on surnommait  » zozo » j imagine à cause d’un petit zozotement. Decouvrant ce site il me revient à la mémoire la manière auguste qu’avait votre Père pour enseigner de grands auteurs Molière, V. Hugo aujourd’hui ancrés dans notre mémoire. Je découvre la vie et l’oeuvre de votre Père dont vous pouvez être fier.
    Salutations
    Gérard Sibille

    Répondre

  2. le 7 janvier, 2011 à 11:01 encreviolette écrit:

    Merci beaucoup pour vos quelques mots d’hommage à mon père.
    Son surnom ne provenait pas que je sache d’un zozotement même léger mais du port très fréquent d’un chapeau. Et comme bien avant que je naisse, Maurice Chevalier avait popularisé la chanson « Avez-vous vu le beau chapeau de Zozo? » … je crois que tout partit de là!
    En toute amitié.

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  3. le 27 juillet, 2014 à 0:06 CHRISTIAN CAUCHOIS écrit:

    Bonjour et merci de nous faire partager la vie de votre père. Villers Campsart est le village de mon enfance dans les années 60/70 où vivaient mes grands-parents Quevauvillers. L’épisode des troupes anglaises à Villers a été immortalisé dans la maison voisine des mes grands-parents, sur le mur d’entrée à gauche, sur le plâtre. En effet, y figure une superbe frise de dessins de soldats anglais, magnifiquement exécutée au crayon de bois gras. Comme j’avais 12 ans à l’époque et ne sachant pas l’histoire de la bataille de la Somme, j’avais été intrigué par « ça ». Avec le recul du temps et étant maintenant passionné d’histoire, j’ai vite fait le rapprochement.
    Amicalement.

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  4. le 26 décembre, 2015 à 11:03 Cocagne JP écrit:

    En ce lendemain de Noel un petit tour sur ton blog pour replonger dans l’univers de Forges; j’ai reconnu sur une photo le petit Pointel qui travaillaait au Crédit Du Nord tragiquement décédé dans un accident.aussi Mr Bertrand figure emblématique comme ton père de notre bonne ville.

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  5. le 2 mars, 2016 à 20:08 Coffin mireille écrit:

    Bel éloge émouvant rendu à votre papa . je suis née COFFIN et pour faire ma généalogie, je vais de surprise en surprise. Ce nom de famille qui me semblait rare,j’ai retrouvé beaucoup de Coffin et plusieurs branches bourgeoises dont l’une abolie vers 1615. Famille intéressante par sa diversité entre Charles Coffin, Jean-Noël Coffin guillotiné, cet autre né a la paroisse où Charles de BATZ s’est marié, paroisse qui a vu passer Charles Quint et bien autres grands qui ont fait l’histoire. Pour conclure, nous n’avons pas à rougir de notre Nom de famille COFFIN à part deux qui se sont distingués morts au bagne. Bien à vous MIREILLE OLIVIER

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  6. le 15 mars, 2017 à 1:29 Coffin/Ruhaut écrit:

    Bonjour.
    Je suis tombé sur votre blog en faisant une recherche internet. Nom de famille de mon conjoint : Coffin, nom de ma famille, Ruhaut et Deformerie.. Je ne sais pas si vous ou votre papa avait de la famille du nom Coffin sur Beauvais. Le grand père de mon conjoint s’appelait Jacques Coffin.. et comme quoi le monde est petit, mon grand père Claude Ruhaut, de la région d’Aumale, conteville, pays de bray, etc.. m’a appris il y a peu qu’il avait un parrain du nom de Coffin et à Beau papa de me dire, que sa famille venait de ces environs aussi. Pourriez vous peut etre me contacter par mail : M.arjow@hotmail.fr
    Ce serait vraiment fou que vous en fassiez parti. Bien cordialement

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  7. le 23 mars, 2021 à 10:51 Pierre Carles écrit:

    Bonjour,
    Je vous écris à propos du film « La parole du fou » sur le journal Hara Kiri et l’un de ses fondateurs Georges Bernier (le professeur Choron). Y a t-il moyen de voir ce film dans son intégralité ? Je réalise des documentaires (dont « Choron, dernière », en 2008, réalisé avec Eric Martin) et je prépare actuellement un film sur le dessinateur Vuillemin qui a fait ses débuts à cette époque (1980) dans Hara Kiri.
    Bien cordialement,
    Pierre Carles / 06 67 28 68 29

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